Quelques idées de films



Nouveau millénaire oblige, comme le monde ne s'est pas écroulé, on garde les mêmes règles que l'année dernière et on recommence.


Sur ce, en avant pour de nouvelles aventures:

  1. Le Dictateur - (10) m'a offert pour la première fois la joie de découvrir un Chaplin en salle. Or, si je connaissais par cœur la trame, j'étais loin d'imaginer ce qu'avait de réducteur de ne pas avoir vu cette œuvre sur grand écran, en compagnie d'un vrai public : entendre rire une salle à des gags âgés de 60 ans et m'amuser avec elle demeurera une expérience nouvelle et totale que je ne peux que vous incitez à connaître. Oubliez toutes vos croyances sur ce film et ruez vous, de préférence vers la version VO, vous ne le regretterez pas. Certes, la moustache de Charlot était fausse, mais pas le génie de Chaplin.

  2. Les 2 Tours - (10) m'a réconcilié avec Peter Jackson, après la déception que fut la Communauté de l'Anneau. Il faut bien reconnaître que la version longue sortie en Dvd avait fait une partie du chemin, mais ce second volet se devait d'être à la hauteur. Le film remplit au delà de mes espérances cette condition. Toutes les histoires (et les personnages) deviennent intéressants, dominés toutefois par Aragorn et Smeagol. Ce dernier est d'ailleurs LA réussite du film. Très vite, on en oublie qu'il est entièrement numérique. Aucun personnage de synthèse n'avait été si réaliste, si humain. Pour s'en convaincre, renvoyer la scène où Faramir l'interroge... Aragorn- Viggo Mortensen- s'approche peu à peu de son destin avec un charisme de plus en plus évident. Dire qu'il va falloir attendre le 17 Décembre 2003.

  3. Le Voyage de Chihiro - (9) est la première réussite animée de l'année, récompensée de plus dans un grand festival (celui de Berlin), preuve s'il en fallait que cette œuvre est un pur bonheur. Amusant, féerique, léger, ensorcelante, simplement humain, le dernier né de Hayao Miyazaki arrive même à dépasser Princesse Mononoke dans l'excellence. Pour tous les âges, ce film séduit par la simplicité et l'universalité des thèmes abordés. Partez pour cette véritable aventure qui ne vous quittera pas rapidement, à la différence de la plupart des nazeries de ce début de printemps (dont de très nombreuses superproductions américaines et françaises).

  4. 8 femmes - (9) est un pur joyau. Merci à Mr Ozon d'avoir réuni 8 superbes actrices, dont les plus en forme(s) ne sont pas celles que l'on croit : entre une Emmanuelle Béart perverse et Virginie Ledoyen pas si ingénue que cela, entre Danielle Darrieux grand-mère (TRÈS) indigne et la jeune Ludivine Sagnier délurée, le match des "grandes" actrices est emporté haut la main par l'acariâtre vierge : Isabelle Huppert. Il faut dire que la majorité des bons mots lui sont réservés, et c'est avec une certaine jubilation qu'on l'écoute...
    Un plaisir des mots et des situations qui peut évoquer, sans rougir, Audiard et ses classiques dont les Tontons flingueurs (enfin prévus sérieusement en Dvd !!!). Tout le monde s'amuse et nous aussi, oubliant jusqu'au prétexte de cette réunion, le crime. Nobody is perfect !

  5. Astérix : Mission Cléopâtre - (8) offre enfin une adaptation cinématographique digne des scénarios de Goscinny et des dessins d'Uderzo. Dire que le premier volume était franchement minable n'est pas très original, d'autant que Clavier n'était pas sorti de son irritant Jacquouille. Alors comment arrive-t-on en 3 ans à passer d'une pochade à une grande comédie ? La réponse est simple et tient en 11 lettres : Alain Chabat.
    Responsable du scénario, il a su insufflé de nombreux degrés de lecture à son film (entre les allusions plus ou moins jouissives au cinéma de ces 20 dernières années -Pulp Fiction et son triangle dessiné, l'Empire contre-attaque et le casque de Dieudonné, voire Titanic ou Tigre et dragon etc... - et ses copains (Gérard Darmon, Chantal Lauby, les Robins, Edouard Baer...). Bien sûr les héros sont Clavier et Depardieu, mais ce ne sont pas les seuls (de Monica Bellucci à Djamel excellents). Et cette profusion de bons rôles fait de cet Astérix 2 un film de bande et non de duo... La différence est importante et le plaisir que l'on prend à sa vision en est accrue, comme si nous aussi, les spectateurs, faisions partie de cette Bande.

  6. L'Auberge Espagnole - (8) rassure sur la capacité de trouver de bons films français durant l'été (et par extension, un bon film tout court !). Le scénario représente ce que tout étudiant gardera en mémoire ses études finies : l'esprit communautaire, bordélique peut-être, mais vivant, où l'échange et le partage supplantent tout, travail et famille compris. Bien entendu, les différents pensionnaires sont à l'unisson, remarquables. Cette bande de potes ne demandent qu'à devenir les votre, et c'est pas mal pour des vacances.
    Une fausse note, toutefois : qui aurait sincèrement envie d'aller "s'amuser" dans ce bâtiment sans vie, même pour servir l'Europe ? Pas moi, en tout cas, qui retournerait sans hésitation dans cet appartement espagnol.

