Quelques idées de films



Miracle, je change la phrase d'intro, mais les règles sont toujours les mêmes... Alors, bonne lecture :

  1. L'Effet papillon - (8,5) est un film d'anticipation brillant, qui mêle passés et présents pluriels de 4 personnages, dont les évolutions dépendent des choix du héros, Ashton Kutcher. Il interprète le jeune (puis étudiant) Evan qui est l'objet de pertes de mémoire restreintes. A partir d'un accident tragique - le suicide de son amour d'enfance, Andrea - il tente de modifier leurs passés communs, provoquant de nouvelles tragédies qu'il cherche à réarranger. Cette fuite perpétuelle (?) tient le spectateur en haleine, l'intérêt ne s'achevant pas avec la fin du film. Une œuvre culte en devenir. Ne la ratez pas.

  2. Un long Dimanche de fiançailles - (8,5) est le nouveau film du duo du Fabuleux destin : Audrey Tautou et Jean-Pierre Jeunet. Et c'est une réussite. Adaptant Sébastien Japrisot, celui-ci tisse une ode à l'espérance. Contre vents et marrées, Mathilde recherche son amoureux déclaré mort au combat dans les tranchées de 17. Peu à peu, on découvre qu'il a fait partie de 5 condamnés à mort "pour l'exemple", jetés dans le no man's land franco-allemand et que certains en sont peut-être rescapés. Au cours de son enquête, elle croisera Dominique Pinon, Albert Dupontel, Jodie Foster, Ticky Holgado (malheureusement décédé peu après le tournage), André Dussolier, Jean-Paul Rouve ou Marion Cotillard, et beaucoup d'autres à l'unisson. Au final, les 134 minutes passent trop vite, marque des grandes réussites.

  3. Troie - (8) est un excellent péplum qui modifie légèrement les évènements de l'Iliade (la durée du siège, la mort d'Agamemnon, la nature des relations Patrocle - Achille, ...) mais seulement afin de rendre le tout plus cinématographique. Avec un casting de stars dominé par Brad Pitt et Eric Bana, Wolfgang Petersen parvient à retrouver le faste des superproductions de l'âge d'or, avec l'efficacité des effets spéciaux modernes. Le souffle épique vous emporte pendant près de 170 minutes et vous prouve une fois de plus que le cinéma peut vous faire tout oublier. Un régal.

  4. Collateral - (8) est le polar de l'année. Grâce à Michael Mann (rappelez vous de Heat (1995) et de la rencontre De Niro - Pacino), Tom Cruise trouve son meilleur rôle en incarnant Vincent, un tueur engagé pour effectuer 5 contrats lors d'une (très) longue nuit à Los Angeles. Face à lui, dans un rôle prévu (!!!) initialement pour Ben Stiller, Jamie Foxx incarne un chauffeur de taxi, qui va peu à peu se retrouver en cherchant à se sauver. Son interprétation et son humanisme sont à la hauteur de son prestigieux partenaire. Le scénario étant de plus efficace, Collateral n'est pas à rater.

  5. Eternelle Ad Vitam - (7,5) est une heureuse surprise. Enfin, Enki Bilal a reçu assez d'argent pour exprimer ses idées graphiques (ce qui n'avait pas été le cas pour Bunker Palace Hôtel et Tycko Moon) ! Dès les premières images du film, on comprend que celui-ci est un hybride (il n'y a que 3 acteurs en chair !), mais il prend ce qu'il y a de meilleur des 2 univers et fait rapidement oublier ce parti pris (ce qui était loin d'être la cas, par exemple, de la menace fantôme). Certes, le scénario est parfois obscur (qui est Jonathan ? quels sont les liens entre Nikopol et le sénateur de New York ?...), mais il recèle aussi d'émouvantes découvertes, comme les talents d'actrice de Linda Hardy plus que troublante (Amis réalisateurs, n'hésitez pas à faire appel à elle, car elle va devenir une actrice reconnue dans un proche avenir). Franchement, allez le (et la !) voir.

  6. Le Terminal - (7,5), tiré d'une histoire vraie déjà utilisée par Philippe Lioret (Tombés du ciel - 1994), est un film humaniste et émouvant, dû à Steven Spielberg. Secondé par son ami de 20 ans, Tom Hanks (à quand son 3ème Oscar, son interprétation de l'apatride Viktor Navorski étant à ce point subtile qu'on oublie la star pour ne voir que la détresse de cet expatrié malgré lui?), il tisse une histoire de luttes contre la solitude, l'incompréhension ou l'autorité réglementée. Les personnages que croise Hanks sont à son unisson : parfaits ! A voir d'urgence.

  7. 5 × 2 - (7,5) marque le retour du boulimique François Ozon à la mise en scène. Avec une construction à la Irréversible, il nous présente le bilan d'un amour en 5 moments cruciaux, du divorce sordide au coup de foudre initial. Ce qui aurait pu être casse-gueule devient une variation de la grâce en raison d'un duo admirable : Stéphane Freiss (pourquoi a-t-il fallu attendre ses 42 ans pour le retrouver ?) et Valeria Bruni-Tedeschi lumineuse (mais cela, vous le savez déjà si vous lisez depuis 7 ans mes critiques...). Après les avoir vu, vous ne pourrez plus voir un couple de cinéma différemment composé. Une vraie réussite.

  8. Kill Bill Vol 2 - (7,5) est la suite du Volume 1. Si on entend enfin le nom de la Mariée, on la découvre aussi plus vulnérable. Abattue, enterrée, épuisée, elle poursuit sa vengeance afin de retrouver Bill et sa fille. Leur rencontre est un des moments les plus émouvants des 2 opus et il caractérise parfaitement ce second épisode placé sous le signe de l'émotion. Pendant plus de 2 heures, on découvre une histoire d'amour tragique aux conséquences déchirantes et on remercie Miramax de ne pas avoir réduit ce film. Une fin à la hauteur.

  9. Les Choristes - (7,5) vont rencontrer un succès mérité car ce film apporte l'espoir et l'humanisme qui manquent si souvent à notre société. Dans ce "remake" de la Cage aux rossignols (J.Dréville - 1945), Gérard Jugnot incarne un pion qui va redonner le goût à l'enfance de pensionnaires (très, et c'est un euphémisme !) chahuteurs. Alors que le directeur (François Berléand est parfait dans ce rôle antipathique) ne connaît que la répression, celui-ci propose une autre voie : le chant et la musique. Au sein de sa chorale, on découvre une voix superbe, celle du jeune Jean-Baptiste Maunier, qui étonne par sa fluidité. Si je crois que la B.O. deviendra un hit majeur, je suis certain que les choristes vous rendront heureux, ce qui est l'essentiel du cinéma.

