Quelques idées de films



Nouveau millénaire oblige, comme le monde ne s'est pas écroulé, on garde les mêmes règles que l'année dernière et on recommence.


Sur ce, en avant pour de nouvelles aventures:

  1. Kill Bill Vol 1 - (9) est, seulement !, le 4ème film de Quentin Tarantino et c'est (encore) une brillante réussite. Certes, la violence est omniprésente, mais elle se fait presque oublier par les choix du réalisateur de construire son film sous forme de chapitres, déstructurant son récit et mélangeant de nombreux genres (N&B, animation ou les films de sabre). Ce qui fait que Kill Bill est un chef d'œuvre et les Matrix 2 et 3 d'aimables divertissements, c'est le scénario brillant, les effets splendides (car non factices) et l'engagement des acteurs (comment en citer un... y compris la Mariée ?). Or, Kill Bill Vol 1 a tout ça et même plus. Comme le cliffhanger final est ce qu'ont essayé, en vain, de faire les frères Wachowski, c'est à dire une fin excitante, qui nous pousse à espérer la création d'une machine à voyager dans le temps pour se projeter en Avril 2004, je n'ai qu'un conseil : aller le voir au cinéma en attendant le retour du roi !

  2. Gangs of New York - (9) est sans conteste la meilleure surprise du début d'année : attendu depuis 18 mois, Gangs... se transformait en arlésienne. Or, à chaque fois que l'on nous a fait attendre longtemps, le résultat fut plus que détestable. Or, ici, le film est simplement brillant. Entre Daniel Day-Lewis éblouissant (il méritera amplement son futur oscar) et Leonardo DiCaprio crédible (si ! si !), l'univers de violence et de (presque) décadence du New York du XIX ème siècle devient palpable. Les luttes entre gangs deviennent alors les derniers vestiges chevaleresques d'une société qui s'effondre. Et si, comme le prétendait un célèbre journal de cinéma, le meilleur film de l'année était sorti le 8 Janvier ?

  3. Le Retour du Roi - (9) est à la hauteur de la trilogie de Jackson, menant avec maestria toutes les histoires imaginées par Tolkien, ce qui n'était pas gagné d'avance. Bel épisode mais pas le meilleur car, depuis, les versions longues de 2 premières parties sont ressorties au ciné (merci mon ami lecteur Dvd !), ce Retour... est hélas le dernier. Si les grandes émotions sont toujours là, cet épisode est le plus épique, malgré quelques ellipses excessives (qui seront comblées en Novembre 2004 avec le montage de 4 h 20 !!!). Entre la bataille de Minas Tirith époustouflante et le périple de Frodon, on ne sait plus où donner de la tête. Alors pourquoi cette légère frustration ? Parce que l'on sent ici ou là qu'il y a des manques, qu'en dépit de le demi-heure supplémentaire, Peter Jackson a dû faire des choix. Mais, bon, ce sont des reproches de cinéphiles gâtés. Ne boudez pas votre plaisir.

  4. Le Cœur des hommes - (8,5) est le premier film d'un amoureux du cinéma, Marc Esposito créateur de Première et Studio. Et il faut bien l'avouer, c'est une réussite. Offrant à chacun des membres du quatuor (Campan, Darmon, Daroussin et Lavoine) son moment de gloire, tous sont touchants, drôles, agaçants, machos et fragiles, des hommes en somme. Et si les personnages féminins en pâtissent, ils n'en demeurent pas moins essentiels pour leurs épanouissements.
    Pour finir, si vous n'avez pas envie de faire partie de ce groupe, vous n'êtes pas comme moi...

  5. Les Invasions Barbares - (8,5) est certes une suite, mais il n'est pas nécessaire de connaître le déclin de l'empire américain pour apprécier ce petit bonheur. Si on retrouve les personnages du premier opus, ceux-ci, vieillis d'une quinzaine d'années, se réunissent auprès de l'un d'entre eux mourrant. Brillamment, ils l'accompagnent alors dans ses derniers moments. Ode à l'amitié, le film de Denys Arcand est aussi une superbe preuve d'amour parents-enfants (notamment père-fils). Avec légèreté, les invasions abordent des thèmes graves comme la mort ou la drogue, sans être pesant, ou cruciaux comme le sexe, sans retenue. Un petit régal qui avait séduit à Cannes et qui mérite d'être découvert près de chez vous.

  6. Après vous - (8,5) est une superbe comédie, un moment de grâce entre 3 acteurs admirables : Sandrine Kiberlain, Daniel Auteuil et Bruno Garcia. Au sein d'un sauvetage bancal, ces 2 derniers, sur un scénario brillant de Pierre Salvadori, nous emportent pour ne pas nous abandonner pendant 110 minutes. On rie, on s'émeut, on se bouleverse. Un pur moment de joie dans une morosité ambiante. Ne vous en privez pas.

  7. Père et Fils - (8) est le premier film d'un acteur dont je n'étais pas un grand amateur, Michel Boujenah. Or, son film - une comédie, et pourtant... - est brillant, souvent hilarant (Philippe Noiret revient enfin au premier plan, et quel plan !), rempli d'un humanisme rare où chaque acteur trouve sa place. La seconde réussite de ce road-movie familial (la première étant le scénario aux réparties efficaces - citons, par exemple, le documentaire porcin que devient le film Délivrance...) réside en son casting : Berling, Putzulu et Elbé (de plus, coscénariste) forment une fratrie évidente qui, malgré ses nombreuses différences et ses disputes, suit un père facétieux (voyez à quoi lui sert des smarties) au Québec pour un retour aux sources. Tous en rentreront changés et heureux. Comme nous, en somme.