  7. Star Wars 2 - (8) prouve que Georges Lucas n'est pas encore fini comme scénariste, et pourtant ce n'était pas gagné d'avance avec l'Episode 1 (et Jar Jar). De plus, cet opus devait être le premier romantique, qui plus est avec un presque inconnu. Donc, c'est avec une vraie appréhension que j'ai attendu les premières minutes du film et, ô miracle, ce qui est projeté sur l'écran est l'un des 2 meilleurs épisodes de la série. Tout y est : batailles admirables, monstres préhistoriques crédibles et surtout bons acteurs ! Dire qu'il va falloir attendre 3 ans pour assister à la conclusion et la fin des Jedi... Cela sera dur.

  8. Pour un garçon - (7,5) est une réussite qui offre à Hugh Grant un nouveau type de comédie : cynique, égoïste et sans complexe. Permettre à cet acteur de casser son image lisse et proprette était déjà une bonne idée (quel plaisir de le voir s'inventer un fils à seule fin de draguer des mères célibataires pour s'éviter des séparations douloureuses !), encore fallait-il des situations à la hauteur. Entre un ado en quête d'un père, une mère crampon et suicidaire, un duo vocal cauchemardesque, Hugh Grant s'épanouit et grandit. Le rire est toujours là. Réjouissant.

  9. Harry Potter et la chambre des secrets - (7,5) est la preuve que la licence Harry Potter est tombée dans de bonnes mains. Non seulement l'univers de Madame Rowling n'est pas trahi, mais en plus, le film n'a pas peur de ne pas s'adresser qu'à un public (très) jeune. Harry Potter vieillit et ses aventures ne sont plus aussi lisses. De la confrontation (plus qu'effrayante) avec Aragorn et ses enfants au le renvoi d'Hagrid à Azkaban, ce deuxième volet est palpitant. Les 2h40 passent si vite qu'on aspire à voir la suite (bientôt filmée) et à lire en Mai 2003 le 5ème volume de Potter et ses amis. A découvrir par tous les ages.

  10. Bandits - (7,5) est une comédie qui ne se prend pas au sérieux et permet à Bruce Willis et Billy Bob Thornton de s'amuser, tout en nous égaillant. Bien sûr la trame n'est pas très originale, mais l'amoralité ambiante et bon-enfant est communicative. Des gentils mêmes malhonnêtes demeurent des gentils et doivent être récompensés à la fin (qui est un brin prévisible).

  11. Décalage horaire - (7,5) ne paye pas de mine. Pourtant, par petites touches, les personnages (parfois outranciers) de Juliette Binoche et Jean Réno font preuve d'un humanisme qui manque à tant de personnages dans le cinéma moderne. Alors, peut-être, va-t-on taxer ce film de gnan-gnan ? Mais, depuis quand la naïveté devrait-elle être raillée ? Ne doit-on accepter comme valable que le cynisme ? Il est heureux que de tels films existent et rencontrent le succès. Ne boudez donc pas votre plaisir.

  12. Meurs un autre jour - (7) est le 20ème Bond, et de loin le meilleur de la période Brosnan (soit un excellent opus, en somme). Qu'un quarantenaire demeure aussi fringant est une bonne nouvelle, mais qu'il soit capable de se renouveler au bout de 20 aventures est plus surprenant. Or, c'est le cas ! On le retrouve malmené (emprisonné et torturé pendant 14 mois), trahi, frigorifié, mais fidèle à lui-même : drôle, classieux et efficace (toutes les qualités que n'aura jamais xXx, par exemple). James Bond est vivant, et c'est une excellente nouvelle.

  13. Monique - (7) s'apparente à un fantasme masculin : remplacer la demoiselle (plus ou moins) aimée par son équivalent moulée (et non gonflée !) pour ne plus avoir de reproches, de corvées, de disputes, et qui plus est, en décidant de la totalité de son aspect physique. Tout de suite, quelques féministes passéistes (non nécessairement pléonasme !) vont hurler à la misogynie du projet. Las ! L'auteur (scénario et réalisation) est une femme, et le résultat est fin, non graveleux et surtout drôle ! Car ce film est une comédie, et non une étude de mœurs. Le couple formé par Marianne Denicourt et Albert Dupontel (parfait, mais vous en avez l'habitude) fait une pose sans s'étriper, alors que leur environnement implose de trop de silicone moulée... Comme les seconds rôles sont tordants, les 90 minutes passent très vite. Trop, peut-être...
    Bon, il ne nous reste plus qu'à dénicher l'adresse Internet de ces fabricants américains... Juste pour voir. Comme je suis sympa, je vous place le lien : Realdoll.

  14. Ocean's Eleven - (7) reforme l'excellent duo de Hors d'atteinte : Georges Clooney et Steven Sordebergh. Le casting est impressionnant et chacun s'amuse (enfin, peut-être pas totalement Julia dans un rôle à la limite du secondaire dans son traitement). Le cambriolage d'un SEUL coffre (commun aux 3 casinos annoncés dans la bande annonce) est très agréablement mené et on rit souvent du cabotinage de nos héros. Fun et sympa, que demander de plus en ce début d'année ?

  15. Minority Report - (7) est un bon film de science-fiction, même si comme souvent, l'œuvre pêche par sa fin. Pourquoi faut-il donc que tous les films de Tom Cruise se finissent bien, même si cela est au dépend de l'histoire ? En effet, jusqu'à ce final minable, le personnage incarné par Cruise est malmené au grès des prédictions de 3 précogs, cherchant à fuire la furie de ses poursuivants, ex & futurs collègues. Les thèmes abordés ne sont certes pas innovants, mais Spielberg leur donne un cachet intéressant, tenant les spectateurs en haleine, ce qui au demeurant est l'essentiel.