  10. Spiderman 2 - (7,5) surpasse largement le premier opus, amenant tout ce qui manquait au premier chapitre : une histoire dense, une qualité accrue des effets spéciaux, de vrais personnages (Tobey Maguire est enfin à la hauteur) et un méchant (brillantissime Alfred Molina) crédible et humain dans sa monstruosité. Bien sûr, Batman returns demeure la meilleure suite jamais réalisée pour un film de super-héros, mais celui-ci nous rassure sur l'avenir de la franchise. Pour progresser, il manque encore une noirceur et un pessimisme qui baignent le comic originel (Spiderman 2 s'achevant un peu trop bien à mon goût..., mais bon c'est histoire de faire la fine bouche). A voir avec confiance, donc.

  11. Deux Frères - (7,5) est le nouveau film animalier de Jean-Jacques Annaud et c'est encore une réussite. Dès le générique, les 2 tigres sont présentés comme les vedettes du film et c'est justice car dès qu'ils apparaissent, ils volent la vedette aux humains (bien fades à part Guy Pearce, déjà excellent dans Mémento (C.Nolan - 2000) ou L.A. Confidential (C.Hanson - 1997)). Filmer leurs performances fut une prouesse de tous les instants, Annaud et son équipe multipliant les inventions pour filmer des bouts de scènes. Le montage rend le tout cohérent et montre combien l'apport de l'homme est néfaste à son environnement. C'est grâce à lui que la famille des tigres est séparée (et détruite) et que leur environnement est pillé. C'est lui qui les transforme en tueurs, qui tente de les exterminer ou de les maltraiter. Espérons que le message d'Annaud sera enfin écouté.

  12. I, Robot - (7,5) prouve une fois plus l'intelligence d'Alex Proyas pour créer un univers futuriste crédible. A travers une enquête policière menée, en dépit de ses collègues, par un rescapé passéiste (Will Smith a bien plus de 45 % de chances d'être sauvé ;-), il nous tisse un univers où les humains ne sont pas les seuls détenteurs de "la" conscience et de "l"'identité. Et ce n'était pas évident car l'œuvre d'Asimov est dense (voire indigeste : qui peut m'expliquer pourquoi le cycle de Fondation ne s'achève pas avec le 3ème volet ?). Heureusement, épaulés par des effets spéciaux réussis et discrets (bien que toujours là), le réalisateur nous offre un film certes pas aussi sombre que Blade Runner (R.Scott - 1982) mais plus intéressant que Minority Report (S.Spielberg - 2002), ce qui est largement suffisant !

  13. Les 11 Commandements - (7) est une immense farce, à la Jackass, en plus drôle. Si, si ! C'est possible, comme de voir la bande du Morning enchaîner pendant 90 minutes les âneries les plus débilitantes (le service au resto, la location d'une maison sans piscine et surtout le combat dans une grande surface !) et se moquer entièrement d'un scénario. Bien sûr, c'est souvent scato (amateurs de vomis, vous serez comblés). Bien sûr, les apparitions de guests (comme Patrick Timsit ou Gad Elmaleh) n'apportent rien. Bien sûr, certaines scènes sont TRÈS orchestrées (la chanson des Conards). Mais, au final, les 11 Commandements est la première bonne comédie de l'année.

  14. Le Rôle de sa Vie - (7) offre un face-à-face de qualité entre 2 actrices que j'apprécie particulièrement : Karin Viard et Agnès Jaoui. Elles sont à la hauteur de mes attentes et illuminent ce premier film. Grâce à un effet miroir troublant, François Favrat tisse une relation humaine basée sur l'admiration et l'envie, la dévotion et la trahison, l'illusion et la désillusion, l'ombre et la lumière, l'image et le mot. Une réussite à découvrir.

  15. Eternal Sunshine of the Spotless Mind - (7) présente non seulement le titre le plus bizarre de l'année, mais aussi un renouveau du film romantique. En devenant le jouet du scénario barré de Charlie Kaufman et de la mise en scène psychotique de Michel Gondry, Jim Carrey (excellent) incarne l'amoureux déçu de Kate Winslet (comment ne pas tomber amoureux de sa Clémentine ?), qui désire l'effacer de sa mémoire. On se plonge alors dans ses souvenirs et de sa lutte pour ne pas l'oublier, conscient de son erreur. Se noue alors un dialogue imaginaire avec elle, qui nous montre peu à peu l'échec de leur relation. Autour d'eux, on croise Kirsten Dunst (craquante en amoureuse), Elijah Wood (infecte dans sa manipulation séductrice) ou Tom Wolkinson (partagé entre 2 femmes) sincères et à la hauteur du duo principal. A voir sans crainte.

  16. 36, quai des Orfèvres - (7) est le polar à la française qu'on n'espérait plus. Doté d'un casting exceptionnel (entre l'émouvant Daniel Auteuil brisé par un système qu'il a servi et l'infâme Depardieu glorifié par un système qu'il asservit), Olivier Maréchal ne rate pas son sujet. En décrivant une guerre des polices parasitée par un duel d'hommes, il en profite pour nous dépeindre un quotidien partagé entre renoncement, abnégation et lâcheté. Une simple réussite à voir.

  17. Mensonges et Trahisons - (6,5) est la nouvelle comédie sur les trentenaires hésitants. Certains trouveront cela lassant, d'autres (dont moi) passeront un bon moment, notamment grâce à Edouard Baer (brillant et fidèle à lui-même), Marie-Josée Croze (bouleversante dans les Invasions barbares et craquante ici) ou Clovis Cornillac (à découvrir). L'écriture de l'ex-journaliste de Studio, Laurent Tirard, étant subtile et bien sentie, ce premier film est léger, à la première personne et prometteur. A voir, donc.

  18. Les Indestructibles - (6,5) est la production Pixar annuelle. Sans être emballante, l'histoire introduit une famille de super-héros qui ne peuvent plus utiliser leurs pouvoirs et la confronte à un vilain - pas beau. Je vous laisse deviner qui l'emportera. Là n'est pas l'essentiel. Sur une trame qui peut évoquer la fabuleuse BD des Watchmen (bientôt adaptée sur grand écran...), Brad Bird, réalisateur du Géant de fer, nous propose une étude humaine approfondie, nous réservant de nombreux moments délirants. Les 130 minutes passent alors en un clin d'œil.

