Quelques idées de films



Voici 19 ans que je vous propose quelques conseils cinématographiques. Par esprit de sublimation, je ne modifie pas cette phrase d'introduction :

  1. Deadpool - (8,5) réconcilie le téléspectateur adulte avec l'univers Marvel dont les déviances de pouvoirs ont fini par effacer le fun et/ou les réflexions sociétales originelles (Les X-Men ont été créés pendant la lutte pour les droits civiques). Dès son générique drolatique, on sait que Deadpool va être différent. Le classement R américain et le mini-budget alloué par la Fox pour cette adaptation laissaient augurer d'un respect total du personnage originel sexué, violent et vanneur. Joie et alacrité ! Le film de Tim Miller ose tout, notamment la fin du 4e mur puisque Ryan Reynolds s'adresse constamment au spectateur y compris lors des pires scènes de bastons. Son obstination à vouloir incarner l'antihéros rouge est récompensée au delà de ses espérances par le succès planétaire et inattendu de ce 1er volet et la qualité jusqu'au-boutiste du scénario, qui ramène sur terre les combats en les rendant moins anecdotiques que ceux d'Ant-Man (P.Reed - 2015). Le plaisir régressif de ce film absolument pas 3D est alors total, entre sexe revigorant (Rhô, la journée de la Femme !), blagues politiquement incorrectes (Mais oui, on peut écrire un nom avec des cadavres) et autodérision Tex Averyenne. Une réussite à voir et revoir.

  2. Truman - (8) a mis une longue année pour traverser la frontière pyrénéenne après ses 3 Goyas et on aurait eu bien tort de ne pouvoir le voir tant l'humanisme qui s'en dégage parle à tous. Venu à Madrid rendre visite à son meilleur ami mourant - Ricardo Darin bouleversant d'humanité, Tomas - Javier Camara parfait complice ahuri - va l'accompagner dans ses démarches d'adieux, couvrant régulièrement les mensonges - superbe scène avec son ex-femme après un voyage à Amsterdam - et les revanches - comment gâcher le repas de pseudo-amis. Pudique sans faux sentimentalisme, leur amitié nous bouleverse par sa sincérité et ses maladresses - joli final à l'aéroport ou salut amical inattendu. Epaulés par la craquante Dolores Fonzi et une mise en scène qui sait accompagner sans être intrusive, leur périple est une bulle de légèreté dont l'été a largement besoin. Superbe.

  3. Zootopie - (8) est la nouvelle réussite des Studios Disney qui ferait presque passer Pixar et Consorts pour ringards. Cette fois, la firme aux Grandes Oreilles nous plonge dans une cité où toutes les animaux coexistent en paix. Première lapine à avoir intégré les forces de police, Judy doit faire face aux préjugés de ses collègues gros bras et se voit cantonner à la circulation. Lorsqu'elle accepte d'enquêter sur la disparition de 14 prédateurs, elle s'associe avec Nick, un renard arnaqueur et désinvolte. Loin d'être simpliste, cette enquête policière ne néglige pas le public adulte au profit des plus jeunes, en démultipliant les références (Ah, ce Parrain revisité ! La carotte d'Apple!) et les gags jusqu'au-boutistes (Evidemment les paresseux !). La famille y trouvera naturellement son plaisir tant l'animation, les personnages - et leur background - et le final sont réussis. A voir pour inspirer notre propre société.

  4. Médecin de campagne - (7,5) voit Thomas Lilti poursuivre sa description de l'univers médical en s'intéressant, après l'internat d'Hippocrate (2014), au médecin rural, confident et soigneur, qui sacrifie son existence à celles de ses patients éloignés. Il confie ce presque-Dieu au débonnaire François Cluzet - parfait d'humanité - qui, atteint par un cancer, doit lever le pied et accepter la présence d'une jeune consœur - Marianne Denicourt lumineusement envahissante - pour le seconder. Ne confondant pas niaiserie et naïveté, Lilti se sert de son expérience personnelle pour dépeindre quotidien et choix cornélien (incarné par Guy Faucher qui veut partir chez lui), renoncements - familiaux, entre autres - et joies simples (le bal western, entre autres), séductions et petites mesquineries montrant à quel point ces Médecin(s) de campagne sont les derniers moines-soldats de notre époque. Un hommage vibrant et brillant au don de soi, parfaitement cinégénique.

  5. Sausage Party - (7,5) : Jubilatoire et Hardcore.

  6. Le monde de Dory - (7,5) est la suite que personne n'attendait du Monde de Némo (A.Stanton & L.Unkrich - 2003) et qui laissait craindre que Pixar souffre du syndrome Dreamworks en choisissant de sacrifier ses chefs d'œuvre à l'aune de la franchise. Jusqu'à présent, en dehors du ratage infantile de Cars 2 (J.Lasseter & B.Lewis - 2011), cette peur n'a pas été confirmée et ce second volet en est la nouvelle preuve. On retrouve donc avec beaucoup de plaisir le trio Dory - Marin - Némo partis découvrir les origines de l'amnésique Dory, explorant notamment le parc aquatique de Sigourney Weaver accompagnée par LA réussite de cette suite : Hank le poulpe. Délirant et chauffeur, il va permettre à notre héroïne de retrouver sa Destinée - réelle et cétacée, ses parents et l'océan. On pourra évidemment reprocher ce final heureux et familial. Mais ce serait oublier le long périple chaotique de notre poisson aussi drolatique - vive les éléphants de mer ! - qu'émouvant, aussi mouvementé - les 2 voyages parallèles de Dory-Hank et de Marin-Némo - qu'inquiétant - quand Dory se retrouve toute seule, aussi référencé que superbement animé. Un bon Pixar d'été, en somme !