  16. Amen - (7) est de ces films qui ne laissent pas indifférents. Narrant avec intelligence l'inmontrable, Costas-Gavras témoigne d'une période qui n'a rien de facile. Que fallait-il faire pour aider ou sauver ses semblables ? C'est toute l'horreur de la situation d'un lieutenant SS, incarné admirablement par Ulrich Tukur, qui, confronté à l'horreur des chambres à gaz, essaie vainement d'alerter l'église et le Vatican. La force première de cette histoire (tirée de la pièce le Vicaire) réside en ses acteurs et l'énoncé de faits évidents mais épouvantables (tout le monde, dont les Alliés, était au courant... alors pourquoi n'avoir jamais bombardé les voies ferrées ?). La morale est à l'image de cet évènement : injuste (le cynique supérieur de Tukur pourra émigrer vers l'Amérique du Sud alors que le Juste sera retrouvé pendu dans sa cellule...)

  17. Monsieur Batignole - (7) témoigne de la maturité de Jugnot dans sa mise en scène. Film après film, il se bâtit un univers simple, mais jamais simpliste, naturel voir naturaliste . Cette fois-ci, il s'attaque à la période de l'Occupation dépeignant ces 90 % de la population qui n'étaient ni des héros de la Résistance, ni des monstres de la Collaboration. A la suite d'une dénonciation effectuée par son futur gendre (incroyable Jean-Paul Rouves), la famille Batignole se voit octroyer l'appartement de leurs voisins juifs arrêtés. Tout irait bien pour eux si Simon, le fils cadet, ne revenait pas chez lui à la recherche de ses parents. Batignole retrouve son humanité et met tout en œuvre pour le sauver. Emouvant.

  18. Une Affaire privée - (7) est le second film de Guillaume Nicloux, qui était déjà l'auteur du Poulpe, un polar atypique et sexy (ah, Clotilde Courau et sa fermeture éclaire...). Son premier scénario était on ne peut plus "lâche". Visiblement, cela sera la marque de l'écrivain. Son affaire... ne déroge pas à la règle, mélangeant des personnages limites, voire "space", intervenant sans réels liens, sinon créer une atmosphère d'étrangeté entre les 2 figures principales, Marion Cotillard (ah, Marion...) et Thierry Lhermitte, désabusé et peut-être amoureux. L'histoire finit par être secondaire, mais pas le film.

  19. L'age de Glace - (7) marque l'arrivée d'un troisième larron dans l'univers de l'animation digitale, et il faut bien le dire, c'est un excellent début. Certes, l'histoire peut sembler simpliste, mais son traitement cartoonesque enchante tous les ages. Le trio est parfait : entre le juste et le gaffeur mal-aimé, celui qui apprend de ses erreurs n'en est pas moins important. Alors, cette ode à une co-existence pacifique pourra paraître naïf aux bons penseurs, mais le cynisme ambiant n'est peut-être pas la meilleure solution... Cerise ou plutôt gland sur le gâteau, le gag récurrent de l'écureuil (?) tombe toujours à point comme les meilleurs arrières-plans des ZAZ.

  20. Ali - (7) n'est pas une biographie d'un boxeur, mais une suite d'anecdotes précises qui finissent peu à peu à construire un portrait peut-être pas très fidèle, mais bien plus réel de Muhammad Ali. Will Smith est transcendé, habité, méconnaissable, grand en un mot... Si pour vous les plus beaux matchs de boxe furent ceux des Rocky, n'allez pas voir Ali car les scènes de combats sont d'un tel réalisme que l'on en garde un vrai choc. Chaque coup est porté et vous met à genoux. Dire que son réalisateur, Michael Mann, n'a même pas été cité aux Oscar 2002...

  21. Hollywood Ending - (7) n'est pas le pire, ni le meilleur des Woody, mais il se moque (gentiment) du cinéma (qui lui a apporté gloire et succès) et de la France, seul pays à trouver du génie à un film hué par les américains (souvenons nous des triomphes japonais des chanteurs quasi-disparus comme Mireille Mathieu). On rit pas à gorge déployée, mais ce n'est pas l'habitude... Donc à l'année prochaine.

  22. Se souvenir des belles choses - (6,5) , en plus un titre d'une rare poésie, offre à 2 acteurs un superbe écrin : si cela n'a rien de surprenant pour la toujours parfaite Isabelle Carré (mais l'habitude ne doit pas diminuer la justesse et la sensibilité de son incarnation), on (je, pour être tout à fait honnête) découvre la subtilité de Bernard Campan, et on s'en remet difficilement. Alors, bien sûr, la première partie consacrée à la thérapie au cœur d'une clinique des Ecureuils est la plus réussie (se partageant entre petits moments délirants et grands élans, entre malades loufoques et thérapeutes plus humains que médecins). La seconde partie (la plus difficile car témoignage d'un naufrage et d'une résurrection douloureuse) se ressert sur le duo et un quotidien parfois pénible, mais moins onirique, malgré de belles idées (comme filmer les 2 héros sous la pluie de l'intérieur d'une voiture, montrant un couple kaléidoscope). La fin est inéluctable et c'est peut-être ce qui laisse un souvenir douloureux... Une belle aventure, en tout cas.

  23. Showtime - (6,5) est un excellent buddy-movie (genre à part où 2 personnages qui se détestent s'allient pour faire triompher le bien et le Box-office). Entre Eddie Murphy tonitruant (que je n'ai pas vu aussi à l'aise depuis 15 ans) et Bob De Niro pince sans rire, on s'amuse et on se fout du scénario aussi abouti que les mémoires de Jean-Pascal. Si on y ajoute un William Shatner enfin crédible dans son propre rôle de flic télé (hilarant !) et René Russo productrice télé honnête (un véritable antagonisme), tout le monde (et aussi le spectateur) passe un très bon moment. Sans doute pas un chef d'œuvre, mais 2 heures de détente, ce qui est largement plus rentable.

