11,5 Ko

Claude Lelouch

70,2 Ko Né à Paris le 30 Octobre 1937, Claude Lelouch se voit offrir une caméra, à 18 ans, par son père à la suite de son échec au Bac. Impressionné par Quand passent les Cigognes (M.Kalatozov - 1957), il se rend en URSS afin d'interviewer le réalisateur russe. Il en tirera une Ville pas comme les autres (1957), reportage réalisé en cachette à Moscou. La même année, il offrira dans USA en vrac sa vision américaine.
Reporter reconnu, il intègre, en 1957, le Service cinématographique des Armées afin d'y effectuer son service national. Il y parfait sa technique et découvre la direction d'acteurs, en réalisant quelques films d'instruction militaire qui nécessitent parfois des centaines de figurants. A son retour à la vie civile, en 1960, il fonde sa société de production, les Films 13. 79,5 Ko
41,9 Ko Cette structure lui permet de réaliser son premier long, le Propre de l'Homme où il se met en scène avec sa compagne, Janine Magnan. C'est un échec complet, l'endettant pour quelques années et le prostrant. De dépit, il détruit toutes les copies de son premier essai.
Afin de se remettre financièrement à flot, il réalise une dizaine de publicités et près de 130 scopitones (dont Tous les garçons et les filles de Françoise Hardy et l'Ecole est finie de Sheila) entre 1961 et 1965.
Le tournage de son œuvre suivante, la Vie de château, est interrompue, faute de financements, et Lelouch détruit à nouveau les parties développées. S'entêtant, il réalise en 1962 l'Amour avec des Si qui ne sera distribué qu'en Suède ! Il n'a guère plus de chance avec la Femme-spectacle (1964) car, interdit par la censure, son producteur, Pierre Braunberger, remonte ce documentaire-fiction en lui enlevant près de 45 minutes. 23 Ko
40,8 Ko Pour conjurer ce mauvais sort, il réalise en 15 jours une Fille et des Fusils (1964) qui rencontre (enfin !) le public. Il reçoit ses premières récompenses (Prix de la mise en scène au festival de Mar del Plata et le Grand Prix du jeune cinéma de Hyères). Hélas, sa suite, les Grands moments (1965), parodie à la James Bond qui a coûté cher aux Films13, ne trouve pas de distributeur. Une fois encore, Lelouch détruit le négatif et se retrouve mal financièrement.
Il prend alors la route et roule toute la nuit, se retrouvant à Deauville par hasard. Dans cette folle course, il a imaginé la trame de ce qui deviendra son plus grand succès, un Homme et une femme (1966). Initialement, il imagine Annie Girardot et Jean-Louis Trintignant pour incarner les rôles titres. Mais devant le refus de celle-ci et à quelques jours du tournage, il ne sait comment s'en sortir. Ce sera Trintignant qui convaincra Anouk Aimée d'y participer. 36 Ko
46,6 Ko Lui qui avoue avoir "eu envie que la vie ressemble au cinéma" sera gâté : un Homme et une femme décroche la palme d'Or 1966, 2 Oscar (Film étranger et scénario original) et quarante-deux récompenses internationales. Il lui permet surtout d'obtenir son indépendance financière.
Vivre pour vivre (1967), avec Annie Girardot, lui permet de recevoir le Grand Prix du cinéma français, le Golden Globe du meilleur film étranger et le Prix Femina en Belgique.
Après son dernier film avec Janine Magnan, la Vie, l'amour, la mort (1968), il se retrouve en compétition à Cannes avec un documentaire sur les jeux Olympiques de Grenoble, 13 Jours en France. Mais en raison des évènements qui secouent la France et la Croisette en ce mois de Mai 1968, cette œuvre ne sera pas montrée à Cannes. Après un Homme qui me plaît (1969), le Voyou (1970 - où il retrouve Trintignant et engage pour la première fois Charles Denner et Charles Gérard) et Smic, Smac, Smoc (1971), il est de retour à Cannes avec la comédie policière l'Aventure c'est l'aventure et le documentaire Jeux Olympiques à Munich. 62,1 Ko