  8. X-men 2 - (8) est une excellente suite au premier opus. Si on connaît déjà tous les personnages, ceux-ci gagnent en maturité, en épaisseur, en noirceur. Le scénario est d'ailleurs à la hauteur, laissant peu de temps mort. Débutant là où le précédent s'achevait, il place logiquement chaque protagoniste, ne les trahissant jamais (ainsi, même si les évènements forcent les ennemis d'hier à s'allier, ils ne changent pas vraiment, bien au contraire !). Le film s'achève d'ailleurs sur les prémices de X-men 3 avec la future Phœnix. Une réussite.

  9. Effroyables Jardins - (7,5) marque le retour du cinéma nostalgique de Jean Becker avec ses deux acteurs emblématiques que sont Jacques Villeret et André Dussollier. Et il faut bien le dire, le résultat est une fois encore à la hauteur de nos espérances. A partir d'un très court roman de Michel Quint, il obtient un moment d'humanité au sein d'un guerre où vengeance et bêtise semblent être les seuls sentiments humains visibles. Certes, le trait est parfois sans nuance (était-il nécessaire de finir sur les larmes du fils de Villeret ?), mais le sacrifice de Berndt, qui avait sympathisé avec ses 4 otages, est un message d'espoir simple, mais superbe. Allez le voir.

  10. 8 Mile - (7,5) est exactement le type de film qui à priori ne me tentait pas. Je faisais tout mon possible pour ne pas aller le voir. Et j'avais tort !
    Certes, je redoutais que l'univers musical soit à ce point présent qu'il m'agace au delà du supportable. En effet, à l'exception de morceaux ponctuels, je ne suis ni un grand amateur, ni un connaisseur du rap. Or, seule son énergie est exploitée dans ce film. Et son univers social, bien sûr. Au cours d'une semaine pas franchement faste, "Rabbit" est confronté à 25 ans d'échec et doit faire face à des choix douloureux. Mais qu'importent les trahisons amicales et amoureuses, car "Rabbit" va avoir son heure de gloire : une bataille contre "le monde libre". Et quelle victoire ! (Osez me dire que vous n'appréciez pas qu'il atomise Papa Doc !)
    Ce n'est, d'ailleurs, pas que la sienne. C'est aussi celle de son réalisateur, Curtis Hanson. En effet, il a su parfaitement exploiter le charisme et le talent du protéiforme Eminem, s'inspirant (non fidèlement) de la vie du chanteur, ce qui, au final, est une belle gageure.

  11. Rire et Châtiment - (7,5) n'est pas le One-man-show d'un acteur, aussi doué soit-il. Au contraire, c'est avant tout la réussite d'un couple : Isabelle Doval au scénario et à la réalisation, José Garcia dans le personnage d'un ostéopathe qui a le pouvoir de faire mourir les autres de rire. Littéralement. Ce dernier n'était pas le premier acteur choisi par la réalisatrice, mais il vous sera bien difficile d'imaginer quelqu'un d'autre dans le personnage de Vincent. Toutefois, la meilleure réussite de ce film demeure l'équilibre entre José et les seconds rôles (Laurent Lucas ou Isabelle Doval). Sans lui, les éclats de rire ne seraient pas aussi fournis. Bien sûr, vous pourrez imaginer ce film comme étant un traitement psychanalytique de leur couple. Et alors ? Vous vous y amuserez pleinement.

  12. Arrête-moi si tu peux - (7) est une excellente comédie due à Steven Spielberg qui y retrouve son vieux complice, Tom Hanks, et un nouveau venu dans la famille, Leonardo DiCaprio, qui obtient deux rôles majeurs en moins d'un mois. Savoir que ce film est tiré d'une histoire vraie le rend encore plus savoureux, car les aventures de Frank Abagnale Jr sont plus qu'épiques. Etre devenu un tel faussaire à moins de 18 ans est une gageure que Spielberg nous fait partager de manière jubilatoire. Il virevolte et s'amuse nous entraînant sans mal pendant près de 140 mn aux basques d'un duo DiCaprio-Hanks complémentaire. Un très bon moment, en somme.

  13. Swimming Pool - (7) nous permet de retrouver François Ozon, un an après la bonne surprise qu'avait constitué 8 femmes. Ce nouveau cru n'est pas mal du tout. A partir d'une écrivain en quête d'un regain d'inspiration, il nous tisse une histoire où perversion et faux-semblants s'entremêlent si intimement qu'on finit par ne plus trop savoir où se situe la frontière entre rêverie et réalité (d'autant plus que la pirouette finale nous incite à douter de tout ce que l'on a vu et apprécié pendant les 90 minutes précédentes). Pour parvenir à ce résultat, le réalisateur a su confier les 2 personnages majeurs à des actrices confiantes (et il faut l'être pour se mettre ainsi à nue) : Charlotte Rampling et Ludivine Sagnier. C'est d'ailleurs cette dernière (et pas seulement pour sa superbe plastique) qui surprend le plus dans ce film. Ne vous fiez pas à son jeune âge et cet air d'innocence, qui n'est qu'un air... Vivement son prochain rôle.

  14. Hero - (7) est le nouvel opus de Zhang Yimou. Eloge de la Chine éternelle un brin appuyé, ce film est surtout une œuvre picturale. Chaque combat (à la sauce envolée) est ainsi coloré différemment, selon la vision des différents interlocuteurs. Ceux-ci opposent 3 acteurs magnifiques : Jet Li et le couple inoubliable d'In the Mood for love , Magie Cheung et Tony Leung. Ces derniers forment une nouvelle fois LE couple rêvé, aimant au delà de la vie, et volent toutes les scènes où ils apparaissent. Peut-être pourrait-on regretter la structure déconstruite du film, mais ce serait juste pour dire...