  7. Eddie The Eagle - (7,5) est un Feel-Good Movie inspiré - mais largement inventé - d'une histoire vraie, celle de Michael Edwards unique sauteur à ski anglais des JO de Calgary 1988 bon dernier mais coqueluche du public et de la presse internationale. Dans la version de Dexter Fletcher, celui-ci (Taron Egerton génialement lunaire) devient un illuminé optimiste convaincu de pouvoir participer aux JO. Ainsi, après un générique drolatique qui le voit échouer constamment pendant son enfance et son adolescence ou son renvoi de l'équipe britannique de ski alpin, c'est par hasard qu'il choisit le saut à ski pour parvenir à ses fins et qu'il rencontre son entraîneur - Hugh Jackman méritant, mais purement inventé. Dès lors, sans technique et en totale inconscience, il va parvenir à sauter au-delà des 61 m fixés par sa fédération pour se rendre au Canada. D'improbable, le duo va accomplir ce qu'aucun comité n'avait envisagé obligeant même les autorités à changer les règles du jeu et empêcher le vrai Eddie à retenter sa chance. Ce faux biopic se concentre sur l'essentiel : l'accomplissement d'un rêve et la folie positive d'un homme, Jean-Claude Dusse avant l'heure. Au final, on passe un moment revigorant de bonheur simple. À voir et à revoir.

  8. Legend - (7,5) ne renouvelle pas le thriller par son thème - l'ascension et la chute des jumeaux Kray au cœur des Swinging 60's maffieuses londoniennes, mais par son interprète principal - Tom Hardy - qui convainc aussi bien en sociopathe lunatique qu'en amoureux entrepreneur. Sa performance est mise en valeur par la délicatesse d'Emily Browning qui narre les événements qui ont conduit les frangins définitivement en prison. Brian Helgeland, scénariste entre autres de L.A. Confidential (C.Hanson - 1997) ou Mystic River (C.Eastwood - 2015), ne bouleverse pas les codes du genre mais parvient à maintenir la tension malsaine de cette relation pas si fraternelle. Au final, cette Legend mérite d'en devenir une.

  9. Rogue One - (7,5) : Jubilatoire & Intelligent.

  10. Infiltrator - (7,5) : Suspens et Histoire vraie.

  11. Sing Street - (7,5) : Rafraîchissant et Back to the Future.

  12. Sully - (7,5) : Injuste et Fascinant.

  13. Dalton Trumbo - (7) nous offre une version ironique de l'époque Maccarty en s'intéressant au brillant scénariste Dalton Trumbo devenu persona non grata à Hollywood après son placement sur la Liste des 10. Accusé de communisme et black listé, Trumbo multiplia les pseudos pour continuer à vivre de ses scenarii, remportant 2 Oscars au Grand dam des patriotes - The Duke et Hedda Hopper en tête. Bryan "Eisenberg" Cranston l'incarne avec un cynisme nécessaire à un tel personnage qui, pour défendre ses idéaux, sacrifia tout, y compris - ou en priorité - sa famille. Sa performance semi-hilare accentue la portée universelle de cette histoire de David contre Goliath, soulignant parfaitement la bêtise des paranoïaques ou le sacrifice d'une génération. Entre des seconds rôles brillants (Elle Fanning et Louis C.K. en tête) et une mise en scène enlevée, ce biopic séduit pleinement.

  14. Tu ne tueras point - (7) : Impressionnant et Retour à la vie de Mel Gibson.

  15. Tarzan - (7) est une belle surprise. Malgré 46 adaptations cinématographiques, le quatuor de scénaristes réussit à surprendre en inventant une histoire Post-Greystoke (H.Hudson - 1984) et en y introduisant quelques flashbacks iconiques. Ainsi, alors qu'il coule des jours paisibles dans son manoir avec son amour (Craquante Margot Robbie), l'ex-roi de la Jungle (parfait Alexander "True Blood" Skarsgard) accepte de revenir au Congo à la demande du gouvernement britannique et d'un émissaire du président américain (Samuel L. Jackson sidekick rigolard). Il ignore évidemment qu'il va devenir l'instrument de l'éprouvant capitaine belge (Christoph Waltz méchant européen en chef à Hollywood) Léon Rom pour obtenir des diamants et des esclaves. Entre combats et vols en lianes attendus, la mise en scène de David "HP" Yates virevolte ne laissant aucune respiration au spectateur, la faute à des effets spéciaux convaincants, une interprétation au cordeau de tous y compris les acteurs secondaires, des valeurs modernes et humanistes et une trame originale. Un vrai divertissement d'aventures, ce qui est plutôt rare ces derniers temps.

  16. Passengers - (7) : Spatial et un Trio d'acteurs brillant.

  17. Comme des bêtes - (7) brille par son inventivité en suivant la vie secrète d'animaux domestiques - notamment un duo canin confronté à un gang de chats, au personnel de la fourrière et à une Confrérie antihumains menée par un lapin fou à lier. si Max attend tous les jours sa maîtresse avec impatience, l'arrivée du gros Duke envahissant son appartement et lui disputant potentiellement l'affection de Cathy va les entraîner dans une folle journée - révélant les sentiments de sa petite voisine ou leur offrant un trip saucisse. Bourré de gags réussis, ce dessin animé prouve qu'Illumination Mac Guff est un réel concurrent au trio Pixar - Dreamworks - Blue Sky Studios, ne se contentant pas seulement de son Grunivers (2010 - 2013 - 2015), mais en nous offrant la meilleure comédie de cet été.