70,2 Ko Ses retrouvailles, l'année suivante, avec Lino Ventura s'effectuent lors de la comédie la Bonne année qui vaut, à ses 2 acteurs principaux, les Prix d'interprétations au Festival de San Sebastian et, à son auteur, le Prix Triomphe du cinéma 1973. Inspiré, il est demandé par tous les acteurs français, tournant souvent à plusieurs reprises avec eux : de Catherine Deneuve (Si c'était à refaire - 1976 - et A nous deux -1979) à Michèle Morgan (le Chat et la Souris - 1975 -, Robert et Robert - 1978 - et un Homme et une femme vingt ans déjà - 1986), de Francis Huster (à 6 reprises dont les Uns et les autres - 1980 - ou Tout ça... pour ça ! - 1993) à Serge Reggiani (le Chat et la Souris, le Bon et les Méchants - 1975 - et Il y a des Jours et des Lunes - 1990).
Cette boulimie de pellicules (près de 13 films pendant les années 70) finit peu à peu à tarir son inspiration. Il revient en force avec les Uns et les Autres en 1981, narrant sur près de 3 heures et au rythme du Boléro de Ravel les histoires croisées de 4 familles (française, russe, allemande et américaine) de musiciens. C'est un vrai plébiscite public qui se précipite au cinéma (plus de 3,2 millions de spectateurs) et chez son disquaire (la B.O. devenant triple disque d'or). C'est aussi pendant ce film celle qui deviendra sa nouvelle épouse, Evelyne Bouix. 43,7 Ko
72,7 Ko Il engage pour son nouveau projet, Edith et Marcel (1983), l'écorché du cinéma français, Patrick Dewaere. Ce dernier s'entraîne très dur pour incarner le boxeur. Le soir d'une séance photo promotionnelle, il se suicide. Lelouch met quelques temps à se remettre de cet évènement, mais décide, toutefois, de poursuivre ce projet. Il engage alors Marcel Cerdan Junior pour incarner son père, Edith étant dévolue depuis longtemps à Evelyne Bouix.
Le résultat, sans être réellement mauvais, ne convainc personne et met en péril (une fois de plus) la santé financière des Films 13. Après Viva la vie (1984), sa route croise sur le tournage de Partir, Revenir (1985) la jeune Marie-Sophie Berthier qui devient rapidement sa nouvelle compagne, puis sa nouvelle épouse. Si la suite d'un Homme... (1986) n'est guère intéressante, la comédie Attention, bandits (1987) avec Jean Yanne montre que Lelouch a encore de belles années devant lui. 54,9 Ko
15,2 Ko Ses retrouvailles avec Jean-Paul Belmondo se déroulent en 1988 avec Itinéraire d'un enfant gâté. Ce film marque le retour en grâce de l'acteur, césarisé l'année suivante pour ce rôle (Jacques Villeret l'avait déjà été en 1978 pour Robert et Robert; Fabrice Luchini le sera en 1994 pour Tout ça... pour ça et Annie Girardot décrochera celui du meilleur second rôle féminin pour les Misérables en 1995), et devient le plus grand succès de Lelouch avec 3,25 millions de spectateurs.
Il tourne son film le plus ambitieux en 1992 avec, entre autres, Gérard Lanvin et Béatrice Dalle. Cette Belle Histoire est un échec commercial, oublié l'année suivante par la réussite public de Tout ça... pour ça ! (près de 1,9 millions de spectateurs). Dans ce film, il réunit les 3 dernières femmes de sa vie : Evelyne Bouix, Marie-Sophie Berthier et Alessandra Martines. 42,4 Ko
13,7 Ko Même si ses Misérables (1995) remportent le Golden Globe du meilleur film étranger 1996, il marque le début d'un certain désaveu du public. Aucun de ses nouveaux films (Hommes femmes : mode d'emploi - 1996, Hasards ou coïncidences - 1998, Une pour Toutes - 2000 - et And Now Ladies and Gentlemen - 2002) ne rencontre vraiment le succès. Il prépare une nouvelle fresque pour 2004. Alors à bientôt près de chez vous.


Retour à la page principale de l'Aventure c'est l'Aventure


Les photos et les personnages de l'Aventure C'est l'Aventure sont la propriété de Claude Lelouch, des Films 13, des films Ariane, des Artistes Associés et de leurs ayant droits. Elles ont été trouvées lors de pérégrinations sur le net et leurs utilisations dans ces quelques pages n'ont aucun but lucratif. Bien au contraire, elles se veulent un réel hommage aux divers créateurs de cette admirable comédie. Si toutefois, les propriétaires de ces photos se sentaient lésés par l'emploi que j'en fais, qu'ils me le fassent savoir afin de les retirer rapidement.