Clint Eastwood
35,7 Ko Clinton Eastwood Jr rejoint sa sœur Jean Bernhard, née en 1929, le 31 Mai 1930 à San Francisco (Californie - EU). Son père, Clinton Sr (né le 11 Juin 1906), est comptable alors que sa mère, Margareth Ruth Runner (née ne 1909), est ouvrière. Hélas, la dépression de 29 a frappé de plein fouet le ménage Eastwood, les forçant à déménager souvent afin de trouver des emplois pour survivre. Ils finissent par s'installer à Oakland (Californie).

S'il monte sur scène au lycée d'Oakland, l'expérience est suffisamment traumatisante pour qu'il se promette de ne jamais recommencer. Bachelier en 1948, il s'inscrit à la faculté de L.A., mais en est rapidement renvoyé (comme de l'Université de Seattle). C'est sans regret qu'il part effectuer son service militaire. Il sympathise avec 2 apprentis acteurs, David Janssen (qui deviendra le Fugitif) et Martin Milner. Libérés de leurs obligations militaires, ils partagent un appartement à Los Angeles et courent les auditions. 43,5 Ko

30,5 Ko Peu de temps après son mariage avec le modèle Maggie Johnson (le 19 Décembre 1953), il signe l'un des derniers contrats de salariés proposés par les studios Universal. Il est payé 75 $ par semaines, ainsi que des cours de diction, avant d'apparaître dans de véritables nanards comme la Revanche de la créature (J.Arnold - 1955), Ne dites jamais adieu (J.Hopper - 1956) ou l'Escadrille Lafayette (W.A.Wellman - 1958). Après onze films oubliables, il est viré et doit creuser des piscines pour vivre.

Il connaît sa première chance lorsqu'il se rend aux studios de CBS afin d'y chercher un ami. Un producteur le remarque, lui trouvant le visage parfait pour incarner Rowdy Yates, l'un des héros de Rawhide série inspirée de la Rivière Rouge (H.Hawks -1948). Il en restera la vedette pendant 7 saisons et 217 épisodes. Toutefois, être convoyeur de bestiaux ne lui semble pas un métier d'avenir. Alors qu'il semble n'intéresser personne à Hollywood, il reçoit le script de Il Magnifico Straniero (i.e.: l'étranger magnifique). 61,8 Ko

25,6 Ko Envoyé par un réalisateur italien, Bob Robertson, il lui propose de tourner en Espagne et en Italie pour un cachet de 15 000 $. Ne voulant pas être catalogué à vie comme cow-boy, il le refuse dans un premier temps. Mais suite à l'insistance de son agent et de sa femme, il s'exile en Europe pour tourner ce remake de Yojimbo (A.Kasawa - 1961). L'histoire narre les aventures d'un cavalier solitaire qui s'enrichit en faisant s'entretuer deux clans rivaux dans une petite ville proche de la frontière mexicaine .

Bob Robertson, alias Sergio Leone lui rajoute un poncho, un chapeau et un cigare faisant de lui un autre cow-boy, l'Homme-sans-nom, stéréotype d'un nouveau genre : le western spaghetti.
De retour aux États Unis, il découvre, par hasard dans la presse professionnelle américaine, le succès surprise de ce film devenu Pour une poignée de dollars (1964). Il accepte d'en faire la promotion après l'avoir enfin vu, satisfait pleinement du résultat.
49,4 Ko

32,1 Ko Suivront Et pour quelques dollars de plus (1965) avec Gian Maria Volonte (qui renonce à son pseudo de John Welles !) et Lee Van Cleef, puis le Bon, la Brute et le Truand (1966) avec Eli Wallach et Van Cleef. Quelques temps après son retour à Hollywood naît son premier fils, Kyle (il avait déjà eu une fille Kimber d'une liaison adultérine en 1964). Après avoir tourné la même année dans Quand les aigles attaquent (B.G.Hutton - 1968) avec Richard Burton, il décide de fonder sa maison de production qu'il baptise Malpaso Co.

Sa première production est encore un western, Pendez-les haut et court (T.Post - 1968). Devenu indépendant, il fait la rencontre de nombreux réalisateurs intéressés pas la liberté qu'il peut offrir à leur projet. C'est le cas notamment de Don Siegel, réalisateur, entre autres, du Dernier des géants (1976), dernier film du cow-boy John Wayne. Ils tourneront 4 films en trois ans : un Shérif à New York (1968), Sierra Torride (1970), les Proies (1970) et l'Inspecteur Harry (1971). 44,8 Ko

40,3 Ko Ce dernier personnage irascible et réactionnaire fait de lui une star, mais déclenche des critiques très dures, la journaliste Pauline Kael le qualifiant même de fasciste. Qu'importe. L'immense succès remporté par l'inspecteur Calahan (avec près de 18 millions de dollars de recettes) lui permet de renoncer à son cachet pour pouvoir réaliser son premier film, un Frisson dans la nuit (1971). Épaulé par Siegel qui demeurera son mentor jusqu'à sa mort en 1991, il filme le harcèlement d'un disc-jockey par une auditrice. Hélas, le public et la critique ne le suivent pas.