  18. Creed : L'héritage de Rocky Balboa - (7) clôt l'aventure commencée 40 ans plus tôt par le plus célèbre étalon italien, Sylvester Stallone. Définitivement à la retraite, celui-ci accepte de coacher le fils de son ancien adversaire et ami Apollo Creed. La tâche est d'autant plus ardue que celui-ci sort de prison et que la boxe est sa seule chance de rédemption. Entre les deux, va s'installer une relation père-fils (souvent) réversible, quand le Sage devra faire face à un cancer, équilibrée parfaitement par les séances d'entraînement et les matchs au cordeau. Car n'oublions pas que la boxe demeure au centre de cette série, avec ses valeurs et sa violence. Comme Michael B. Jordan est un héritier qui a les épaules assez larges pour reprendre le flambeau, ce spin-off est une agréable surprise.

  19. Captain America : Civil War - (7) est le plus réussi des chapitres de la trilogie Stars and Stripes car, en s'apparentant davantage à un nouvelle aventure des Avengers (2012 - 2015) - sans les personnages mastoc, il parvient à garder sa morale Boy scout sans pesanteur excessive. Cette fois, après une nième mission qui a conduit à de multiples morts collatérales, le gouvernement américain veut reprendre en main les actions des superhéros, poussant Steve Rogers à s'opposer à Tony Stark - et leurs amis respectifs. Si cet opus n'introduit pas de nouveaux superméchants mais un humain - Daniel Brühl investi - décidé à venger la mort accidentelle de sa famille, il boucle admirablement l'arc du Soldat de l'Hiver et laisse augurer d'une nouvelle ère captivante. Entre une bataille épique - dont un retour teasé dans les bandes annonces - et un final inquiétant, les frères Russo nous offrent le meilleur film Marvel - hors X-Men, évidemment - en revenant aux fondamentaux du Captain, humain avant d'être super.

  20. Cigognes et compagnie - (7) : Business plan brillant et Familialement rigolo.

  21. Snowden - (7) : Version Live et Consternante vérité.

  22. Le Livre de la Jungle - (7) est la 4e adaptation live d'un classique Disneyen et réussit une fois de plus à remplir parfaitement son cahier des charges. Il faut dire que les effets spéciaux rendent vivants les animaux qui entourent ou s'opposent au jeune Mowgli - Neel Sethi digne héritier de Sabu. Or dès que cette gageure est remplie, le nouveau film de Favreau devient une féérie crédible où un enfant a été élevé par une meute de loups, où les singes vivent dans un vieux temple perdu sous le commandement d'un géant qui aspire à s'humaniser grâce au secret du feu, où le conseil des animaux sauvages parvient à faire coexister herbivores et carnassiers et où "Il en faut peu pour être heureux" n'a pas disparu ! Au final, cette relecture satisfait à tous ses objectifs, du divertissement au réalisme, de l'émotion aux rires, de la simplicité à l'évidence. Espérons seulement que la suite sera à la hauteur.

  23. Conjuring 2 : Le cas Enfield - (7) surpasse sans soucis le premier volet de la nouvelle franchise horrifique de James "Saw" Wan. Cette fois, on aborde le cas surnaturel le plus célèbre d'Angleterre qui vit la famille Harper être terrorisée par un fantôme entre 1977 et 1979. Abondamment couvert par la presse de l'époque et ne concernant absolument pas la famille Warren dans la réalité, cette possession captive tout de suite le spectateur sans abuser de Jump Cuts et autres effets sonores pathétiques. Ici, tout s'imbrique - apparitions aquatiques, destructions cuisinières, possessions enfantines - pour nous faire flipper tout en ayant un discours (quasi) rationnel. Le duo principal - Vera Farmiga / Patrick Wilson - incarne brillamment l'objectivité scientifique loin de toute fascination spirituelle, terrifiant davantage qu'une agitation burlesque. Au final, C2 est le meilleur Roller Coaster horrifique depuis le premier Saw (2005). De James Wan.

  24. Vaiana, La légende du bout du monde - (7) : Dieu Maori jouissif et Aventure maritime.

  25. Mademoiselle - (7) : Erotiquement pervers et Twist chinois.

  26. Spotlight - (6,5) est du cinéma adulte à l'ancienne qui suit l'enquête vitale d'une équipe de journalistes du Boston Globe sur des suspicions d'abus sexuels de la part de prêtres catholiques. Pendant une petite année, un pôle de journalistes dirigé par Michael Keaton va se confronter à une omerta de l'Eglise et des institutions - aussi bien judiciaires que politiques de Boston. Pour résumer 12 mois en 2 heures, il faut évidemment faire des choix, mais les ellipses ne nuisent en rien au plaisir du spectateur, puisque chaque acteur - Rachel McAdams, Liev Schreiber ou Mark Ruffalo - a sa scène de gloire faisant avancer l'enquête vers le dénouement glaçant que rappelle d'ailleurs le générique de fin. Bien sûr, on pourra regretter l'absence du quotidien des journalistes ou de la perception de l'Eglise. Mais, Tom McCarthy a fait le choix de montrer l'abnégation et les méthodes des journalistes, transformant le tout en un thriller captivant.

  27. War Dogs - (6,5) : Bras cassés véridiques et Armée bas de plafond.

  28. Nerve - (6,5) propose une version 2.0 du Prix du danger (Y.Boisset - 1982) en plaçant l'effacée Emma Roberts et le ténébreux Dave Franco au cœur d'un jeu suivi par des Follow-voyeurs avides de sang (le final remplissant parfaitement sa fonction) et de frissons à peu de coût. Recevant sur leur mobile des défis, les joueurs voient leurs gains augmenter ou disparaître, à l'instar de leurs éphémères relations, en fonction de leur popularité. Si la critique sous-jacente de notre modernité n'est pas essentielle au plaisir de ce film d'anticipation, il ajoute un charme certain aux péripéties plutôt enlevées de cette bonne surprise estivale. Pour une fois qu'un divertissement à thèse nous fait rester dans une salle climatisée, pourquoi bouder son plaisir ?