  19. Big Fish - (6,5) nous permet d'oublier l'avant-dernier opus de Tim Burton : la planète des singes. Sans retrouver la magie de Batman returns ou Sleepy Hollow, il nous offre une biographie féerique qui mélange réalité actuelle et imaginaire passé. Hélas, cette seconde partie est bien plus intéressante que la première. Ceci ternit le plaisir que l'on prend à ce film, jusqu'au final brillant et émouvant où les deux parties se rejoignent pour ne faire plus qu'une. Comme le casting est réussi et à l'unisson, il n'y a aucune raison de bouder votre plaisir.

  20. Confidences trop intimes - (6) offre à deux acteurs, Fabrice Luchini tout en retenue et Sandrine Bonnaire qui s'épanouit avec l'âge, un face à face de qualité. Cela faisait longtemps que Patrice Leconte n'avait pas retrouvé la "bonne" histoire à raconter. Sur cette love story particulière, il parvient à nous titiller, nous amuser, nous faire vibrer et retrouve le succès mérité.

  21. Le Jour d'après - (6) donne une vision (réaliste ?) d'un avenir où le nord riche (et égoïste) est balayé par la pire tempête météo imaginable. Sur ce pitch simpliste, on était en droit de craindre le pire du créateur de Godzilla. Si cela arrive parfois (le monde rayé de la carte semble se restreindre aux Etats Unis), son talent pour produire des effets spéciaux de qualité s'exprime pleinement dans ce nouveau film. On reste béat devant les destructions multiples. Evidemment, les parties plus humaines frôlent parfois le ridicule (si quelqu'un peut m'expliquer pourquoi Emmy Rossum part chercher un sac dans une voiture quand une immense vague s'annonce ?), mais l'essentiel demeure : c'est un bon divertissement catastrophe.

  22. Agents Secrets - (6) met en avant le couple Bellucci - Cassel, en offrant à celle-ci un personnage émouvant et plutôt inusuel. Au sein d'une histoire (très) référencée, Frédéric Schoendoerffer nous entraîne dans un milieu où trahisons, manipulations et solidarités s'entremêlent. Si le couple vedette dévore l'écran à chaque moment de leur présence, on retrouve aussi, avec plaisir, les (excellents) comédiens de son premier film (Charles Berling, André Dussolier et Clément Thomas - d'ailleurs à quand la sortie en Dvd des Femmes, les maris, les amants de son père, Pascal Thomas ?). Un bon film français de genre.

  23. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban - (6), 3ème opus de la série, met de côté de nombreux épisodes du livre pour se recentrer sur l'essentiel (les relations Harry - Hermione - Ron et leur lutte en devenir) au risque de paraître plus que légers aux yeux des aficionados de la série. Si je partage en partie ce sentiment, le charme opère toujours et les 140 minutes disparaissent comme par enchantement. Si seulement la coupe de feu (mon volume préféré à l'heure actuelle) pouvait déjà être sur nos écrans, mais je vais devoir patienter jusqu'à Noël 2005...

  24. La Mort dans la peau - (6), suite de la mémoire dans la peau, nous offre le retour de Jason Bourne aux affaires. Après un départ consternant (Oh, les vilains qui cherchent à se venger !), le scénario s'étoffe et permet aux protagonistes de nous entraîner dans une course à la rédemption. Si Paul Greengrass tente trop souvent de ravir à Michael Bay son titre de réalisateur épileptique, Matt Damon est parfait dans ce personnage d'espion amnésique brillant. Bien entendu, un 3ème opus est déjà prévu. Rendez-vous donc en 2006 !

  25. Hell Boy - (6) est une bonne adaptation de super-héros BD, qui ne passe pas loin de l'excellence. En effet, après un début tonitruant qui introduit chaque personnage, le film s'offre de longues digressions (les amours malheureuses de Hell Boy n'atteignent pas en intensité celles de Peter Parker) et quelques ellipses maladroites (Pourquoi Raspoutine n'est ressuscité qu'au bout de 60 ans ? La marque de Liz au front est-elle une marque de possession que seul Raspoutine peut utiliser ?), mais l'inventivité de Del Toro et l'investissement de Perlman font de Hell Boy un bon moment de cinéma fantastique. Vivement le second !

  26. Blade Trinity - (6) clôt la trilogie de Blade, peut-être pas avec brio (le second opus restant le meilleur), mais moins piteusement que ce que la critique annonçait. A partir d'une idée pas très novatrice (devinez qui vient dîner ce soir ? Dracula, bien entendu !), David Goyer nous trousse une histoire SM où Blade est poursuivi par les vampires et les humains. Alors que Whistler quitte enfin la scène (s'il revient dans un 4ème épisode, c'est qu'il est plus résistant que Jason !), c'est au tour de sa fille de seconder notre héros. Son aide sera loin d'être inutile face au John Doe originel, Dominic Purcell, secondé par des vampires pitoyables (quand tueront-ils les gentils au lieu de les torturer ?). Au final, le résultat se regarde sans déplaisir, ce qui est l'essentiel pour un tel film.

  27. L'Enquête Corse - (6) est la preuve que le Clavier du Splendide et autre Mes meilleurs amis existe encore. Sur un scénario drôle (si ! si !), il parvient à camper un Jack Palmer continental totalement perdu face à des insulaires plus vrais que natures (entre les "c'est votre droit" et autre "ma famille habite ici depuis 5 générations, je ne connais pas tout le monde", on rit très souvent aux situations), sans ridiculiser aucun des 2 camps (à part quelques nationalistes et les forces de l'état !). Peut-être est-ce dû à la sobriété (si ! si !) de son jeu en parfait accord avec la corsitude sobre de Jean Reno. Une bonne comédie à la française.

  28. Shrek 2 - (6), suite d'une réussite de l'animation, conserve la bonne humeur et le délire du premier opus. Reprenant l'histoire là où elle s'était arrêtée, ce second volume narre la visite des heureux jeunes mariés chez les beaux-parents. Fidèles à l'original, les réalisateurs dynamitent une nouvelle fois les comptes de fées (la méchante étant jouissivement interprétée par la "Bonne" Marraine). Seul bémol : pour moi, il y manque toutefois un zeste de folie à la Tex Avery qui faisait du premier opus une réussite.
    Allez quand même le voir, vous ne le regretterez pas.