  15. Phone game - (7) est un polar (plutôt) malin, (un brin) sage et qui rectifie l'image désastreuse que Daredevil avait donné du jeu de Colin Farrell. Tourné il y a prés de 3 ans et décalé à 2 reprises en raison d'évènements dramatiques (11 Septembre et le sniper fou), Phone Game présentait tout du film maudit (ou à maudire) : un réalisateur capable du pire (les Batman 3 & 4, 8 mm...) et du moins mauvais (Génération perdue, Chute libre ou Tigerland), un lieu unique (une cabine téléphonique) et un huis clos à 2 personnages dont l'un ne nous est connu que par la voix ! Pas très fun sur le papier... Et pourtant, grâce aux seconds rôles (pourquoi ne voit-on plus Forest Whitaker dans de grands rôles, lui qui illumine toujours l'écran ?) et à l'ironie perverse de LA voix de Kiether Sutherland, on se laisse prendre par cette résurrection (sûrement trop) morale. La fin est à l'image de l'histoire : espérée mais non convenue.

  16. T3 : le soulèvement des machines - (6,5) n'est pas, à priori, un film attendu sereinement. Après l'excellente suite que fut T2 en 1992, on était en droit d'imaginer la fin de la franchise créée par James Cameron. Seules des envies monétaires ont été à l'origine de ce projet. Les premières news ne faisaient d'ailleurs pas état de l'histoire, mais du budget "officiel" de 170 000 000 $ ou du salaire de 30 millions pour Arnold. C'est donc avec la plus grande prudence (et inquiétude !) que je suis allé voir T3. Et, oh, surprise ! Ce n'est pas un film décevant. Bien sûr, il souffre de ne pas être aussi novateur que ces 2 prédécesseurs et du fait que pour un terminator, Arnold a VRAIMENT 10 ans de plus. Mais ceci passé, le charme opère toujours, aidé par un scénario (souvent) malin, qui n'hésite pas à s'auto-citer ironiquement (les lunettes d'Arnold !) ou non, ne sombrant pas dans l'optimisme. Les nouveaux venus, Claire Danes et Nick Stahl, s'intègrent aisément dans l'univers pré-apocalyptique et si le TX est très sexy, Arnold demeure le pilier de cette série, connaissant par cœur son T-101. Ce rôle a été le fondement de sa popularité et sera, peut-être, celui de son renouveau et il faut bien l'avouer, c'est mérité.

  17. Pirates des Caraïbes - la malédiction du Black-Pearl - (6,5) est un genre nouveau dans le cinéma : après les adaptations littéraires, télévisuelles, de bandes dessinées et de jeux vidéos, voici l'adaptation d'attraction de parc à thèmes ! Et le pire, c'est que le résultat est excellent. Comme quoi avec un bon scénario drôle et mouvementé, un univers haut en couleurs, des effets spéciaux réussis et surtout, des acteurs qui s'amusent (tous excellents avec un plus pour les 2 capitaines Rush et Depp), on peut réussir un film. Ce n'est pas si compliqué le cinéma quand on s'en donne les moyens !

  18. Le Monde de Nemo - (6,5) est la nouvelle perle des studios Pixar qui a cassé la baraque partout dans le monde, ce qui est justice. Après un commencement où le fantôme de Bambi plane, on se retrouve dans la quête d'un père pour sauver son fils prisonnier des humains. Entre de nombreuses scènes délirantes qui pourraient à elles seules constituer d'admirables courts métrages (la scène de thérapie des requins, les mouettes et leur unique parole "A moi !", chez le dentiste, etc...), l'humanité des personnages (et leur rédemption) s'épanouit pour notre bonheur. Que l'on soit petit ou grand.

  19. Scary Movie 3 - (6,5) est la suite qu'on n'attendait plus. Après le succès surprise du premier et un second opus bâclé et raté, c'est David Zucker, membre fondateur des ZAZ, qui reprend la série. Et il parvient à un résultat inattendu : faire de SM 3 un film drôle. Surprenant, non ? Même les responsables de Dimension n'y croyaient pas. C'est pourquoi ils se sont empressés de lui signer un 4ème volume. On retrouvera donc Anna Farris pour de nouvelles aventures.

  20. Sinbad : la légende des 7 mers - (6) est un bon dessin animé, capable de ravir enfants et adultes. Entre aventures palpitantes et amours émouvantes, humour potâche et ode à l'amitié (Prothéus est limite neuneu : après avoir risqué sa tête, il sacrifie son amour pour son ami...), ce film a tout pour vous faire passer un bon moment cet été. Alors, malgré (ou à cause, c'est selon) son échec transatlantique immérité et bien qu'il soit un peu trop bien pensant (pour ne fâcher personne, la méchante est une déesse), ne boudez pas votre plaisir.

  21. Basic - (6) offre à John McTiernan un moyen d'oublier ses mésaventures passées (le douloureux 13ème guerrier ou le pitoyable Rollerball). Si l'enquête sur une base militaire n'a rien de nouveau, le scénario offre une multiplicité de visions qui, pour un simple détail ou une nouvelle perspective, remettent totalement en cause tout ce qui a été vue auparavant. Ce qui n'aurait pu être qu'un simple exercice de style chez n'importe quel tâcheron devient un bon moment cinématographique, d'autant plus que les acteurs s'y amusent (Travolta cabotinant à l'envie). Alors ne gâchons pas notre plaisir.

  22. Jeux d'Enfants - (6) est un film de sales gosses, qui se lancent, au delà de l'enfance, des paris plus ou moins méchants, s'évitant ainsi de vivre la réalité et ses sentiments. Si le film débute comme le fabuleux destin d'Amélie Poulain, il change d'orientation avec l'arrivée de Marion Cotillard et Guillaume Canet. Ce couple est lumineux et dangereux. Leurs amusements deviennent alors méchancetés et vengeances, les entraînant vers une longue séparation et un état de quasi-absence. Leurs retrouvailles sont à l'image de leurs jeux, joyeux et dérangeants. Le final, que je n'aime pas, est la conclusion logique d'un scénario intelligent. Un beau film français en somme.