  24. C'est le bouquet - (6,5) ne possède pas une histoire mais une foultitude, ce qui finit par ressembler à un joyeux foutoir. D'ailleurs, très vite, on en oublie le but, comme si Jeanne Labrune avait décidé de réinventer le recueil de nouvelles cinématographiques. Elle s'entoure, pour nous amuser, d'une équipe d'acteurs brillante où chacun a son moment de gloire. Alors, bien sûr, on peut être totalement réfractaire au résultat, mais je vous invite vivement à juger par vous même. Vous ne le regretterez pas.

  25. Spy Game - (6) n'est pas la nullité annoncée par la presse, bien que n'étant pas exceptionnel. Si la construction en flash-back peut sembler parfois superficielle (et oui, n'avoir que 24 heures pour sauver un ami ne laisse pas beaucoup de liberté de manœuvre), voir le (très? trop?) vieil agent Redford rouler dans la farine son suffisant "supérieur" Willey est un réel plaisir. Par contre, on pourra reprocher au scénario le peu de crédibilité sur l'état de santé de l'agent actif Pitt après son évasion de Chine... Mais, bon, ce n'est qu'un divertissement.

  26. 7 Jours et une vie - (6) est une comédie romantique, parfois limite gnangnan, mais je suis un amateur de ce genre. Evidemment, cela fait longtemps qu'aucun n'est arrivé au niveau de 4 mariages et un enterrement, voire du meilleur Quand Harry rencontre Sally. Et alors, doit-on toutefois bouder son plaisir ? Non, quand l'ensemble est plutôt bien fichu. L'originalité de cette histoire réside en la personne de Tony Shalhoub, un vagabond prophète, qui annonce à l'arriviste Angelina Jolie qu'il ne lui reste qu'une semaine à vivre. Dès lors, celle-ci remet (légèrement) sa vie à plat. Comme Stephen Herek n'est pas un manchot, le film se laisse voir et nous permet, pendant 103 minutes, de nous faire oublier les mauvaises nouvelles ambiantes. Ce qui est beaucoup.

  27. Dragon rouge - (6) est le préquel du remarquable Silence des agneaux et du navrissime Hannibal. Déjà adapté sous le titre de Sixième sens, cette version surdéveloppe le personnage d'Hannibal Lecter (rappelons que dans l'œuvre originale le fameux docteur n'apparaissait qu'à deux reprises et n'était pas la star) et a le mérite de donner une cohérence nouvelle à l'œuvre de Thomas Harris, puisqu'il montre l'arrestation du Cannibale et l'introduction de Clarice Sterling. Limitant le délire gore du 3ème opus et ne pouvant décemment pas effrayer comme le 2nd volet
    , cette adaptation se laisse voir sans déplaisir, bien que sans surprise. La seule faute est peut-être d'avoir laissé les rênes du film au réalisateur Brett Ratner, "auteur" des deux Rush Hour et de Family man, qui a bien du mal à ne pas recopier les styles des 2 premiers films.

  28. And Now, Ladies and Gentlemen - (6) a un défaut presque rédhibitoire : Patricia Kaas se croit obliger de chanter à tout moment des paroles célèbres (d'Avec le temps à Ne me quitte pas) avec un entrain NON-communicatif. La (mauvaise) surprise passée, on s'interroge, alors, sur le scénario qui a mélangé tant d'histoires que certaines font plus rustines (comme la présence d'Yvan Attal) que nécessités. Mais lentement, le charme opère. Jeremy Irons campe un Arsène Lupin très convainquant, entre ses vols et Alessandra Martinez. De même, Jean-Marie Bigard qui incarne un neurochirurgien propre sur lui et son jumeau pharmacien débraillé ou Souad Amidou, commissaire à la poursuite de diamants, s'amusent pleinement. Au final, on passe un bon moment, ce qui doit rester le but essentiel du cinéma, non ?

  29. Insomnia - (6) est un polar intelligent, remake d'un film norvégien de 1997, avec 2 pointures hollywoodiennes : Al Pacino tel qu'en lui-même et l'étonnant Robin Williams, de loin le plus convoquant dans son interprétation du tueur. Au cœur de l'Alaska où le jour n'en finit pas, le flic sombre peu à peu, alors que le sommeil ne vient pas. Une relation plus que trouble se noue peu à peu avec le criminel, Al PAcino n'étant pas aussi transparent que sa fonction le suggèrerait. L'histoire baigne dans une atmosphère poisseuse, où rien ne pourra être sauvé. Un bon moment, donc...

  30. 40 Jours 40 Nuits - (6) me faisait redouter le pire, car les dernières comédies pour ados étaient plus qu'à fuir. Or, celle-ci est fine et souvent drôle (les paris incessants des collègues du héros, son patron...). Bien sûr, elle n'évite pas quelques écueils (la première relation amoureuse des héros, la fin du pari quasi-pathétique), mais elle se laisse largement apprécier. Ce n'est pas le summum qu'est la Folle journée de Ferris Bueller (J.Hughes -1986), mais c'est de loin la meilleure (au sens, subtile ) des teen-movies de ce millénaire.