Après 2 nouveaux westerns, Joe Kidd (J.Sturges - 1972) et l'Homme des hautes plaines (C.Eastwood - 1972), et la naissance de sa fille Alison le 22 Mai 1972, il met en scène Breezy (1973), une comédie dramatique sans lui qui se fait étriller par la critique. Les années qui suivent le voient renouer avec les films d'actions (de Magnum Force (T.Post - 1973) à l'Évadé d'Alcatraz (D.Siegel - 1979) en passant par Doux, dur et dingue (J.Fargo - 1978) et son orang-outan de partenaire) et divorcer de Maggie (en 1978). 27,8 Ko

39 Ko Reprenant à leur compte les propos élogieux d'Orson Welles qui voyait en Eastwood "le metteur en scène le plus sous-estimé du cinéma [actuel]" (1976), les responsables du Muséum d'Art Moderne de New York proposent en 1980 sa première rétrospective (qui sera reconduite en 1993). La perception de son œuvre évolue après Honkytonk Man (1982). Dès lors, on le voit alterner films commerciaux (comme le Maître de guerre - 1986) et personnels (comme Chasseur blanc, Cœur noir - 1990).

Il monte en 1985 pour la première fois les marches du Festival de Cannes pour son Pale Rider et est la vedette d'une rétrospective à la Cinémathèque. L'année suivante, avec 72 % des votes, il devient maire de Carmel, ville qu'il habite depuis une vingtaine d'années. L'amélioration de sa ville (aménagement des trottoirs, extension de la bibliothèque) fera regretter à ses concitoyens son refus de briguer un second mandat. Durant cette période, naîtront Scott (en Mars 1986) et Kathryn (en Février 1988), enfants de Jacelyn Reeves, sa compagne de l'époque. 40,2 Ko

54,4 Ko Après l'échec public de Bird (1988), qui valut à Forrest Whitaker le prix d'interprétation à Cannes et à Eastwood le Golden Globe du meilleur réalisateur, et le parodique la Relève (1990), il décide de mettre en scène un scénario acheté 10 ans plus tôt, intitulé les Meurtres de William Munny. Ce sera Impitoyable (1992), premier de ses films à dépasser les 100 millions de recettes domestiques et qui sera récompensé par 4 Oscars (dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur).

"Morgan Freeman avait beaucoup aimé Josey Wales, hors-la-loi, et il m'avait dit : "Si jamais tu fais un western, pense à moi." Alors je l'ai appelé et je lui ai demandé s'il était toujours partant, puis j'ai contacté Richard Harris aux Bahamas et je me suis présenté. Il était précisément en train de regarder dans sa salle de projection l'Homme des hautes plaines ! Je lui ai dit que je l'appelais au sujet d'un scénario de western, que je voulais qu'il le lise, et il a déclaré : "Pas la peine, je suis d'accord."
J'ai été heureux de recevoir l'Oscar pour ce film, parce que, dans mon esprit, c'était certainement le dernier du genre que j'allais faire. C'est peut-être pour cela que je l'avais rangé dans un tiroir, en prévision de l'avenir. C'est ce qu'on appelle le destin, non ?"
29,7 Ko

39,3 Ko Dédié à ses 2 maîtres, Sergio Leone et Don Siegel, Impitoyable est aussi le premier film dont il compose la musique originale, lui qui gagna un temps sa vie comme pianiste dans les bars d'Oakland.
L'année suivante, après son dernier rôle chez un autre réalisateur que lui-même (Dans la ligne de mire - W.Petersen), il réalise un nouveau chef d'œuvre, un Monde parfait, avec Kevin Costner. Hélas, le public (à part celui français) ne le suit pas.

Après la présidence du Festival de Cannes 1994, il s'offre, à 65 ans, son premier grand rôle romantique aux côtés de Meryl Streep, Sur la route de Madison (1995), et reçoit la même année l'Irving G. Thalberg Award de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences, suivi l'année suivante par le Life Achievement Award de l'American Film Institute and Film Society. Il épouse en secondes noces Dina Ruiz le 31 Mars 1996 et devient père pour la 7e fois en décembre avec la naissance de Morgan. 25,6 Ko

209,5 Ko Respecté et adulé par tous les cinéphiles du monde, Clint Eastwood ne tourne plus que par plaisir, rencontrant le succès (comme Space Cow-boys - 2000) ou le semi-échec (comme Minuit dans le jardin du bien et du mal - 1997 - où il fait jouer sa fille Alison). Mais peu lui importe, lui qui croule sous les récompenses honorifiques (du César d'Honneur en 1998 au Lifetime Career Achievement Award du National Board of Review de New York en passant par une citation au titre de "Favorite All-Time Movie Star" aux People's Choice Awards 1999).

En 2003, il réalise son 24e film, Mystic River (ainsi que sa 6e BO), avec Sean Penn, Tim Robbins et Kevin Bacon. Présenté à Cannes, ce film remportent 6 nominations aux Oscars (dont celle du réalisateur et du meilleur film) et 2 statuettes pour ses acteurs. Il ne lui faut attendre que 2 ans pour être lui-même récompensé. Million Dollar Baby (2005) est un sublime choc et remporte les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur, de la meilleure actrice (pour Hilary Swank) et du meilleur second rôle masculin (pour Morgan Freeman). Seuls manquent ceux du meilleur acteur (un comble, quand même !) et du meilleur compositeur. Il nous propose ensuite la Mémoire de nos pères (2006) et Lettres d'Iwo Jima (2006), deux versions d'une même histoire. 30,1 Ko


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Les photos et les personnages du Bon, la Brute et le Truand sont la propriété de la MGM, de Sergio Leone et de tous leurs ayants droits. Leurs utilisations dans ces quelques pages n'ont aucun but lucratif. Bien au contraire, elles se veulent un réel hommage aux divers créateurs de cette admirable saga.