  23. 18 ans après - (6) est une suite largement supérieure à l'original. En effet, si 3 hommes et un couffin m'avait laissé de marbre, cette histoire offre de nombreux moments de pure bouffonnerie (les divers "entraînements" d'Arthur, les situations amoureuses du trio et leurs résolutions,...). Sur fond de famille (plus que) recomposée, les acteurs s'en donnent à coeur joie pour notre plus grand plaisir, les retrouvailles de chacun coulant naturellement.
    Le seul défaut (à mon goût) demeure ce choix de la caméra DV par Coline Serreau : peut-être assure-t-elle une plus grande liberté de tournage, mais l'image qu'elle procure manque de profondeur et de contraste. Non, définitivement non.

  24. Intolérable Cruauté - (6) est une sympathique comédie qui donnent à 2 sex-symbols, Catherine Zeta-Jones et Georges Clooney, l'occasion de cabotiner et se déchirer avec cynisme. Chacun fait preuve d'acharnement et de rouerie afin de spolier son prochain. Ils le font avec enthousiasme et sans retenue. Alors pourquoi l'œuvre des frères Cohen n'est-elle pas une réussite complète ? Peut-être parce que le résultat demeure un peu sage et qu'ils n'ont pas osé aller trop loin avec leurs 2 stars... Néanmoins, ne boudez pas votre plaisir, car on passe un bon moment.

  25. Il est plus facile pour un chameau... - (6) est une découverte et une psychanalyse ! En effet, la réalisatrice - scénariste - actrice Valeria Bruni-Tedeschi filme une histoire sur une famille italienne richissime qui émigra à Paris. Naturellement, si ce scénario pouvait rappeler de réels évènements, ce ne serait que le fruit du hasard (même si la mère de l'héroïne est la mère de la réalisatrice). Et le plus étonnant, c'est que l'on s'attache à ces personnages, partageant leurs aspirations, leurs craintes, leurs désinvoltures, leurs futilités... . Une belle surprise.

  26. Les Anges se déchaînent - (6) représente parfaitement ce que doit être un blockbuster estival : fun, léger et entraînant. Suite de... laissez-moi réfléchir... Charlie et ses drôles de dames, il garde les mêmes délires (cascades, vêtements et danses). Le scénario n'est guère plus développé, nous offrant une apparition inattendue (très à la mode depuis le dispensable Goldmember) et un changement de Bosley (bouffon sympathique et à la masse).
    Alors pourquoi cette suite est-elle meilleure que l'original ? Tout simplement parce que la méchante est Demi Moore qui obtient (enfin !!!) un rôle superbe. Je ne l'ai jamais vu aussi sincère que dans celui d'un ange déchue. Jusqu'à la fin, j'ai espéré qu'elle s'en sorte... Mais bon, c'est un film américain et la morale se doit d'être sauve. Tant pis, mais quelle réussite pour elle.

  27. Dark Blue - (6) a des faux airs de L.A. Confidential (un chef ripoux, un flic bourru et bourrin limite et un jeune blanc-bec trop honnête pour sa police) et pourrait souffrir de la comparaison. Mais la performance de Kurt Russell et la situation historique de l'histoire (peu avant les émeutes de 1992 à Los Angeles) contrebalancent le manichéisme de ce polar (presque) à l'ancienne. Peu à peu, on se laisse gagner par l'ambiance et au final, l'arbitre, que tout spectateur devient, se doit de déclarer le match nul avec son aîné. Ce qui n'est pas pour me déplaire.

  28. Love actually - (6) n'est pas tout à fait une déception, mais il s'en faut de peu. En effet, Love... est un gâchis pour tous les amoureux des comédies romantiques dont Richard Curtis a été un excellent pourvoyeur jusqu'à présent, scénarisant 4 Mariages et un enterrement ou Coups de foudre à Notting Hill. Pour sa première réalisation, ce brillant conteur concocte non pas une mais sept histoires ! Ce qui est bien trop court pour les 2 heures du film. Chacune d'entre elle est plus ou moins développée, et par voie de conséquence, plus ou moins intéressante car superficielle. C'est notamment le cas du segment des doublures ciné (bien que drôle) ou la mariée convoitée par le meilleur ami du marié. Les liens entre les diverses histoires sont d'ailleurs si mal tissés que le final à l'aéroport apparaît comme factice. Il manque simplement le temps de sympathiser avec les personnages (ce qui est, toute fois, le cas pour Hugh Grant et sa secrétaire, la rock star sur le retour et son manageur ou pour le veuf et son beau-fils). Alors qu'attendre de Love... ? Peut-être une sortie à la Seigneur des anneaux en version longue en Dvd... Pourquoi celui de Love... ne durerait-il pas une heure de plus afin d'étoffer chacune des histoires abordée et de ne plus frustrer les spectateurs que nous sommes ? L'espoir est permis.

  29. Underworld - (6) offre une nouvelle image des vampires, très éloignée de celle d'Angel. Si ceux-ci demeurent immortels, leurs images se reflètent et ils peuvent pénétrer partout sans y avoir été invité. Mais ils conservent un sex-appeal étonnant, notamment en la personne de l'héroïne jouée par Kate Beckinsale. Celle-ci toute de cuir vêtue, telle Catwoman, pourchasse sans relâche les ennemis ancestraux: les lycans. Dans cette longue guerre, le monde des humains n'existe quasiment pas. C'est pourtant à cause de l'un d'eux, au centre de leur lutte, que l'histoire basculera.
    L'univers introduit par Underworld est riche, parfois trop. C'est pourquoi vous serez heureux d'apprendre la mise en chantier de 2 nouveaux épisodes en chantier : un préquel et une suite. Il faut espérer que le succès surprise de cet opus sur le sol américain donnera de plus grands moyens aux futurs réalisateurs et qu'ils investiront sur les effets spéciaux liés aux lycanthropes. En effet, là demeure la première faiblesse de ce film. La seconde est l'abus de sons criards (pour faire fin d'époque). Mais bon, ne gâchons pas notre plaisir : les films fantastiques sympathiques ne sont pas légions. Donc amusons nous.