  29. Les huit Salopards - (6,5) est la nouvelle aventure outrancière de Quentin Tarantino qui avait renoncé à la tourner après que son scénario est filtré sur le net. Heureusement pour nous, amateur de western spaghetti, il s'est décidé à nous présenter cette rencontre impromptue dans une auberge d'un chasseur de primes - Kurt Russell - et sa prisonnière - Jennifer Jason Leigh - et une poignée de personnages inquiétants - Samuel L.Jackson et Walton Goggins croisés sur la route enneigée, Bruce Dern général confédéré... . Surchargé de dialogues comme à son habitude, ce film est découpé en chapitres parfois paroxystiques - et le flingage de personnages - parfois flashbacks pour expliciter la situation. Bien sûr, on pourra lui reprocher son amour du Grand Guignol (mais oui, les têtes explosent !) ou sa durée hypertrophiée (2 h 48, sérieusement ?). Mais au final, ce grand Huit émotionnel vaut le coup de feu.

  30. Les animaux fantastiques - (6,5) : Plaisir de retrouver l'univers Harry Potter et Magique J.K.Rowling.

  31. Money Monster - (6,5) marque les retours de Jodie Foster à la réalisation et Julia Roberts et George Clooney comme partenaires. Ce dernier incarne un présentateur vedette d'émissions financières fier de ses petites influence et renommée jusqu'à l'arrivée d'un spectateur - Jack O'Connell dépassé - ruiné par ses conseils venu le prendre en otage afin de lui faire avouer en direct sa responsabilité. Si les rebondissements - et l'arrogance aveuglante du spéculateur en chef - sont prévisibles, la mise en scène et l'empathie stockholmoise envers le trio principal maintiennent l'intérêt de ce thriller (quasi) en temps réel - et pourtant très découpé, d'autant que Foster passe après The Big Short : Le casse du siècle (A.McKay - 2015). Une bonne plongée fangeuse dans le cynisme de notre société d'information-spectacle, aussi indécente que clinquante.

  32. Miss Peregrine et les enfants particuliers - (6,5) : Retour gagnant de Tim Burton et Boucle temporelle flippante.

  33. The Nice Guys - (6,5) est un hommage pastiche aux Buddy Movies burnés des 70's. Racontant l'enquête de détectives - la brute Russell Crowe et le père de famille célibataire Ryan Gosling tendance niais confiant - sur le faux suicide d'une vedette porno, Shane Black s'offre une récréation rafraichissante (Très jolie retrouvaille aux toilettes des futurs acolytes) où le décalage est plus important que la résolution de l'affaire (Ah, cette fuite silencieuse en ascenseur lors d'un gunfight imprévu !). L'association éléphantesque des Laurel et Hardy de l'investigation est une des très nombreuses réussites de ce scénario qui mêle sans répit érotisme et violence, personnages borderline (Vive l'amour maternel) et coolitude d'époque. Perdu après le four du pourtant génial Au revoir à jamais (R.Harlin - 1996), Shane Black poursuit son parcours de réalisateur sans faute après Kiss, Kiss, Bang, Bang (2005) et Iron Man 3 (2013).

  34. Docteur Strange - (6,5) : Benedict Cumberbatch et des Effets spéciaux sous LSD.

  35. Mr Holmes - (6,5) a le mérite de proposer une nouvelle vision du personnage créé par Arthur Conan Doyle en 1887 - et modernisé brillamment par Mark Gatiss et Steven Moffat dans la série éponyme de la BBC. Cette fois, on le retrouve seul - Watson et Cie sont morts depuis longtemps- et quasi-sénile en 1947, retraité dans le Sussex avec sa gouvernante et son fils. Ce dernier, fasciné par les écrits qui ont rendu le vieillard célèbre, attend impatiemment les dernières pages rédigées par le vieux détective sur une affaire âgée de 50 ans. Mais entre une mémoire parcellaire et une intendante qui aspire à une meilleure place, l'avancée de cette nouvelle est erratique, au grand dam de son jeune lecteur. Le charme de cette relecture réside en la fragilité mentale du héros, qui fait douter à chaque instant le spectateur de son équilibre ou de sa fulgurance (jusqu'à sa déduction sur le voyage de sa gouvernante) et sa relation intime avec son jeune et brillant groupie - étonnant Milo Parker. La performance en abîme d'Ian McKellen n'y est pas non plus étrangère. Dès lors, leurs joutes juxtaposées à l'enquête Kelmot rendent ce Mr H tout à fait fréquentable.

  36. Beauté cachée - (6,5) : Mélo surnaturel inattendu et Will Smith enfin à nouveau convainquant.

  37. Jack Reacher - (6,5) : Prologue génial et Castagne à gogo moins bas de plafond que la moyenne.

  38. Premier Contact - (6) : Science-fiction intelligente et Extra-terrestres incompris.

  39. X-Men : Apocalypse - (6) poursuit honorablement les aventures des mutants parias lors d'un 6e (Si ! Si !) opus en reprenant les héros de la 2nde trilogie (2011 - 2014) et en les confrontant, dans les années 80, au premier d'entre eux et quasi-Dieu, Apocalypse - Oscar Isaac de retour après SW : Le réveil de la Force (J.J.Abrams - 2015). Après avoir recruté ses 4 Cavaliers - dont Magnéto, il aspire à détruire notre monde pour en bâtir un plus "sain" (Au moins, Famke "Jean Grey" Janssen avait une raison empathique de le faire lors du 3e volet). Certes, la trame est déjà vue et la volonté d'en faire toujours plus nuisible au plaisir du spectateur - surtout le sauvetage de Quicksilver et le retour à la normale en mode accéléré après la victoire des Gentils. Mais la franchise initiée par Bryan Singer en 2000 parvient toujours à nous divertir à défaut de nous faire (toujours) réfléchir.