  29. Le Convoyeur - (6) est un bon polar, à la française, certes pas novateur, mais bien interprété, ce qui est l'essentiel. Au cœur d'un univers viril, on croise des personnages fortement névrosés, armés et désabusés. Bien sûr, le final est prévisible (le mystère du personnage joué par Albert Dupontel n'en étant pas vraiment un), mais il importe plus de voir ce qui va nous y conduire que d'y parvenir. En ce sens, le Convoyeur vous fera passer un bon moment.

  30. Une Vie à t'attendre - (6) est le premier film de l'ex-journaliste Thierry Klifa. Entouré de 2 amis, Nathalie Baye et Patrick Bruel, il nous offre une reprise amoureuse près de 20 ans après. Seulement est-il facile d'oublier son présent et les gens qui nous entourent pour faire renaître une aventure, une passion quitte à tout détruire et tout perdre ? Ils n'apportent pas de réponse, mais nous emportent pendant 105 minutes. Un premier essai réussi.

  31. Le Maître du Jeu - (6) est un nouveau film de procès, où manipulation et trahison sont les fondements. Si le scénario propose à Gene Hackman et Dustin Hoffman leurs moments de gloire, il met surtout en valeur John Cusack et Rachel Weisz, dont les motivations demeurent obscures. Une histoire qui tient la route et des acteurs crédibles... Que demander de plus ?

  32. Gothika - (6) est, certes, un film de commande, mais le talent de Mathieu Kassovitz est toujours là. Avec un scénario peu original (des fantômes demandent à une vivante de les venger), il parvient par des choix classiques à instiller la crainte (mais pas la peur... faut pas rêver). Si Halle Berry s'en sort pas trop mal, Robert Downey Jr et Pénélope Cruz sont loin du minimum syndical, voire à la limite du ridicule. A cette remarque près, Gothika s'avère être un thriller honnête.

  33. Open Range - (6) est un western moderne dans son réalisme (les morts du règlement final, les relations homme-femme, l'anti-manichéisme de Kevin Costner...) et respectueux des codes du genre (le propriétaire terrien et son pouvoir, l'humanisme bourru de Robert Duvall,...). Sans atteindre les sommets d'Impitoyable (C.Eastwood - 1992), Open Range est la seconde chance que méritait Kevin Costner (héros, entre autres, d'un Monde parfait). Rien que pour cela, il faut aller le voir.

  34. Ocean's Twelve - (6) est la suite d'Ocean's Eleven, avec son cortège de stars (Brad, Georges, Catherine, Julia ou Matt). Bien que ce second opus ne trahisse pas l'original, son visionnage ne procure pas le même plaisir. Est-ce parce que, cette fois, tous les acteurs ne sont pas traités avec la même attention (y compris la star Julia qui ne fait qu'une "apparition") ou est-ce parce que je suis un enfant gâté qui en veut toujours plus ? Dans tous les cas, s'il y avait un "Ocean's 13", je ne bouderais pas mon plaisir...

  35. Benjamin Gates et le trésor des Templiers - (6) est un palliatif à Indiana IV (qui risque d'être l'Arlésienne du XXIe siècle). Moins bon que l'original mais largement à la hauteur de ces concurrents récents (Tomb Raider et autres Momie), ce Benjamin surfe sur la vague mystico-templière qu'a suscité le triomphe littéraire du Da Vinci code, s'apparentant à un sympathique JDR d'aventure. Nicolas Cage s'amuse, secondé brillamment par Justin Bartha (la vraie découverte de ce film) et Diane Kruger. Les 130 minutes passent rapidement, ce qui est l'essentiel pour un tel film.

  36. Arsène Lupin - (6) est une relecture moderne du personnage de Leblanc par Jean-Pierre Salomé (qui avait déjà sévi avec Belphégor). En choisissant Romain Duris pour le rôle-titre et Kristin Scott-Thomas pour la Comtesse, il avait pourtant les meilleurs interprètes possibles. Malheureusement, à trop vouloir "actualiser", il mélange un peu tout : policier, aventure, fantastique et romantisme, quitte à dénaturer le vrai Arsène (pourquoi avoir changé la nature de son père ?). C'est d'autant plus dommage que Lupin est un héros complexe (vous n'avez qu'à lire 813 pour vous en persuader). Vivement la suite.

  37. Resident Evil : Apocalypse - (6) reprend l'histoire là où le premier opus s'achevait : la ville de Rancoon est envahie par des zombies et la compagnie Umbrella l'isole afin de pouvoir tester son virus. Mlle Jovovich se réveille à ce moment et cherche à sauver sa peau. Malgré un montage excessivement saccadé (10 plans/seconde) et des poncifs idiots (il faut TOUJOURS traverser un cimetière quand on fuit des morts-vivants), cette suite est infiniment supérieure à l'original. Et pourtant, les effets spéciaux ne sont guère meilleurs (regardez la tête du projet Némésis) et l'histoire demeure grosso-modo la même (sauver sa peau !). Alors, comment expliquer ce plaisir à la vision de RE : Apocalypse ? Peut-être est-ce dû au fait que c'est une VRAIE série Z qui s'assume comme telle ? Ou alors étais-je bien disposé ? Dans tous les cas, allez le voir.

  38. Le Cou de la Girafe - (6) est, certes, un nouveau film intergénérationnel (ici, un grand-père et sa petite-fille), mais offre surtout une bouleversante bouffée de vie et de pardon entre un homme, l'immense Claude Rich, et son ex-femme perdue, entre un père et sa fille, émouvante Sandrine Bonnaire, entre une mère et une petite fille, naturelle Louisa Pili. Au final, ce road movie peut s'apprécier sans faire la fine bouche.

  39. La première fois que j'ai eu 20 ans - (6) est le second film de cet automne dont Marilou Berry est la jeune vedette. Ce petit film nostalgique m'évoque Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes (J-J.Zilbermann - 1993) avec sa mère, Josiane Balasko. Ils ont en commun la même innocence et le même regard positif sur les années 60. Au cœur d'une famille (presque) idéale, la jeune Hannah désire intégrer l'orchestre de jazz de son lycée, mais elle doit faire face à l'hostilité machiste de ses coéquipiers. Courageuse et entourée par l'amour des siens, elle réussira à survivre à ses 16 ans. Un bon petit moment à passer.