  30. Matrix Revolutions - (6) clôt tranquillement la trilogie débutée par Matrix, car comme le disent tous les acteurs (et quelques fois les spectateurs) "tout ce qui a débuté doit avoir une fin". Cette fois, on évite les longues scènes d'effets spéciaux inutiles et cette "fin" tant attendue nous évite trop de regrets et l'arrivée d'un 4ème opus. En conclusion, les frères Wachowski nous épargnent le pire, mais il faut bien l'avouer le diptyque Reloaded/Revolutions n'aura pas atteint les attentes des fans.

  31. Matrix Reloaded - (6) a les défauts des qualités du premier Matrix. Ce dernier avait marqué le cinéma par ses effets spéciaux. Ce second opus se devait donc de relever le défi. Et hélas, il le fait. En effet, certains effets phagocytent les scènes au dépend de l'histoire. Trop de moments de bravoure ne sont là que pour le clinquant (la fameuse scène de la poursuite autoroutière, par exemple). Alors, ce deuxième volume pourrait être une déception.
    Eh bien, non. Malgré un début trop long et quelques scènes ratées (la techno-partie, notamment), les nouveaux éléments apportés à la mythologie offrent des perspective plus que réjouissantes, laissant espérer que Revolutions sera exceptionnel.

  32. Chicago - (6) n'est pas une comédie musicale brillante. Renée Zellweger n'a pas la grâce de Cyd Charisse et Richard Gere n'est pas Gene Kelly. Mais l'histoire suffisamment amorale nous permet de goûter quelques morceaux de choix : le tango des tueuses ou le procès. Alors, face au succès inespéré aux états unis, de nombreux projets vont être lancé, et c'est sans doute sa plus grande qualité.

  33. Brocéliande - (6) est un film fantastique français presque réussi. Composé de deux parties distinctes, le film est bancal. En effet, la première heure consiste en une enquête policière dont la mise en place est réussie, mais la résolution bâclée. Il y avait largement de quoi faire un long métrage, grâce aux acteurs (Elsa Kikoïne en tête). Mais, le réalisateur Doug Headline a choisi de virer à 90°, en nous plongeant dans le fantastique pur. Or, cette partie est franchement ratée (en raison, notamment, de la créature). Le mieux est encore l'ennemi bien. Tant pis.

  34. Les Egarés - (5,5) est le second film de l'année à évoquer la débâcle de 1940. En racontant l'histoire de cette femme (Emmanuelle Béart toujours aussi lumineuse) perdue et de ses enfants, André Téchiné a pris le risque d'un cinéma lent, tout en retenue et perdition, en complète opposition avec le cinéma estival. On aime ou on s'en fout. Quant à moi, je n'ai su choisir, peut-être parce que ce film s'insinue progressivement, comme un bon vin. Quoi qu'il en soit, ces égarés sont à rencontrer.

  35. La Ligue des Gentlemen Extraordinaires - (5,5) n'est pas la daube annoncée. Ouf ! Mais c'est loin d'être une réussite car si la BD d'Alan Moore était exceptionnelle, l'adaptation fait la part trop belle au producteur, Sean Connery, souvent au détriment des autres personnages largement aussi intéressants. L'arrivée d'une figure américaine sent tellement le marketing que son duo paternel avec Connery perd de son intérêt. Les effets spéciaux laissent parfois à désirer (certains maquettes apparaissent clairement !) et le scénario, s'il n'est pas réduit à un ticket de cinéma, perd énormément de sa complexité en passant sur le grand écran. Au final, du divertissement, même s'il n'est pas excellent.

  36. Monsieur N - (5,5) manque d'envergure. S'attachant trop précisément à la réalité historique, Antoine de Caunes ne choisit pas vraiment la voie de l'énigme policière, ce qui accouche au final d'une histoire bancale. Or, le casting aurait pu fournir la perversité nécessaire à une telle histoire. Encore fallait-il faire des choix... Dommage.

  37. Bon voyage - (5,5) n'est pas l'écrin qu'une telle distribution pouvait nous laisser espérer. Par trop fouillis, il nous offre néanmoins de bons moments (comme ceux où apparaissent les 2 "vedettes"), mais il développe tant et tant d'histoires parallèles qu'il ne peut toutes les mener convenablement à bon port. Au final, demeure un film sympathique mais pas inoubliable.

  38. Fanfan - (5) offre de bons moments (les apparitions de Didier Bourdon ou les confrontations Fanfan/adjudant), mais hélas, cela ne suffit pas pour un film marquant. Alors, bien sûr, on passe un bon moment, ce qui n'est pas si mal. Malheureusement, on l'oublie très vite, ce qui n'est pas fameux.

  39. Mauvais Esprit - (5) est vulgaire, parfois scato et franchement politiquement incorrecte. C'est d'ailleurs les principales raisons pour les quelles on sourit aux péripéties qui ponctuent ce film. Entre quelques répliques notables et des acteurs sympathiques, se trouve (malheureusement) un scénario trop souvent indigent (le duo secondaire n'est pas des plus intéressants !). La presse déteste mais le public non. A vous de choisir votre camps.

  40. Ripoux 3 - (5) est un cinéma daté. Si on retrouve avec (un peu de) plaisir deux personnages que l'on avait quitté il y a 13 ans, on retrouve aussi (hélas !) une photo des années 80 plus que passée et des péripéties dignes d'un téléfilm de semaine. Nostalgie, tu n'es plus ce que tu étais.
    P.S. : Si vous voulez revoir Philippe Noiret et Thierry Lhermitte en forme, retournez voir le premier dans Père et Fils et le second dans une affaire privée.