  40. Captain Fantastic - (6) : Education alternative et Famille unie.

  41. Kubo et l'Armure magique - (6) : Animation merveilleuse et Feuilles volantes.

  42. Inferno - (6) : Trilogie réussie et Course poursuite mystique.

  43. Les Trolls - (6) : Can't Stop the Music et Fourrure flamboyante.

  44. Remember - (6) nous offre un polar mémoriel arthritique qui voit Zev - Christopher Plummer ahurissant, rescapé d'Auschwitz frappé de démence sénile, tenter d'éliminer le nazi qui extermina toute sa famille 70 ans plus tôt. N'ayant qu'un nom, il suit les directives données par son ami d'hospice - Martin Landau post-retraité - pour le retrouver aux 4 coins de l'Amérique du Nord. La réussite de ce thriller repose alors sur la course contre la montre entre ce qu'il a oublié et ce qu'il va oublier faisant de son enquête un improbable voyage dans le temps. S'appuyant sur un script malin à l'exception de twists prévisibles, Egoyan nous convainc sans mal de l'âpreté de la tâche de son héros, nous rappelant son état régulièrement par ses rencontres ou la recherche de son propre fils. Son road-trip fascine autant qu'il interroge sur les dérives d'une vengeance qui s'oublie. La vieillesse n'est alors pas qu'un naufrage comme le démontre ce parcours (presque) inattendu.

  45. Deepwater - (6) : Catastrophe pétrolière et Grand spectacle tardif.

  46. Ave, César ! - (6) est un hommage parodique au cinéma chatoyant des années 30, entre les Ziegfeld Follies aquatiques et le jeune premier incapable d'incarner autre chose qu'un cow-boy - Alden Ehrenreich convainquant, en passant par la star bas de plaf' kidnappé - George Clooney plus vrai que nature - ou le danseur vedette particulièrement à l'Est - Channing Tatum qui s'amuse le plus. On suit la très (trop !) longue journée de Josh Brolin, "fixer" chez Capitole, en charge de tous les tracas du Studio Hollywoodien. Bien sûr, on pourra regretter le manque d'inspiration de la fratrie qui ne maintient pas la jubilation jusqu'au bout de leur histoire, comme s'ils n'avaient pas osé un final à la Docteur Folamour. Certes, c'est de la gourmandise mais quand même...

  47. Tracks - (6) adapte le périple de Robyn Davidson qui traversa en 1975 le désert australien avec 4 chameaux et qui publia le récit de son aventure en 1980, 5 ans après avoir été l'objet d'un reportage du National Geographic. Pour l'incarner, John Curran a choisi Mia Wasikowska plus convaincante en baroudeuse qu'en Alice (2010 - 2016). De tous les plans, elle nous évite l'introspection lourdingue en accentuant le road-trip aussi bien spirituel (notamment dans sa partie aborigène) que visuel. En parallèle, Adam "Kylo Ren" Driver campe le photographe du NG avec une bonhommie initialement envahissante et détestée (On ne viole pas le secret d'une cérémonie mortuaire !) avant de devenir cruciale pour ne pas sombrer dans la folie et comme ancre sociétale. Si la traque touristique est d'une pénible actualité, ce voyage mérite d'être suivi, tant il apaise par son jusqu'au-boutisme et interroge par sa folie. Une belle surprise qui aurait mérité davantage de salles lors de sa sortie.

  48. Angry Birds - Le film - (6) est une agréable surprise tant l'adaptation cinéma d'une appli téléphonique semblait incongrue. Pourtant en se concentrant sur le (très) sale caractère de Red qui jure dans un univers de bisounours ailés, le duo de réalisateurs parvient à nous faire rire pendant 98 mn - en intégrant même la destruction des maisons des cochons par catapultage des volatiles. Forcé à suivre un cours de gestion de la colère, celui-ci va sympathiser avec un trio de parias jusqu'à l'arrivée d'encombrants "naufragés" : les envahissants cochons verts. Alors que tous les trouvent mignons, il va essayer de réveiller ses coreligionnaires face aux vraies intentions de ces gentils cowboys cochons, quitte à faire appel à l'aigle protecteur de leur île disparu depuis longtemps. Bien sûr, la cible est plutôt jeune et familial (personne ne peut disparaître même le roi vert !). Bien sûr, les gags récurrents sont légions (Et Boom boom). Bien sûr, la psychologie des personnages est succincte (Mais qui s'en soucie ?). Pourtant, ce dessin animé divertit pleinement en attendant les prochaines sorties 3D à venir.

  49. 13 Hours - (6) témoigne du talent d'artificier et/ou de conteur de Michael Bay qui nous propose un survival militaire tiré d'une histoire vraie - et évidemment héroïque. Il nous plonge - avec un réalisme bluffant - dans le Benghazi (Libye) du 11 Septembre où un groupe de mercenaires en charge de la protection d'une base secrète de la CIA lutta pendant une nuit contre des assaillants venus assassiner l'ambassadeur américain. Si la première partie suit l'installation et les multiples missions de l'équipe au cours des mois précédents l'attaque, le rythme devient frénétique lors de l'assaut du Consulat - où la bêtise lâche du (futur décoré) responsable de l'antenne de la CIA coûta, autant que les actions des milices islamistes, la vie de l'Ambassadeur. Pendant 80 mn, Bay filme ces héros au plus près de l'action et de l'absurdité des règles en place, nous laissant espérer, contre toute logique, à leur survie. Sa bataille nocturne surclasse toutes ses précédentes guerres intergalactiques et prouve qu'il est meilleur et plus libre dans ce genre à petit budget.