  40. Fahrenheit 9/11 - (6) est un film bancal, parfois longuet, mais diablement nécessaire. Si Michael Moore offre une première partie informative et drolatique (de loin la plus passionnante pour le public européen), il plonge (à mon sens, lourdement) dans le bourbier irakien (de loin la plus marquante pour le public américain) et s'enlise (parfois) dans un excès d'émotion, sans apporter d'informations pertinentes. Au final, palme d'or ou pas, Fahrenheit a obtenu l'essentiel : pouvoir être vu sur le sol américain et faire prendre conscience (ou refuser de) d'un système bizarrement démocratique.

  41. La plus belle victoire - (6) mélange plaisamment film sportif et romance. Si cette seconde partie est plutôt réussie (grâce à la craquante Kirsten Dunst et à l'intelligent Paul Bettany), il n'en est pas de même de l'univers tennistique. Si très peu de films l'utilisent, c'est qu'il y a des raisons (notamment la monotonie des matchs actuels) et ce n'est pas l'emploi d'effets spéciaux (qui accélèrent drastiquement les échanges) qui rendent cet univers plus intéressant. Cela dit, le tout se regarde sans déplaisir, ce qui est encore le plus important pour un film romantique.

  42. Le Village - (6) a un défaut important et une qualité évidente : être un film de M.Night Shyamalan. Un défaut, car le spectateur cherche à découvrir la surprise finale avant qu'elle n'arrive. Or, celle-ci se découvre très (trop !) rapidement et est (un peu) décevante. Une qualité, car le spectateur est sûr de retrouver un univers fouillé, avec des acteurs convaincants. C'est d'ailleurs le cas ici, ce qui rend au final ce Village un lieu de visite à envisager.

  43. Peter Pan - (6) est la version live du classique de Walt D. Si le début ne paye pas de mine, dès la rencontre Peter / Wendy, la féerie reprend. Evidemment, si vous avez moins de 10 ans, le résultat n'en aura que plus de saveur, mais les parents pourront les accompagner sans perdre leur temps, car Peter Pan est un divertissement familial dans le bon sens du terme (à la fois dans ses qualités, mais aussi ses défauts). Le casting ayant été bien fait (enfants comme adultes), on passe deux heures agréables.

  44. Podium - (6) est une adaptation édulcorée du roman délirant du même nom. Néanmoins, l'essentiel demeure : Bernard Frédéric ne se prend pas pour Claude François, mais fait Claude François comme travail. Nuance importante, mais essentielle afin de nous rendre ce personnage, qui pourrait être ridicule (lorsqu'il fait son cours de Claude François à ses Bernadettes, par exemple), émouvant. En cela, la performance de Benoît Poelvoorde est étonnante. Jamais il n'avait été si crédible dans l'émotion. Rapidement, il abandonne le comique à Jean-Paul Rouve qui, en sosie de Polnareff, en fait des tonnes. Julie Depardieu apporte la touche de réalité qui leur manque, complétant un trio qui vous séduira. Peut-être pas la comédie de l'année, mais un bon film à découvrir.

  45. Comme une image - (6) est le second film d'Agnès Jaoui après le Goût des autres. Si Bacri, (encore) excellent, en est (encore) le premier rôle, il a perdu son humanisme, pour ne plus être qu'égoïsme. Autour de lui gravitent des personnages qui ne cherchent qu'à lui plaire, ne le contrariant sous aucun prétexte quitte à se perdre (comme Jaoui ou Laurent Grévill). Dans cet univers pervers, la fille du célèbre écrivain, la gironde Marilou Berry ne sait plus en qui avoir confiance, croisant l'amour et la sincérité sans les reconnaître. Le tout est parfaitement écrit et joué, mais je suis passé (un peu) à côté. Donc à vous de voir.

  46. Double Zéro - (6) n'est pas une réussite complète, mais est bien plus réussi que la Tour.... Entourés de créatures divines (où ont-ils fait leur casting ?), Eric et Ramzy se donnent à fond dans cette parodie des James B. Bien sûr, le scénario n'a aucune importance dans cette pochade. Seuls l'entrain et la bonne humeur des protagonistes comptent. Et il y en a à revendre. Certes, on ne rit pas à gorge déployée, mais on sourit souvent, ce qui n'est pas si fréquent ces derniers temps.

  47. Les Dalton - (6) est une adaptation maligne de la BD de Morris, puisqu'elle évite l'écueil de la recherche d'un sosie crédible à Lucky Luke (souvenez-vous de Jean-Pierre Talbot "acteur" des Tintin) en se concentrant sur les plus idiots des voleurs de l'Ouest, les frères Dalton. Le duo Eric et Ramzy incarne Joe et Averell avec conviction (ils ont contribué d'ailleurs à l'écriture du scénario), multipliant les facéties. Ils troussent un aimable divertissement familial, dont la seule faiblesse est d'hésiter durant 85 minutes entre leur humour et celui de la BD (Rantanplan et Jolly Jumper sont ainsi d'immenses déceptions). A voir néanmoins pendant les fêtes.

  48. Atomik Circus, le retour de James Bataille - (5,5) marque le retour de Vanessa Paradis au cinéma après le sublime la fille sur le pont (P.Leconte - 1998). Ce film oscille entre l'excellence (grâce à des seconds rôles délirants, la partie comédie multiplie les moments cultes) et le raté (pourquoi greffer une invraisemblable invasion extraterrestre excessivement gore à l'absurde des situations ?). Au final, on ne sait plus très bien sur quel pied danser mais on est certain de replonger dans l'univers déjanté des frères Poiraud : ils sont passés très près du chef d'œuvre !

  49. Malabar Princess - (5,5) reprend beaucoup de l'univers de Jacques Becker (les thèmes humanistes, la Province, Jacques Villeret) mais sans la même élégance. Si cette histoire d'orphelin qui refuse la mort comporte de bonnes idées, elle laisse toutefois une impression étonnante : sans être décevante, elle est parfois agaçante (à l'image du petit héros). Néanmoins, dans une société où le cynisme devient une vertu, Malabar... nous rappelle l'importance de l'espoir et de l'innocence. Peut-être la principale qualité de ce film.