  41. Johnny English - (5) permet à Rowan Atkinson de montrer tout son talent de mime et de faire oublier le personnage de Mr Bean, agaçant à souhait. Dans son personnage de dernier agent secret vivant de l'Angleterre, il s'offre de nombreuses scènes inoubliables (ses multiples bourdes qu'il accuse les autres d'avoir faites, sa montée vers le château de Sauvage, son interruption du couronnement...). On rie souvent. Seulement, il oublie l'essentiel : une histoire un brin captivante. Si le scénario nous donne, à nous français, une vision anglaise de nos relations trans-manches (on est vraiment des alliés, hein ?), il ne confronte pas English à un méchant d'anthologie. Dès lors, leur duel n'a que peu d'intérêt, transformant le film en suite de sketchs drôles. Dommage.

  42. Braquage à l'Italienne - (5) a l'aspect, le goût (et un acteur) d'Ocean's Eleven, mais n'en a ni la classe, ni le talent, transformant le tout à un simple (et souvent efficace) film de casses (trois, pour être précis). Pas de quoi s'extasier pour partir à Venise dans l'heure, mais suffisamment pour apprécier la performance d'Edward Norton dans une bonne salle de ciné.

  43. Pas sur la bouche - (5) est une opérette surannée, non démunie de charme, qui permet à un septuor de pousser la chansonnette. Ceci étant dit, on est loin des comédies musicales brillantes comme Jeanne et le garçon formidable ou the Blues Brothers, mais l'amateur que je suis s'en contente largement. Alain Resnais, déjà auteur d'On connaît la chanson, s'offre un plaisir évident. Espérons qu'il continue longtemps.
    PS : Quand un éditeur sortira-t-il le diptyque Smoking/No Smoking en Dvd ?

  44. La Vie et tout le reste - (5) est le Woody Allen annuel. Ni exceptionnel, ni médiocre, cet nième film est l'occasion au réalisateur de désigner un héritier, Jason Biggs, et de soliloquer sur tout et n'importe quoi comme il en a, hélas, de plus en plus l'habitude. Ce babillage est souvent inintéressant, alourdissant cette histoire de changement de vie. Ceci est bien dommage car Ricci, Allen (!), Biggs et DeVito forment un quatuor d'acteurs en pleine forme.

  45. Janis et John - (5) n'aurait pas connu la même couverture médiatique sans les évènements tragiques de l'été. Seulement, l'émotion ne doit pas faire oublier le film. Hélas, il n'a rien d'inoubliable... Si Samuel Benchetrit a concocté un aimable divertissement, elle vaut plus par ses acteurs que par ses moments de pure comédie. En effet, le quatuor Trintignant - Lopez - Cluzet - Lambert est excellent, mais au cours de trop courtes scènes. Au final, de bonnes intentions mais sans plus...

  46. Le Bison - (5) est la première réalisation d'Isabelle Nanty, célèbre pour ses cours de théâtre et ses mises en scènes. Comme souvent dans un premier film, on retrouve une énergie et une spontanéité sympathique si elles s'appuient sur un bon scénario. Or, c'est là que la bas blesse. Cette histoire est si improbable (un vilain mari abandonne sa vie monotone - et accessoirement une femme enceinte et 4 enfants - pour un week-end libidineux en compagnie de la petite amie du voisin je-m'en-foutiste) que l'on s'en désintéresse rapidement pour ne se focaliser que sur LA réussite du film : le Casting ! En effet, Isabelle Nanty prouve son amour des acteurs en leur offrant, quelque soient leurs âges, une vraie existence. Si on ne doutait plus du talent d'Edouard Baer désinvolte mais non cynique qui s'ouvre et grandit, on pouvait s'attendre pour les 4 enfants à un traitement succinct. Or, il n'en est rien. Bien au contraire, cette fratrie paraît tout à fait naturelle et chaque enfant gagne une vraie place au milieu des adultes. Seul le personnage d'Isabelle Nanty apparaît superficiel, comme si la réalisatrice n'avait pas voulu concentrer l'attention sur elle. Erreur compréhensible, mais lourde de conséquence car elle déséquilibre le film et contribue au désintérêt de l'ensemble. Dommage...

  47. La Beuze - (5) n'est pas l'Oeuvre ultime, bien au contraire. De plus, il faut bien avouer qu'en dehors du duo Desagnat - Youn, les seconds rôles ont été plus qu'esquissés. J'espère que les scénaristes n'ont pas été payé car par leur (?) choix, certains personnages sont quasiment inutiles (le policier amateur de tonte, le fiston nazi sans commentaire, la star du rap...). Alors pourquoi finit-on par trouver ce film sympathique ? Peut-être parce que le duo Desagnat - Youn est vrai et que leur énergie est depuis longtemps communicative. Au final, ce film ne sera pas celui qui réveillera leur carrière, mais il suffit à réveiller vos voisins, ce qui n'est pas si mal.

  48. Tais-toi ! - (5) est un Veber mineur, qui trop souvent ne tire des spectateurs que des sourires polis. Non pas que le duo Depardieu-Reno ne soit pas crédible, mais l'histoire n'est simplement pas drôle ! Gênant pour une comédie, non ?

  49. La petite Lili - (5) possède de bons acteurs... Et c'est à peu près tout. En effet, le film, qui se veut une mise en abîme de l'univers du cinéma, est trop souvent artificiel, voire vain. Si de nombreuses répliques font mouche, elles font toc !Jean-Pierre Marielle résume mon sentiment lorsqu'il déclare au cours du film : "On se fait tout de même un peu chier... Non ?"