  50. Bad Moms - (6) est la version hollywoodienne - synonyme d'anodin mais sympathique - de Femmes au bord de la crise de nerfs (P.Amaldovar - 1989). Cette fois, c'est une mère - parfaite Mila Kunis - confrontée à un travail chronophage - mais sans reconnaissance, un mari indigent et masturbateur, deux enfants en suractivités et une présidente des parents d'élèves trop parfaite pour être honnête - Christina Applegate en peste jubilatoire - que l'on suit jusqu'à son salutaire pétage de plombs aux côtés de la très dépassée Kristen Bell et de l'imposante Kathryn Hahn. Sans partir sur la route à la Thelma et Louise (R.Scott - 1991), le trio va organiser la rébellion contre la bienséance et révolutionner l'existence des autres mères aussi dépassées qu'elles. Cela ne vole ni très haut ni très surprenant, mais la bonne humeur des actrices et les dialogues parfois relevés par un peu d'outrance vulgaire font de cette comédie mineure un divertissement réussi.

  51. Mr Wolff - (6) : Comptable précieux et Twist parachuté.

  52. Batman V Superman : L'aube de la Justice - (6) surprend à nouveau en rendant la rencontre des figures emblématiques de DC Comics captivante. Débutant par les conséquences terriennes du combat entre Zorg et Superman - entre vies détruites ou amputées, il met en place la volonté d'un Bruce Wayne vieilli - Ben Affleck intéressant choix - à protéger l'humanité d'un être (quasi) omniscient. Si leur combat ne survient qu'au bout de 110 mn, elle est à la hauteur de l'attente, violente et sanglante comme promise par Batman. Hélas, le plaisir est minoré par le sérieux jusqu'au-boutiste d'Affleck et Cavill, écrasés par le poids du monde, l'exaspérant Lex Luthor - Jesse Eisenberg excessif en roue libre - ou la présence-vignette de Wonder Woman (et des futurs membres de Ligue de la Justice). Heureusement, l'ultime demi-heure (du combat contre un Doomsday réellement létale à l'épilogue commémoratif) redonne le sourire du spectateur, nous laissant augurer d'une future franchise jouissive. Au final, BvS n'est pas le Livre 1 fantasmée par DC comics mais vaut bien mieux que son lynchage programmé.

  53. American Nightmare 3 : Elections - (6) poursuit l'aventure de La Purge après 2 opus malins (J.DeMonaco - 2013 - 2014). Cette fois, l'héroïne est une sénatrice prête à devenir présidente en prônant la fin de la purge annuelle. Bien entendu, le gouvernement en place va essayer de profiter de celle de l'année en cours pour s'en débarrasser, notamment par la trahison de ses gardes du corps. Les règles du jeu sont connues avec d'un côté les méchants ridicules - Ah, ces Spring-Breakers en petite tenue ou ses européens en touristes sanglants ! - et de l'autre les gentils solidaires - De Frank Grillo en mode survivor au gentil Mykelti Williamson sacrificiel. Mais le charme opère toujours car il ne se concentre pas sur le Grand Guignol, mais sur la réflexion morale non dénuée d'un humour pervers. C'est assurément sanglant, mais intelligemment addictif.

  54. Agents presque secrets - (6) confirme l'intelligence et le second degré de Dwayne Johnson capable de jouer aussi bien les gros bras sérieux que les décérébrés à la Tais-toi ! (F.Veber - 2003). Cette fois, il incarne un ex-lycéen souffre-douleur devenu agent secret poursuivi pour le meurtre de son coéquipier qui fait appel à un ex-coreligionnaire exploité - Kevin Hart - pour l'aider à stopper un mystérieux pirate. Ce Buddy-Movie calibré à la virgule remplit son quota de scènes d'action et de sketchs souriants, sans se prendre au sérieux ou nous, la tête. Bien sûr, le scénario n'est pas shakespearien - l'identité du méchant ne surprenant jamais - et s'oublie parfaitement une fois la salle de cinéma quitter. Mais, les acteurs et le réalisateur font honnêtement le job afin de nous divertir. C'est fun et parfaitement anecdotique mais à voir quand même avant de retourner au travail.

  55. Chair de poule - Le film - (6) réussit le passage sur grand écran de la série littéraire et télévisée éponyme. Zack Cooper, un ado nouvellement arrivé dans la petite ville de Madison, sympathise avec sa jolie voisine dont le père - Jack Black parfait dans le rôle de l'auteur maudit - n'aspire qu'à rester isoler. Un secret suscitant toujours l'intérêt et les frissons, l'écervelé amoureux et un ami geek - Choix tellement original - vont pénétrer chez ce dernier et ouvrir un manuscrit de la série CdP et déclencher l'attaque de créatures les plus antipathiques possibles. Soutenu par des effets spéciaux convaincants et des péripéties 2nd degré, ce divertissement familial rappelle que la littérature enfantine a largement évolué depuis les années 80 pour s'adresser à tous. Comme ce film.