  50. J'me sens pas belle - (5,5) est à la limite du théâtre filmé : unités de lieu, de temps et seulement 2 acteurs. On pourrait donc redouter le pire. Seulement, Marina Foïs n'a jamais été aussi juste (entre émotion et rire) et Julien Boisselier nous offre un été romantique (3 comédies sur le même thème). Certes, la trame s'essouffle deci-delà, mais il y a tant de moments cultes (les tentatives excessives de Marina pour allumer son invité, sa manière d'annihiler toute tentative érotique de Julien). C'est pourquoi je vous invite à mettre vos pas dans cette nième variation de l'amour - célibat trentenaire : rien que pour la chanson de marina, il faut y aller.

  51. Une Affaire de cœur - (5,5) n'est pas la comédie romantique de l'année, malgré la bonne humeur du duo Julianne Moore - Pierce Brosnan. Après un départ hilarant (leur lutte à répétition dans les différents prétoires), leur histoire s'essouffle, à l'image de notre intérêt. C'est dommage car le couple que forme les 2 acteurs (Moore est l'une des meilleures actrices de sa génération, alors que Brosnan est la classe personnalisée) méritait mieux. A voir pour eux, en somme, puis à oublier.

  52. Si seulement - (5,5) reprend l'idée du fabuleux Jour sans fin (H.Ramis - 1993) : recommencer une journée et modifier les évènements que l'on a ratés. Malheureusement, il pêche par une erreur de casting rédhibitoire : la co-productrice Jennifer Love Hewitt joue comme une truelle et horripile plus qu'elle n'émeut. En plus, elle "chante" à 2 reprises. Elle se fait donc plaisir au dépend de celui du spectateur. Grand bien lui face, mais n'a pas la classe de Julia Roberts qui veut. Si seulement laisse un sérieux goût de gâchis. Dommage.

  53. Narco - (5,5) manque de peu sa cible : être une bonne comédie. Si Guillaume Canet campe un narcoleptique rêveur et Benoît Poelvoorde un karatéka fan de Jean-Claude (j'adore la façon dont il enseigne son art à un enfant) crédibles, il n'en est pas de même du choix de Zabou Breitman en femme du héros, leur différence d'âge étant rédhibitoire. Comme le scénario perd peu à peu de son mordant, confondant absurdité et extravagance (par exemple avec les jumeaux tueurs), on finit par se désintéresser de ce qu'on voit. Tant pis.

  54. Nathalie... - (5) est l'exemple typique du film bien joué (avec un faible naturel pour Emmanuelle Béart), doté d'un scénario intelligent, qui m'a laissé totalement indifférent. Et pourtant, il y a énormément de bonnes choses dans ce film d'Anne Fontaine. Allez-vous faire votre propre opinion.

  55. Mafia Love - (5) est une comédie romantique policière comique. Beaucoup de genres pour un seul film, et donc des éléments ratés (surtout l'aspect policier avec sa vendetta de superette). Si Sylvester Stallone ne s'en sort pas trop mal en incarnant un garde du corps amoureux (même quand il parle des flatulences d'écureuils !), ce n'est pas le cas de Madeleine Stowe en très (trop ?) petite forme. C'est d'ailleurs le principal écueil de cette romance. Pour nous faire partager leurs sentiments, il faut que chaque protagoniste y croie également. Dommage pour Sylvester qui sauve presque ce film.

  56. Les Rivières Pourpres 2 - (4,5) avait la lourde tâche de faire oublier l'original qui pêchait par son final (plus que) raté. Si Jean Reno assure (seulement) le minimum vital, ce second opus frôle, hélas, souvent le ridicule (entre le passage secret situé en haut d'une tour à l'ange de l'Apocalypse qui, pour s'échapper, se réfugie en haut d'une usine désaffectée sans aucune issue), multipliant les meurtres inutiles, les plans lunaires et les filtres rouges. On ne s'ennuie pas, mais on a perdu totalement l'univers de Grangé rendant ces Rivières... bien pâles.

  57. Mariages ! - (4) n'est pas exceptionnel, pas très souvent drôle (malgré les nombreuses citations de Jean Dujardin) sur le mariage et ses différentes trahisons. Si l'on a droit à une dizaine de premiers rôles, c'est essentiellement Lio qui s'en sort grandie. On est loin du film de bandes comme les Femmes, les maris, les amants (P.Thomas - 1989) et c'est bien dommage.

  58. Le secret des poignards volants - (4) n'a pas la classe du dernier opus de Zhang Yimou, Hero. Si les images demeurent poétiques et les combats originaux, l'histoire est laborieuse. A ne réserver qu'aux aficionados.

  59. San-Antonio - (4), nouvelle adaptation de l'œuvre de Frédéric Dard, n'est pas une réussite (loin s'en faut) ni un ratage complet. Si on y croise de nombreuses connaissances (Félicie et Toinet, Mr, Mme et Jr Bérurier, Achille, Jérémie Blanc, Mathias et Pinuche), elles sont souvent (très mal)traitées par Frédéric Auburtin et son scénariste (la palme revenant aux 2 derniers cités qui ne sont ni roux ni proche de la momie !). Certes, Gérard Lanvin incarne un San-Antonio crédible, mais il se débat au cœur d'une histoire qui manque de culs, de seins, de rondeurs et de bons dialogues ! Car là, réside la principale trahison de Dard. Ses livres valent surtout par son invention littéraire, ses digressions philosophiques et son amour de la vie. En allant voir ce San-Antonio, vous découvrirez une "comédie" policière classique mais pas une aventure de San-A. Celle-ci reste encore à réaliser, y compris en conservant la majorité des acteurs, mais en respectant Frédéric Dard et ses créations (Où sont le petit pavillon de Saint Cloud, l'appartement des Béruriers et Marie-Marie ?)

  60. Van Helsing - (4) est la preuve qu'un final exemplaire ne suffit pas à assurer la qualité d'un film. En effet, entre des effets spéciaux à la Hulk, un scénario fourre-tout et une esthétique (qui se voudrait très) mode, Hugh Jackman se perd avec tous les amateurs de fantastique. Heureusement qu'après plus de 2 heures d'ennuis, le final rachète beaucoup. Mais pas tout.

  61. Nos amis les flics - (4) est un film de genre qui hésite sur sa réelle finalité. Comédie ou polar, il faut choisir. L'équipe de bras cassés menée par Frédéric Diefenthal avait un fort potentiel comique, mais Bob Swaim (qu'il est loin le temps de la Balance !) les bride trop souvent, ne nous laissant que quelques sourires. C'est trop ou trop peu. Tant pis.