  31. La prophétie des Ombres - (6) est typiquement le film dont on attend le pire (il faut dire que Richard est un grand journaliste du Washington Post !) et qui s'apprécie sans mal (malgré les "efforts" de son réalisateur, Mark Pellington, pour rendre l'atmosphère inquiétante aux relents Twin-peaksiens). Le scénario nous amène souvent aux limites du doute, surfant sur les premières saisons de X-files, nous assurant de la "réalité" des faits montrés dans ce film. On ne se laisse pas avoir, mais qui sait...

  32. S1m0ne - (6) permet à Al Pacino de s'amuser en campant un producteur qui finit par ne plus supporter les caprices des acteurs. Un génial informaticien lui offre après sa mort le moyen de se passer d'eux. La trame est certes courte mais la plaisir pris par les acteurs suffisent à nous rendre le film agréable, leur bonne humeur étant largement communicative. Plus Pacino cherche à détruire sa création, lui faisant proférer n'importe quoi (son premier film est "Je suis une truie" !), plus le public et les critiques l'idolâtrent. Cette satyre est malheureusement gâché par un happy-end raté (et inutile !). Au final, 115 minutes sympas qui mériteraient de devenir 110 minutes.

  33. Vendredi Soir - (6) est l'exemple typique du film qui ne fait pas envie et pourtant que l'on a tort d'éviter. A partir d'un roman minimaliste, Claire Denis nous narre le croisement de 2 errances, l'une qui déménage incarnée par Valérie Lemercier, l'autre dont on ignorera toujours d'où il vient et où il va, joué par Vincent Lindon. Pendant les grèves de 1995, ils passeront ensemble une nuit, l'équilibre précaire de leur rencontre disparaissant le lendemain matin. Sans réels dialogues, ce film est une toile impressionniste évoquant le magnifique In the mood for love, sans toutefois parvenir à son niveau. Un petit film, peut-être, mais réussi, ce qui n'est pas fréquent ce mois de Septembre.

  34. Parle avec elle - (6) montre que l'espoir peut venir de la mort, celle d'un couple qui ne s'est croisé que partiellement. 2 hommes sont amoureux de 2 femmes tombées dans le coma. L'une était amoureuse et aimée (voire doublement), l'autre ignorait qu'on l'aimait en cachette. L'un parle à la femme qu'il aime, l'autre en est incapable. Leurs destins sont l'objet de ce film. Pedro Amoldòvar a tissé une œuvre (presque) captivante où chaque acteur (aidé par une bande son admirable) magnifie son personnage. Alors, pourquoi une note moyenne ? Parlez-en autour de vous.

  35. Le frère du Guerrier - (6) ne rencontrera vraisemblablement pas son public et ce, malgré un trio d'acteurs épatants et une histoire prenante. Si les américains ont leurs cow-boys, nous sommes loin de vouer un culte similaire à nos lointains ancêtres. Or, s'immerger dans cet univers nécessite un véritable "engagement" du spectateur. Difficile peut-être pour nous qui sommes des habitués des montages ultra-cut de Michael Bay (par exemple). Ce film est à l'image de l'époque qu'il décrit : tout en lenteur, parfois barbare, mais riche. Laissez vous donc tenter... Une telle aventure n'arrive pas si souvent.

  36. Le Boulet - (6) n'est pas un échec, mais demeure, hélas, en deçà de ce que le buzz nous laissait espérer. Alors, c'est sûr que le duo Lanvin (toujours excellent... à quand le rôle d'une huître pour voir s'il peut vraiment être bon tout le temps ?) - Poelvoorde (toujours tête à claques) est à la hauteur de ces illustres anciens (Ventura - Brel ou Depardieu - Richard). On compatit pour le pauvre Moltès que n'épargne jamais Reggio, gaffeur et insupportable. Le frapper demeure la meilleure solution quand on le rencontre. Mais la qualité d'un tel film réside aussi dans les seconds rôles, qui sont à l'unisson (avec un bémol pour Rossy de Palma et un satisfecit pour les trois frères de Bamako). On rit souvent et c'est là l'essentiel.

  37. Monstres & Cie - (6) ne marque peut-être pas l'épuisement de l'imaginaire des studios Pixar, mais tout a déjà été vu. Alors, bien sûr, vous rirez aux aventures de Sullivent et vous craquerez aux mimiques de Bouh, vous aurez envie d'étriper cet infâme caméléon. Et c'est déjà pas mal pour un film. Mais bon, se dire que le meilleur du film consiste en un court métrage hilarant et cynique qui le précède, c'est un brin frustrant... D'autant que Shreck nous a rendu difficile.

  38. L'homme sans passé - (6) prouve que le cinéma scandinave (ici, finlandais) mérite d'être découvert. Bien sûr, cet univers n'est pas notre quotidien. Bien sûr, l'humour à froid d'Aki Kaurismaki peut sembler gonflante. Toutefois, il faut se laisser tenter. Entre conte adulte et histoire abracadabrante, Marku Peltola amène sa carrure massive et fragile dans cette renaissance d'un homme agressé et laissé comme mort, qui retrouve le goût à la vie et à l'amour au sein d'une communauté de laissés-pour-compte. Allégorie ou escapade, la visite vaut le coup.

  39. Femme fatale - (5,5) est bancal car il ne choisit pas réellement le chemin de la perversité comme l'avait clairement fait l'excellente garce ultime des années 90. Bien sûr, Rebecca Romijn est belle et demeure une actrice avec un fort potentiel, encore faut-il lui offrir un rôle suffisamment solide (excellente en garce manipulatrice, elle est un peu moins crédible en mère de famille déchirée). Si l'idée rappelle (en franchement mieux) A la folie... pas du tout, l'histoire montre que Brian de Palma demeure un bon faiseur, s'il s'en donne les moyens.