  50. Mystic River - (5) est une nouvelle déception venant de Clint Eastwood. Polar (extrêmement) classique et sans espoir, cette Rivière... ne vaut que par ses acteurs, et particulièrement Sean Penn (qui n'a pas été aussi bien employé depuis longtemps). Hélas, le scénario déprimant ne parvient pas à nous intéresser à ce qui arrivent aux personnages. Dans tous les cas, seul le pire existe... Une excellente comédie en perspective, donc.

  51. Filles uniques - (4,5) est une comédie qui aurait pu être sympathique. En effet, ce n'est pas le choix des héroïnes- dont l'alchimie et la complémentarité sont évidentes- ou les seconds rôles -(la "famille" Jolivet) qui s'amusent lors d'apparitions savoureuses- qui sont à blâmer. Ce n'est pas non plus la mise en images ou la mise en scène de l'histoire qui modèrent mon enthousiasme. Non, c'est simplement cette histoire... Je n'y suis pas rentré. Alors à vous jouer, faites votre propre opinion.

  52. La Couleur du Mensonge - (4,5) est un film presque suranné sur le racisme quotidien (en vers les gens ET les idées). Prenant son temps, le scénario permet aux acteurs de se mettre en valeur. Hélas, seule Nicole Kidman en profite. Anthony Hopkins laisse ressortir Lecter, Ed Harris cabotine et Gary Sinise est toujours à la recherche Du rôle qui le rendra populaire. Au final, insidieusement, on s'ennuie. Dommage.

  53. La fleur du mal - (4) est un Chabrol mineur, non pas par la qualité de ses acteurs, mais par le rythme plus que lent de son histoire et le choix de cette famille (extrêmement !) disfonctionnelle. Chabrol n'aime pas les bourgeois et tous ses films sont ses règlements de compte. Cette fleur... n'est pas crédible, mais cela n'est pas très grave car on attendra son prochain opus avec envie.

  54. Destination finale 2 - (4) n'est pas une mauvaise suite, les disparitions étant relativement bien exploitées et inattendues. Mais, bon, le thème s'épuise rapidement et on finit par assister indifférent à ces morts. Il faut de plus noter un défaut que n'avait pas l'original : cet opus fait souvent dans la surenchère gore inutile.

  55. Bienvenue chez les Rozes - (3,5) avait tout pour être une comédie dans la droite lignée des Tontons flingueurs : des personnages frappés confrontés une situation farfelue. Seulement, sans scénariste et dialoguiste, une bonne idée n'est qu'une bonne idée mais pas un scénario de film. C'est pourquoi, très vite, on perd l'intérêt du film, regrettant presque de s'être laissé embarqué dans ce navire sans commandant. Dommage.

  56. Le coût de la vie - (3,5) est un film à la Short Cuts, mélangeant les destins de nombreux personnages sans liens apparents, avant de les regrouper dans un final à la Magnolia. Enfin, cela dépend de la qualité du scénario. Or, dans cette fausse comédie et vraie étude sociale sur nos rapports à l'argent, à l'exception du radin Luchini qui accumule les moments savoureux, les personnages et ce qui leur arrivent laissent trop souvent indifférents, transformant ce film en un nouveau Il y a des jours et des nuits, ce qui n'est pas forcément la référence souhaitée.

  57. Bruce tout puissant - (3) part d'une bonne idée (confier tous les pouvoirs de Dieu à un égoïste nombriliste) mais oublie de bâtir une histoire solide autour. Dès lors, le réalisateur laisse ses acteurs faire ce qu'ils peuvent. Et à ce petit jeu-là, seul Morgan Freeman s'en sort (et haut la main, qui plus est !). Je me demande d'ailleurs si Dieu existe, si il ne lui ressemble pas. Les gags ne sont pas nouveaux (la majorité étant dans la bande annonce) et la fin est limite tendancieuse. Donc à voir avec prudence.

  58. Tomb Raider 2 - (3), suite du 1, possède toujours un scénario, une Angelina Jolie en formes, de l'aventure et... c'est tout. Si cela fait pas mal pour un film d'été, il manque le panache et le sens de la "nouveauté" (je sais j'exagère pour le premier...) qui faisait de l'original un (assez) bon moment (eh, oui ! Depuis, l'annonce de la trilogie des Indy en Dvd s'est officialisée pour Novembre). Pas une vraie daube au final, mais seulement la fin d'une époque.

  59. S.W.A.T - (3) n'est pas une daube, mais il n'offre aucune surprise. Des traîtres évidents, un chef copie conforme d'un président cigarophile, un héros viril et incompris, une crapule... crapuleuse. Un bon téléfilm ricain au cinéma, en somme.

  60. Mais qui a tué Pamela Rose ? - (3) est la concrétisation cinématographique d'une aventure radio et télé de Kad et Olivier. Se voulant drôle mais n'y parvenant que parfois, ce film pêche par la minceur de l'intrigue. Au moins dans les parodies avérées des ZAZ ou des Nuls, tout est à l'unisson : gags, dialogues et acteurs. Ici, ce n'est pas toujours le cas. Il m'est pénible de l'avouer mais en dehors des 2 protagonistes, les seconds rôles n'y croient pas et jouent (de presque à franchement !) au minimum syndical, plombant le tout. Peut-être qu'en interprétant tous les rôles, Kad et Olivier auraient permis de sauver ce film. Mais ce n'est pas le cas.

  61. Daredevil - (3) est le premier film de super héros de cette année. Mais, c'est encore une fois une déception. En effet, en parallèle à de (trop rares !) bonnes idées (comme les perceptions sonores visuelles), le scénario tient une fois de plus sur un timbre de schtroumfs. Et les rares choix sont médiocres (les 2 méchants étant hélas à l'avenant). Tout semble avoir été fait pour mettre en place une nouvelle série, mais bon, n'est pas Tim Burton qui veut.