  62. Le Gang de requins - (4) est la première déception de la nouvelle génération des dessins animés 3D. Entre Pixar, la Fox et Dreamworks, on avait eu droit à de petits bijoux. Malheureusement, ce Gang... ne possède qu'une seule idée : avoir un casting de voix prestigieux ! A croire que les 2 réalisateurs ont été dépassés par leurs acteurs. Au final, un film où les plus jeunes des spectateurs s'amuseront, mais pas forcément leurs accompagnateurs.

  63. La ferme se rebelle - (4) est le second Disney de l'année (après l'éreintant Frère des Ours) et le dernier dessin animé 2 D du studio. Que les temps glorieux sont loin ! Si la bande annonce pouvait laisser espérer un adieu à la Kuzco, il n'en est rien et cette histoire (toutefois sympathique) est clairement destiné aux 2-6 ans, sans le second degré qui pourrait faire mieux avaler la pilule aux parents accompagnateurs. Comble de tout : Picsou ne nous donne plus droit aux cartoons Disney des années 50-60 en avant-programme. Fin d'une époque, je vous dis...

  64. Hidalgo - (4) est certes sympathique, plutôt bien joué et assez crédible, mais si, comme moi, les histoires de chevaux ne vous passionnent guère, cela vous ennuiera fortement. Dommage.

  65. Polly et moi - (4) ne révolutionne pas le genre de la comédie romantique (malgré la présence toujours aussi éclatante de Jennifer Aniston). La faute incombe à un scénario qui cherche à marcher sur les plates-bandes de Mary à tout prix, en multipliant les scènes limites (les toilettes que l'on bouche chez la dulcinée, les bruits gastriques excessifs, le match de basket,...). Tout ça parce que les American Pie sont passés par là. On est loin des meilleures comédies romantiques...

  66. Blueberry - (4) est un ovni hallucinogène, loin de l'univers western que l'on pouvait attendre pour l'adaptation d'une B.D. se déroulant au Far West. Que Jan Kounen ait trouvé des financiers (si souvent frileux) pour une telle aventure est un mystère. Qu'il ait, par contre, privilégié l'expérience visuelle et auditive sur l'action n'en est pas un. Entre paysages sublimes à la National Geographic et visages en gros plans, Vincent Cassel avance, peu à peu, vers son passé (et son présent) en s'opposant à Michael Madsen. Cette constante juxtaposition sert le propos du réalisateur. Evidemment, une question demeure : le spectateur adhèrera-t-il à ce trip cinématographique ? Rien n'est moins sûr, mais vous auriez tort de ne pas essayer...

  67. Paycheck - (3,5) aurait pu (dû ?) être un bon film d'anticipation et un second souffle pour John Woo. Mais, une erreur de casting gâche tout : quand est-ce que les décideurs d'Hollywood comprendront que Ben Afflek est incapable d'incarner un (super) héros sans être risible ? Entre son sourire en coin qui nous donne envie de le gifler et ses deux expressions à la Roger Moore, il a le charisme d'une palourde. Heureusement qu'Uma Thurman et Aaron Eckhart sont là ! Ils apportent la vitalité et la perversité qui manquent cruellement au héros. Au final, une bien pâle copie d'un réalisateur en manque d'inspiration.

  68. Bad Santa - (3,5) est certes le film rêvé par les adultes pour cette fin d'année (et non pas les perpétuels contes enfantins et infantilisants), mais à force d'outrance, il perd peu à peu son intérêt. Campant un père noël (très) singulier, Billy Bob Thornton s'amuse à choquer le politiquement correct multipliant mauvaise foi, bitures, saillies et cigarette. Les frères Coen, producteurs et scénaristes de cette ode à Noël, doivent hélas bâtir une histoire autour de ce personnage et ont fini par s'égarer, lui adjoignant un fils et une conquête (sœur de Mère Noël). Au final, cette pochade devient morale, ce qui est sans doute normal pour un conte de Noël, mais un comble pour ce film !

  69. Ladykillers - (3,5) n'est pas le film jubilatoire que j'espérais. Si Tom Hanks en fait des tonnes, il s'épuise souvent en vain, le scénario étant plus que poussif. Les frères Coen sont loin de leur meilleur niveau. Vivement leur prochain.

  70. Tout peut arriver - (3,5) débute bien (Nicholson qui ne sort qu'avec de jeunes femmes se retrouve en week-end chez l'une d'elle, en compagnie de sa mère et sa tante), mais tombe rapidement dans une routine gériatrique (une crise cardiaque est passée par là). Après, peu d'idées viennent nous dérider, ce qui est très ennuyeux pour une comédie, notamment romantique. Dommage.

  71. Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants - (3) est une vraie déception. Présentée comme une comédie de mœurs, la 2ème réalisation d'Yvan Attal cumule de nombreux handicaps, le principal étant de ne pas être à la hauteur de son casting. Entre "humour" pas drôle et nombrilisme gênant, je n'ai pas été emporté par ce film. Tant pis.

  72. Hypnotic - (3) est produit par la BBC et ressemble (à s'y méprendre) à un téléfilm. Sur un scénario faussement mystique, on s'ennuie et on subit une violence inutile. Peu de bonnes idées, une image très sale, pas d'acteurs charismatiques. Je crois en avoir assez dit...

  73. Deux en un - (3) est le meilleur film des frères Farrely si on en croit la presse. Le problème demeure en la faiblesse (l'absence ?) des gags, ce qui finit par se voir dans une comédie. Greg Kinear et Matt Damon ne sont pas mauvais dans ce duo unique, mais on baille plus que l'on rit, et ce n'est pas les divers caméo (comme Cher) qui viennent vous réveiller. Ce début d'année est bien poussif.

  74. Un Crime dans la tête - (2,5) (ré)invente le polar mou, à la Derrick, avec toute l'action et l'intérêt que cela entraîne. Dans une "modernisation" d'un film éponyme de John Frankenheimer (1962), l'oscarisé réalisateur du Silence des agneaux (1991) nous offre un (trop !) long métrage sur la manipulation mentale. Pendant 130 minutes (seulement ?), il oblige Denzel Washington et Liev Schreiber à en faire des tonnes pour pas grand chose. Peut-être pas le gâchis de l'année, mais une belle imitation.

  75. Mon voisin le Tueur 2 - (2) n'était pas une bonne idée. Même si toute l'équipe du premier (sauf Rosanna Arquette) est de retour, ils n'ont pas droit à un scénario malin et drôle. A croire que ces derniers n'avaient que quelques gags en poche et ont voulu trousser une histoire autour. Sans y réussir. Un gâchis agaçant.