  40. Le Règne du Feu - (5,5) n'est pas une épopée à la MacCaffrey sur les héroïques dragons, ni la sombre fumisterie que demeure Donjons et dragons - le (?) film. Ici, ces bestioles ne sont pas sympathiques, passant leur temps à se nourrir (et en nous faisant perdre notre leadership sur le haut de la chaîne alimentaire), et si possible sous forme de barbecues. De vrais amours. Ceci étant posé, le film ne concerne pas vraiment leur extermination, mais la survie et la reconstruction de la société humaine. Vaste projet, abordé de manière manichéenne et simpliste par Rob Bowman. Comme la fin des méchantes bébêtes est réglée en moins de 15 minutes (contre 12 ans de luttes !), on ne peut décemment pas parler de chef d'œuvre. Toutefois, on passera un aimable moment, car la prestation de Matthew McConaughey est mémorable.

  41. Filles perdues, cheveux gras - (5,5) n'est pas vraiment une comédie musicale (on a droit à seulement une petite dizaine de numéros chantés - ma préférence allant à Marina Foïs), mais c'est un excellent patchwork de n'importe quoi. Entre les 3 héroïnes, les seconds rôles tirent bien souvent leur épingle du lot (Sergi Lopez ethnologue délirant, Léa Drucker en sœur odieuse ou en séducteur héroïnomane). Comme un chat est en plus projeté par la fenêtre, ce film a de nombreuses qualités (comme une animation rappelant Kuzco). Toutefois, n'espérez pas une histoire: le film est simplement une grand bordel et c'est sa principale qualité.

  42. Ah ! Si j'étais riche - (5,5) est une petite déception, car si Daroussin et le reste du casting sont à la hauteur, le scénario n'est pas tonitruant. Pour leur première réalisation, les auteurs des Vérité si je mens, Michel Munz et Gérard Bitton, pèchent par leur histoire, un comble en somme. Ils mettent en place leur univers lentement, précautionneusement, patiemment. Le rire suit hélas ce rythme mou, ce qui, je crois, est un handicap pour une comédie.

  43. La Planète au trésor - (5,5) est le 3ème film estampillé Disney de l'année. Il n'est pas nullissime, mais il ne restera pas dans les mémoires. En adaptant Stevenson dans l'espace, les studios de la souris conservent la trame épique et effacent la noirceur de l'ouvrage. Ils tentent toutefois de s'adresser à un public adolescent/adulte, mais pas avec la maestria de Kuzco. Film parfois bancal, sans réel méchant, la planète au trésor a néanmoins un certain charme.

  44. La Sirène Rouge - (5) est un polar français, parfois violent, aux personnages trop souvent désaxés et pervers (une chef tueuse qui jouit de voir en vidéo les tortures qu'elle a fait subir...) qui nous empêchent de s'attacher (et encore moins de s'identifier) à leurs gestes : étripez-vous rapidement car on s'en fout ! Ce qui est bien dommage car Olivier Mégaton sait admirablement filmer (même si nombreuses sont ses références apparentes). Au final, non pas un gâchis, mais certainement pas un souvenir impérissable.

  45. La Mémoire dans la peau - (5) est une adaptation d'un roman de Robert Ludlum, où le héros était à la poursuite du terroriste Carlos. Seulement, les temps ont changé et Carlos est (heureusement) en prison. Les scénaristes ont dû chercher une nouvelle idée : un ex-dictateur africain et les vilains de la CIA. La trame par contre n'évolue guère, les anciens collègues de Jason Bourne cherchant toujours à le neutraliser, en utilisant des moyens technologiques présents dans la plupart des films d'espionnage de ces dernières années. Comme le jeu de Matt Damon n'est pas sans rappeler Roger Moore dans ses meilleurs James Bond, ce film fait passer près de 2 heures sans problème, mais s'oublie aussi vite.

  46. Men In Black 2 - (5) permet de passer de bons moments. Mais il laisse un goût plus que mitigé. Non pas que l'alchimie entre les agents J et K se soit perdue ou que la méchante ne soit pas adorable. Non, seulement, s'il faut plus de 5 ans pour obtenir un scénario qui relie les différentes scènes avec du sparadrap , autant attendre encore un peu, car le nœud de la déception réside en ce scénario affligeant (de la love-story sans intérêt ni conséquence à l'activité des seconds couteaux libérés, en passant par ... à vous de choisir !). Gâcher notre plaisir ainsi est un crime qui nécessite le neurolisateur. Immédiatement.

  47. Panic Room - (4,5) regroupe ce qui se fait de mieux dans le cinéma américain : la sublissime Jodie Foster et le talentueux réalisateur d'Alien 3, l'accident The Game, l'étouffant Seven et l'œuvre Fight Club, David Fincher (sans oublier notre Charlie Parker, Forest Whitaker, qui s'est parfois un peu perdu au sein de sa secte). Au final, un exercice de style habité mais vain, qui ne déclenche aucune angoisse, mais un ennui certes poli, mais un ennui tout de même.