  56. Star Trek : Sans limites - (6) s'éloigne de plus en plus de la série originelle en proposant une version de l'USS Enterprise infiniment plus mouvementée et destructive que la version Shatner présente en hommage à Leonard Nimoy. Cette fois, parti en mission de sauvetage, l'équipage de Chris "Kirk" Pine se voit attaquer et leur vaisseau détruit par un essaim de vaisseaux commandé par le terrible Krall. Si on sait que leur survie - à l'exclusion de personnages inconnus - et le triomphe du bien contre l'anéantissement alien sont assurés, l'interaction entre les acteurs principaux et les 2 nouveaux extra-terrestres (Idris Elba terrifiant même masqué et Lydia Wilson future figure de la Fédération) rendent ce 3e volet (2009 - 2013) parfaitement regardable. Si on peut regretter néanmoins le manque de surprises de cet épisode et la surexploitation d'une 3D peu lisible parfois, la canicule se supporte davantage dans une salle de cinéma.

  57. La couleur de la victoire - (6) est un biopic sportif qui suit l'aventure olympique de Jesse Owens en 1936. Entre ségrégation - incroyable entrée du couple Owens, star d'une soirée, par les cuisines - et amitié sportive entre l'athlète et son coach - Stephan James et Jason Sudeikis loin de sa zone de confort comique, les 30 mois dépeints par cette Couleur remportent haut-la-main l'attention du spectateur, d'autant plus que les coulisses nauséeuses ne nous sont en rien épargnées. Les présences allemandes - inquiétante pour Barnaby "Goebbels" Metschurat, manipulatrice pour Carice "Riefenstahl" Van Houten ou fraternellement olympique pour David "Long" Cross - ou américaines - des racistes indécrottables aux Noirs bien pensants qui encouragèrent Owens à ne pas se rendre dans l'Allemagne nazie - dépeignent intelligemment une époque en la renvoyant à la notre, doublant son ode au dépassement de soi par un discours politique hélas non suranné. Une Victoire divertissante mais pas seulement.

  58. Randonneurs amateurs - (6) est l'exemple parfait du film anodin oublié aussi vite qu'il a été vu mais au charme certain. Celui-ci introduit Bill Bryson un célèbre écrivain retraité - Robert Redford en mode repos du cerveau - qui s'ennuyant fortement se lance dans une improbable traversée pédestre, l'Appalachian Trail de 3500 kms de long. Courageux mais pas téméraire, il tente de convaincre ses amis - actifs !- de l'accompagner. Après leurs refus (plus ou moins) polis, il retrouve sa seule connaissance capable de le suivre - Nick Nolte toujours plus cabotin que la veille - à la hanche récalcitrante. Trip Movie sympathique, ce RA transcende son sujet en portant un regard désabusé et tendre sur les amitiés temporelles qui finissent par s'estomper avec les routes divergentes que l'on prend. Certes, le thème du bilan est récurrent dans le cinéma moderne, mais Ken Kwapis s'appuie sur deux Acteurs et nous fait oublier notre quotidien grâce à ses images aérées et dépaysantes.

  59. Truth : Le prix de la vérité - (6) romance la chute du journaliste vedette Dan Rather - Robert Redford parfois emprunté - forcé à s'excuser et à prendre sa retraite après un reportage à charge contre le président G.W.Bush lors de la campagne électorale pour sa réélection. Pour ce faire, il se concentre sur l'enquête menée par sa productrice - Cate Blanchett sacrifiée - multirécompensée qui ne vérifia pas TOUS les documents à la demande de sa hiérarchie désireuse de scoops et donc d'audience. Or, rapidement, des bloggeurs républicains démontrèrent l'inexactitude de l'un d'entre eux, faisant oublier la véracité des autres et du fond de l'enquête. Le film de James Vanderbilt analyse la chasse aux sorcières et ses multiples conséquences qui suivirent en donnant essentiellement la parole à la défense. Si ce thriller journalistique se suit sans déplaisir, il a la malchance de sortir après Spotlight (T.McCarthy - 2016) qui fait tout en mieux, du rythme au suspens, en passant par les dialogues et les conséquences réelles. Ne boudez quand même pas votre plaisir car il n'y a pas si souvent de biopic journalistique aussi prenant.

  60. Free State of Jones - (6) : Historique fait divers et Immersion poisseuse dans les Bayous.

  61. Room - (6) est un bon film que personne ne voudra revoir. Découpé en deux parties distinctes, il narre d'abord le quotidien de Jack âgé de 5 ans et de sa mère - Brie Larson oscarisée pour ce personnage - enfermés dans une petite pièce où seule une lucarne leur montre le monde extérieur. Puis, après leur évasion, il montre la difficile adaptation à un monde trop grand/qui les a oubliés. En choisissant de montrer les 2 versants de ce trauma, Lenny Abrahamson met en image l'inimaginable - Joy est séquestrée et violée depuis 7 ans... - tout en se gardant du mélo et d'effets faciles mais contreproductifs (Bouh, il est vilain le ravisseur ! Oh, la famille s'est désagrégée avec la disparition de leur fille !). Le fait de présenter l'horreur à travers du regard innocent, mais non naïf, de Jacob Tremblay permet d'accentuer la psychologie de ce rapt et des artifices de survie que l'héroïne à développer pour le surmonter. Pourtant, par la violence de son thème et malgré les réelles qualités du scénario, il sera difficile de surmonter l'inconfort de l'histoire. À voir mais en toute connaissance de cause.

  62. Krampus - (6) souffre de la bêtise de son distributeur qui sort un film de Noël - Une lettre au père Noël déchirée provoque l'ire d'un démon ancestral sur la famille dysfonctionnelle du jeune Max - 5 mois après la bonne date. Pourtant, cette histoire de Père Fouettard avait tout pour conquérir le jeune public : un combat épilogue en stop-motion; un jeune héros attachant et d'autres têtes-à-claques; une terreur light; des monstres dangereux mais pas trop - le recyclage de l'horreur adulte est d'ailleurs souvent jubilatoire ; des adultes courageusement ridicules et une malédiction familiale d'un autre continent. Alors pourquoi avoir fait le pari de la contre-programmation printanière au risque de se perdre en sortie technique ? Là réside le mystère de ce film sur l'enfance mais pas enfantin.