  76. Innocence - Ghost in the Shell 2 - (2) est une franche déception qui confond philosophie et esotérisme abscons. Si l'original avait donné ses lettres de noblesse au manga, celui-ci s'oubliera très vite. Si vous voulez retrouver le génie de Mamoru Oshii, revoyez plutôt Avalon (2001).

  77. Alien Vs Predator - (2) était au départ une licence ludique. Des producteurs malins (?) ont alors imaginé pouvoir faire encore plus d'argent en l'adaptant au cinéma. Bien entendu, ce "film" n'a rien à voir avec l'excellente quadrilogie ou le premier Predator (J.McTiernan - 199?). Ridicule et pitoyable sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit après avoir vu ce film. Ce n'est pas tant la déception de la "rencontre" de 2 grands méchants, c'est son traitement qui accélère tout (alors que la montée du suspens était fondamentale dans la qualité des films originaux) et son alliance finale qui gâche beaucoup. Non, ce match est nul. Pour tous.

  78. Frère des Ours - (2) ne laissera guère de souvenirs pour les amateurs du célèbre studio. Rarement (pas depuis Pocahontas en fait), je me serais ennuyé pendant un dessin animé. L'histoire ne s'humanise qu'à partir de l'arrivée des 2 élans (doublés par Kad & O) et l'ourson Kooo-Daaa (!), mais cela ne suffit pas. Pas à fuir sauf si vous avez plus de 4 ans.

  79. Instincts Meurtriers - (1,5) a, d'après la bande annonce, été produit par le producteur de Se7en. Malheureusement, il n'a pas été écrit par le même scénariste et réalisé par le même metteur en scène. Dès lors, Ashley Judd, Samuel L.Jackson et Andy Garcia (rarement aussi mauvais) sont livrés à eux-mêmes et ne s'en sortent pas. Un naufrage.

  80. Cause toujours ! - (1,5) sonne faux et creux. Comment Jeanne Labrune, qui a réalisé C'est le bouquet, a-t-elle pu ainsi se fourvoyer ? Je l'ignore, mais si vous allez voir ce dernier volet de sa trilogie, vous vous poserez la même question que moi. Hélas.

  81. Starsky et Hutch - (1,5) est la nouvelle escroquerie, basée sur l'adaptation d'une série télé. On ne compte plus les échecs et on cherche encore les réussites. Ni vraiment parodique, ni vraiment policier, Starsky et Hutch laisse un goût amer. Et ce n'est pas la visite surprise de David Soul et Paul Michael Glaser qui vient atténuer la tristesse de ce film.

  82. Banlieue 13 - (1,5) essaye de greffer un scénario sur des prouesses athlétiques à la Yamakasi. Hélas, tout ce qui sépare une scène d'action d'une autre est au mieux risible, au pire pathétique. Sans parler des nombreuses incohérences inhérentes au film de genre (notons, entre autres, la rapidité à la quelle la sœur du banlieusard se sort de la drogue - 6 mois de consommation forcée oubliés en 5 minutes !), B 13 multiplie les portraits manichéens, lui faisant perdre énormément d'intérêt. Au final, on se croit (presque) dans un mauvais jeu vidéo, sans pouvoir l'éteindre.

  83. Memories - (1,5) est le 3e film qui traite de la mémoire cette année. Essayant de copier le grandiose Effet papillon et le sympathique Eternal Sunshine..., ces Memories multiplient les effets pathétiques et les mélanges vains entre l'imaginaire, le présent et le passé. Le pire réside (peut-être ?) en le choix de Ryan Phillippe pour le rôle principal. Il est soit transparent, soit excessif dans ses effets, rendant toutes ses apparitions comiques. Comme il est quasiment de toutes les scènes, cela finit par peser sur ce pseudo-thriller. Heureusement qu'on peut l'oublier...

  84. RRRrrrr !!!! - (1) est une immense déception, une daube pas drôle préparée, pourtant, par des comiques brillants : les Robins (qui firent les beaux soirs de Comédie et Canal) et Chabat, l'ex-nul. Alors, je ne ferais aucun jeu de mot sur GRRRrrrr (Pardon, c'était plus fort que moi) et vous encouragerais à revoir leurs Dvd respectifs (celui des Nuls est plus que millionnaire et entre l'Instant Norvégien et Les Robins sont (encore) des cons, vous vous étoufferez...), mais pour leur premier opus en groupe, ce sera sans commentaire supplémentaire.
    "Et qu'est-ce que je fais maintenant ? Qu'est-ce que je fais maintenant ?" Pas une suite à BRRRrrrr (Sorry...)

  85. Catwoman - (1) prouve qu'un bon artisan (Pitof a quand même réalisé Vidocq !) ne suffit pas à faire un bon film. Depuis le génialissime Batman Returns, l'idée d'un spin-off dont Catwoman serait la vedette traînait à Hollywood. Réunir Halle Berry et Sharon Stone sur une même affiche faisait de ce projet un film excitant. Du moins sur le papier. Le résultat est à mille lieues de mes espoirs : clinquant, agaçant, vide d'intérêt, sans scénario, ce film est pitoyable, à l'image des effets spéciaux qui rivalisent avec ceux de Hulk pour le titre des plus mauvais de la décennie. Un film digne d'Ed Wood, en beaucoup plus cher !

  86. Madame Edouard - (1) est un ovni, décrit par la presse comme une parodie déjantée. Je dois être passé totalement à côté et me suis franchement ennuyé pendant le film. Sans commentaire.

  87. La Confiance règne - (1) est une catastrophe. Vulgaire, pas drôle, limite (que vient faire dans une comédie cette ambiance incestueuse personnifiée par André Wilms ?), ce film offre à deux bons acteurs (Cécile de France et Vincent Lindon méconnaissables dans le mauvais sens du terme) des personnages antipathiques que rien ne rachète jamais. On ne s'y attache pas, à l'image du film. Si seulement, on riait une fois...

  88. Albert est méchant - (1) est le prochain téléfilm à succès de TF1 pour le Lundi soir, mais cela ne restera pas dans les mémoires des cinéphiles. Si on commence à s'habituer aux choix douteux de Christian Clavier (Mes meilleurs copains sont bien loin), cela faisait longtemps que je n'avais pas vu Michel Serrault incapable d'assurer le minimum syndical. Alors, qu'ajouter sinon rappeler que le public a largement boudé ce "film" et que parfois, il ne se trompe pas.

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