  48. Shaolin Soccer - (4,5) permet d'apprécier le football, malgré ce à quoi l'on a droit depuis 6 mois. Ce film est un immense n'importe quoi, où s'entremêlent chansons (pas trop, heureusement), exploits aériens, effets à la "Olive & Tom" - un dessin animé japonais sur les exploits footbalistiques de 2 sur-doués (d'ailleurs, la plupart des tirs use des mêmes gimmicks comme la déformation du ballon ou sa transformation en boule de feu, etc...) - et de clins d'œil à la culture américaine (le gobelet d'eau vibrant comme dans Jurassic Park ou la danse à la Thriller). Le problème est que tout cela est un trop grand n'importe quoi, perdant peu à peu son intérêt. On finit alors par assister à des matchs (à l'exclusion de la première confrontation officielle de l'équipe Shaolin tordante) dont le résultat nous indiffère, à l'image de la love-story (et de la prévisible transformation de l'héroïne boutonneuse).
    Mais, bon, à ceux que le football n'amuse plus, ce film pourra servir sinon de bonne thérapie, du moins de bon délire.

  49. Peter Pan 2 - (4) débute par nos souvenirs en alliant les chansons du premier avec les ombres correspondantes. Si vous désirez conserver le meilleur souvenir du film, partez juste après de ce générique, car la suite n'aurait jamais dû sortir en salle mais rester cantonner au marché vidéo-dvd. Certes, les plus jeunes se laisseront prendre par cette histoire simplette de non-croyante qui est enlevée par le capitaine Crochet et qui devra retrouver la foi pour rentrer chez elle. Seulement les plus âgés de 5 ans verront que l'animation sans être goldoresque n'est pas au niveau des VRAIES sorties Disney, que la profondeur du scénario est inexistante (alors que celle du premier...), qu'il n'y a plus d'indiens ni de crocodile (remplacé par une pieuvre victime du même tic-tac), qu'il faut cesser de revisiter les classiques pour leur imaginer des aventures insipides ! Prenez nous pour des tiroir-caisses, mais pas pour des abrutis.

  50. A la folie... pas du tout - (4) propose un scénario malin (en 2 périodes) et une pléiade de bons acteurs, tout pour passer un bon moment, donc...? Non, car la première partie frôle trop souvent le ridicule pour ne pas finir par plomber l'ensemble, alors que le suspens de la seconde s'évente en moins de temps qu'il ne le faut pour le regretter. Alors fausse bonne idée ou mauvaise alchimie ? A vous de voir, mais pour moi, c'est un peu des deux.

  51. Entre chiens et loups - (4) est un polar français qui n'a rien de transcendant. Si l'idée de départ -2 hommes engagés pour mourir- est plutôt inattendue, l'histoire dévie rapidement vers une banale poursuite type Buddy movie, sans surprise. Entre Saïd Taghmaoui qui surjoue et Richard Berry qui intériorise excessivement sa douleur (oh, je vais mourir... oh, je ne verrais plus mon fils... oh, peux-tu m'abattre ?), on a droit à un mauvais Arcady (K restait pourtant un bon souvenir). Pour finir, c'est la première fois que j'ai visionné un film dans une très grande salle SEUL... ce qui ne présage rien de bon pour la carrière de ce film.

  52. Spider-man - (4) est un film de super-héros. Bien que l'univers décrit ne soit pas (trop ?) décevant, il faut bien dire que le résultat est bien fade. Alors peut-être que ce premier opus sera comme le premier Batman : le brouillon d'un chef d'œuvre (n'oubliez jamais Batman returns !) Alors attendons confiant le deuxième épisode prévu en 2004, car tout n'est pas à jeter : Kirsten Dunst poursuit une carrière brillante depuis Entretien avec un vampire et James Franco crée un fils du bouffon vert crédible, par exemple. Alors, au final, je sais que vous irez le voir, mais n'attendez pas un miracle...

  53. Goldmember - (3,5) , troisième aventure d'Austin Powers, est une grosse déception. Si le début est tonitruant puisqu'un célèbre réalisateur oscarisé sur le tard tourne une adaptation des aventures de l'agent secret le plus shagadélique avec un nain de jardin en crise et une ex de Brad P., la suite sombre très vite dans le n'importe quoi pas toujours drôle (ne parlons même pas de l'introduction de la nouvelle partenaire d'Austin !) jusqu'à ce pathétique final où un lien inattendu nous est révélé entre Austin et le Dr D'enfer. Pitoyable ! Et pourtant, ici ou là, on rit (notamment avec les personnages de Gras Double et Mini Moi), mais c'est loin d'être fréquent. A oublier, pour ne se concentrer que sur les 2 premiers opus.

  54. Scooby Doo - (3,5) est une mauvaise relecture du dessin animé. En effet, pour surfer (mais mal) sur la vague des American Pie vulgaires, le scénariste a essayé de rendre Samy plus crétin et pétomane, Daphné plus poupée évaporée, Véra plus aigrie et Fred plus égocentrique. Même Scooby perd de sa frousse ! Alors la création d'un 6ème membre... Et pourtant, tout n'est pas à jeter dans ce film : l'univers est psychédélique et l'ensemble ressemble à une immense parodie stupide. Alors pourquoi s'y ennuie-t-on ? Vous n'avez qu'à demander à Mystères InC. .

  55. Nid de Guêpes - (3,5) est un film d'action qui est loin d'être raté (Nadia Farès ou la maestria dans le choix des plans, par exemple). Mais il présente tant de clichés que le résultat en est très décevant. L'avantage du film de bande est que l'on ignore qui sera la prochaine victime... Mais au final, si tous périssait, cela nous éviterait un Nid... 2 ou alors il suffirait que personne n'aille le voir... ce qui semble être le cas.

  56. Créance de sang - (3) est un Eastwood mineur, qui est, malheureusement, tellement prévisible, qu'à aucun moment, on ne se passionne pour l'enquête (il faut dire que le nombre de coupable potentiel se résume à un, comme le code secret du film). Ridicule.