  62. Self Control - (3) ne sera pas le film de la reconnaissance française pour Adam Sandler (Water boy ou the Wedding singer). Non pas que l'idée de départ soit mauvaise (un homme est confié aux mains d'un psychiatre déjanté afin de canaliser une violence qu'il n'a jamais eu !). Seulement ça ne marche pas, malgré la poisse d'Adam, le cabotinage de Jack Nicholson ou la participation de John McEnroe à un stage pour apprivoiser sa colère. Tant pis, il attendra encore.

  63. Ni pour ni contre - (3) montre que Cédric Klapisch aime relever de nouveaux défis. Après un film d'anticipation, Peut être, et une comédie communautaire, l'Auberge espagnole, il s'attaque au polar. Mais, comme de nombreux essais récents, il se plante largement. Et pourtant, son équipe de pieds nickelés avait des atouts : Vincent Elbaz faisait un chef charismatique, Zinédine Soualem plaçait quelques grammes de finesse avec ses Girls, Simon Abkarian voulait être un père et un époux modèle et Dimitri Storoge était le chien fou. Alors que s'est-il passé ? Tout le monde s'est perdu, et ce, plutôt lourdement...

  64. Hulk - (2) présente 2 gros problèmes : d'une part, à l'exception de Bana, aucun des acteurs ne semble y croire; dès lors, ils surjouent (pitoyable Nick Nolte !); d'autre part, on a rarement vu des effets spéciaux aussi ratés : Hulk apparaît presque tout le temps la nuit ou dans une zone sombre, comme si les préposés aux effets n'avaient pas su s'en tirer avec lui. Un comble, vu le budget consacré à ces effets ! C'est dommage car il y avait de belles idées dans cette histoire de Belle et la Bête moderne. Mais trop d'à-peu-près et un final minable (même Batman et Robin n'était pas tombé si bas !) font de cette 3ème adaptation de super-héros de l'année une déception sans nom.

  65. Bad Boys 2 - (2) est long, très long, trop long ! Près de 2 h 30 remplies de fusillades, de poursuites et de tirades à 2 balles, cela fait beaucoup pour un seul film, surtout quand on se souvient du premier opus. Le final est un fourre-tout de n'importe quoi à la gloire de la mère-patrie. A oublier.

  66. L'Homme de la Riviera - (2) prouve que l'on peut se planter 2 fois la même année, même en participant à 2 aventures bien différentes. Nick Nolte interprète cette fois-ci un vieux truand, à la limite de l'épave, qui décide de monter un double casse à Monte-Carlo. Là où cela se complique, c'est l'équipe française qui l'accompagne, le flic mi-pote, mi-réglo qui l'observe, la jeune fille qu'il sauve amoureuse de lui (comme il se doit dans un "bon" scénario) et tous les autres personnages qu'il croise (de Kusturica en guitariste informaticien aux jumeaux Polish qui vont braquer leur employeur)... Pour finir, au milieu de ce grand n'importe quoi (y compris dans certains choix de montages saccadés), demeure le spectateur se demandant s'il ne s'est pas trompé de film. Pauvre de lui qui croyait tomber sur un Melville moderne et qui n'a vu qu'un mauvais film.

  67. Gomez et Tavarès - (2) est la seconde aventure policière marseillaise de l'année et c'est encore une fois un échec. Combien de fois faudra-t-il le répéter mais sans scénario, des personnages et des situations ne suffisent pas à faire un film ! Et ici, c'est bien cela le problème. Par exemple, si quelqu'un peut m'expliquer le revirement du personnage de Gomez, je serais très content. Comme, de plus, le film ne procure que de rares sourires, Gomez et Tavarès tient plus du pétard mouillé que du blockbuster.

  68. Un homme à part - (1,5) montre une fois de plus que Vin Diesel a l'expression de Steven Seagal sans avoir le charisme de Jean-Claude Vendamme. Qui lui a fait croire, un jour, qu'il était un acteur? Sur un scénario d'une bêtise consternante (l'amie du héros est abattue à la place du Diesel qui est déchiré et super-vénere, prêt à tout pour se venger des méchants... Devinez un peu qui va gagner ?), il roule les mécaniques ("Moi, je suis un vrai dur"), il fait les gros yeux ("Moi, je suis triste"), il regarde la mer droit dans les yeux ("Moi, je suis payé pour faire ça... Sans blague ?"). A voir, au mieux, avec des potes et des chips pour se fendre la poire au 18 ème degré.

  69. Taxi 3 - (1,5) est LA déception de ce début d'année. Si Taxi 2 fut une comédie hilarante ("Ninja !"), ce n'est pas le cas ici. Sans parler des polémiques (plus que) mercantiles qui ont marqué cette sortie, on aurait dû se concentrer sur le film lui-même. Or, qu'en reste-t-il ? Pas grand chose, si ce n'est un personnage inattendu du départ.
    Et pourtant, Besson avait repris ses meilleures idées des deux premiers opus (le commissaire Farcy est, cette fois omniprésent mais il ne fait plus mouche, par exemple), mais cela ne suffit pas. Tant pis.

  70. Le Pharmacien de garde - (1,5) est une preuve supplémentaire que les français ont perdu le sens du thriller car, après la daube Six-Pack, c'est le fils Veber qui nous afflige avec cette histoire de sauveur écologiste. Et pourtant, le couple Pérez-Depardieu était habité (ce qui me permet de sauver quelque chose du film). Mais, il y a tant de parties bancales voire inutiles, que vous sortirez de ce film fortement déçu. Le principal mérite est toutefois d'avoir essayé... Si on ne peut pas gagner à chaque coup, pourrait-on gagner au moins une fois ?

  71. Mafia Blues 2 - (1) comporte 5 minutes délirantes : celles où Billy Cristal ausculte Robert De Niro. Au delà, fuyez sans aucun espoir de rire... Une suite honteuse, sans scénario.

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