  57. Resident Evil - (3) prouve une fois de plus qu'il faut cesser d'adapter des jeux vidéos au cinéma car non, vraiment non, ce n'est pas une bonne idée. Filmé par le génial (non, je déconne) Paul Anderson "auteur" de Mortal Kombat, ce film n'offre que trop peu de bons moments pour faire de ce téléfilm un bon souvenir. Hésitant entre un gore de pacotille (le monstre final) et un effroi à deux euros (merci, monsieur le chef d'orchestre de bien souligner que le spectateur va avoir peur), vous passerez 96 minutes avec Milla Jovovich, mais c'est le seul point positif de ce nanard.

  58. xXx - (2,5) est un film pour djeuns, que les producteurs ont pris pour des décérébrés. Dès lors, tout leur est bon pour faire djeun : de la musique (Rammstein en tête) à fond (oups ! pardon) à donf', des cascades à couper (sans autre commentaire), des personnages très méchants-pabos, et un héros mixe de Willis et Arnie... De l'esbroufe ! Du vide ! Du foutage de gueule ! J'espère que les jeunes ne seront pas dupes de ces âneries.

  59. Rollerball - (2,5) prouve que John MacTiernan est maudit : après le 13ème Guerrier, voici son 2ème film dont le montage lui a échappé. Après un an de "restructuration", les producteurs ont sorti un nouvel équarrissage, afin de rendre le film visible par les ados, gommant l'ultra violence de cet univers. Le résultat est fade, ultra-mode donc jetable plus que rapidement. C'est dommage car Jean Reno campe un méchant avec une jubilation complète.

  60. L'adversaire - (2,5) m'a donné le sentiment que je passais totalement à côté du sujet. Si je suis d'accord avec la qualité de l'interprétation de Daniel Auteuil, je dois avouer que je suis rester étranger à cette histoire. Je me suis constamment interrogé sur l'intérêt d'une telle histoire. Désolé.

  61. Blanche - (2,5) est la principale déception de cette rentrée. J'espérais une parodie digne des Tontons Flingueurs de Lautner (1963) où les joutes verbales fuseraient à l'image de la bande annonce. Seulement, celle-ci n'était qu'un leurre. Blanche ne dure que 95 minutes mais en paraît le double. Les seuls qualificatifs qui me viennent à l'esprit pour décrire de 3ème film de Bernie Bonvoisin sont par trop négatifs pour que je vous les livre ici. Espérons seulement que le prochain film de Monsieur Bonvoisin retrouvera la magie de son premier, les démons de Jésus...

  62. 3 Zéros - (2) est le troisième film français du mois d'Avril qui aurait du casser la baraque et nous porter jusqu'à la finale du Mondial 2002. Si on excepte les 2 génies Lanvin et Darmon, le titre n'est pas à prendre au sens figuré, mais est un bon résumé de l'ensemble : zéro scénario, zéro rire et zéro envie de le revoir.

  63. Riders - (2) est une daube qui veut se faire passer pour un Crimes, arnaques et botanique speed par la présence d'un personnage anachronique, l'évangéliste rocker, mais les autres personnages sont tellement caricaturaux (la palme étant attribuée à l'unanimité au lieutenant Payne, déjà risible dans Highlander 4, qui fait pitié à voir à force de mimiques et de répliques à 2 balles) que personne ne peut se sentir concerner, à moins d'avoir le QI d'une huître cuite. Pas à fuir, non, à néantiser.

  64. La Machine à remonter le temps - (2) aurait dû s'achever au bout de 35 minutes (à la suite du premier voyage du héros). Mais, le film dure 96 minutes... Et on regrette amèrement de ne pas avoir une telle machine pour sauter dans le futur et de ne pas avoir à subir une seconde partie où Elois et Morlocks peuvent très bien s'étriper tout en nous arrachant bâillements et ennuis.

  65. Le Raid - (2) est une véritable épreuve pour le spectateur. Pas drôle, parfois vulgaire, franchement tape-à-l'œil, ce film est à oublier. Vite.

  66. 13 Fantômes - (1,5) est la première grande daube de l'année. Faussement gore et très tape-à-l'œil, le film est aussi crédible (mais moins intéressant) qu'une interview de Magic Van Damme. Vendu sur le nom de la splendide Shannon Elisabeth, cette escroquerie est produite par Joel Silver et Robert Zemeckis, qu'on a connu mieux inspiré. Dire qu'ils vont continuer à produire des remake de films d'horreur... Gasp.

  67. DemonLover - (1) débute comme une simple histoire d'espionnage industriel au sein du milieu pornographique sur Internet, mais bifurque rapidement vers le n'importe quoi (un club de tortures, une triple relation maître-esclave, un masochisme de plus en plus malsain, et surtout une foultitude de scènettes sans liens apparents entre elles - enfin, j'ai fini par ne plus en voir !). Si quelqu'un a compris de quoi il s'agit vraiment, faites-le moi savoir... Svp...

  68. Irréversible - (0,5) est une sombre merde nuisible et nauséeuse, parfois complaisante, à la morale plus que limite. Si les acteurs sont magnifiques, il faut remercier Gaspard Noé d'avoir monter son film de la fin au début. Si la scène du meurtre est vomitive, elle n'est rien en comparaison des 20 minutes du viol : avilir n'est pas suffisant, il faut détruire. Le pire est sans doute que cette souffrance soit presque excusé par le "destin" Monica Bellucci a eu la prémonition d'un couloir rouge où tout s'arrêtera pour elle)... Non, vraiment, non.

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