  63. Free Dance - (6) n'est pas ma tasse de thé. Pourtant, en introduisant du violon classique au cœur des Battles de Street Danse, cette nième variation de Cendrillon - ou de la maladroite larve qui devient roi des papillons - vaut davantage que la banale juxtaposition de numéros improbables de danse - que l'on sait par avance dantesques et clipés. Le duo principal - Nicholas Galitzine violoniste immigré presque sans papier et Keenan Kempa future danseuse étoile - laisse planer un semblant de suspens sur leurs talents et leurs émotions, tout en parvenant à triompher du sale gosse riche et arrogant. Comme les personnages secondaires fusionnent les styles classique et moderne avec brio, cette Danse libre vaut infiniment plus que les chapitres 3D putassiers des étés passés.

  64. Grimsby : Agent trop spécial - (6) est d'un mauvais goût assumé, excessif dans ses péripéties (Ah, ce sauvetage final...) comme dans ses gags scato (On ne regardera plus Dumbo comme avant). Nouveau Sacha Baron Cohen, à la fois coscénariste et acteur, depuis The Dictator (2012), ce pastiche de film d'espionnage suit SBC retrouver son frère disparu - Mark Strong de retour après l'impeccable Kingsman : Service Secret (M.Vaughn - 2015) depuis 30 ans en pleine mission top secrète, faisant de ce dernier la cible des agences mondiales. Entre un complot planétaire et une famille trop nombreuse, une philosophie à la Vernon Sullivan - pour les lettrés - et d'excellentes idées (le sort s'acharne vraiment contre l'enfant symbole de la paix !), des clins d'œil très incorrects (Trump et Radcliffe ont-ils le sida ?) et ses répliques aussitôt cultes, ce Grimsby n'est pas pour tous les publics. Mais quel plaisir régressif pour les autres !

  65. Love & Friendship - (6) est une nième adaptation de Jane Austin qui s'amuse - incongruité ! - dans le carcan bien engoncé de l'Angleterre du XVIIIe siècle. On y suit une jeune veuve -Kate Beckinsale de retour comme actrice ! - chercher de riches maris pour sa fille et elle, mentant et manipulant sans vergogne son entourage. Esthétisant à l'extrême - jolis portraits initiaux des protagonistes, les péripéties sont réjouissantes bien que parfaitement anodines. Sans être vaudevillesque, l'histoire virevolte sous le bagout de notre Lady, soutenue par des seconds rôles tout en ironie plaisante - Chloë Sevigny en tête. Cela ne changera rien à l'histoire cinématographique, mais en cet été, cela suffit largement.

  66. Morgane - (5,5) : Cybernétique coléreux et Déviance scientifique.

  67. Experimenter - (5,5) biographe la vie de Stanley Milgram, un docteur en psychologie, qui révolutionna en 1961 la science comportementale par son étude sur la soumission à l'autorité. Afin de l'incarner, Michael Almereyda utilise le trouble mais sympathique Peter Sarsgaard qu'il n'hésite pas à faire prendre à témoin le spectateur. A mi-chemin du docu-fiction historique et du biopic stylisé, Experimenter souffre d'être un peu trop sage - à la frontière du didactisme scolaire - et de ne pas avoir su proposer des personnages secondaires à la hauteur du docteur - Winona Ryder en tête. Oui, Milgram est fascinant. Mais il est bien seul dans cet Experimenter.

  68. Dirty Papy - (5,5) voit Robert De Niro revivre à la mort de son épouse en pourrissant la vie de son petit-fils - Zac Ephron pas si insipide que cela - associé en devenir d'un cabinet d'avocats, lors d'une virée floridienne. En effet, celui-ci est décidé à refaire l'amour avant de rejoindre sa défunte épouse. Pour ce faire, il compte bien débrider son héritier quitte à compromettre son avenir et son futur mariage avec l'ennuyeuse mais parfaite Julianne Hough. Mélangeant Spring-break débridé et road-trip transgénérationnel, ce grand-père immoral lorgne vers une flopée de comédies à succès sans en avoir le talent mais sans en être totalement indigne. On sourit souvent (Oui, Papy De Niro est encore un ex de la CIA) devant la vulgarité hilare du projet, ce qui, à défaut de mieux, vaut le déplacement.

  69. La chute de Londres - (5,5) ne se prend jamais pour autre chose qu'il n'est, c'est-à-dire un divertissement bourrin et testostéroné qui dégomme les méchants où qu'ils se trouvent. Suite improbable de La chute de la Maison Blanche (A.Fuqua - 2013), cette 2nde aventure du duo Butler - Eckhart nous propose une exceptionnelle (multi-)attaque terroriste londonienne qui ne voit survivre que le président américain. Pourchassé et particulièrement poissard, le duo va échapper à une cohorte de motards vindicatifs, un crash d'hélicoptère, une équipe du SWAT particulièrement en retard, un traître évident, des milliers de coups de feu, ne succombant qu'au ridicule du sauvetage final. Idiot et jubilatoire, cette Chute laissera vos cerveaux et votre porte-monnaie au repos, les producteurs n'ayant pas osé proposer le tout en 3D.

  70. Seul contre tous - (5,5) propose une nième lutte de David contre Goliath, en l'occurrence un neuropathologiste nigérian - Will Smith encore loin du come-back - contre la NFL. Ayant découvert une affection cérébrale liée à la pratique du football américain, celui-ci fut rapidement contré par les avocats et les lobbyistes de la fédération américaine, qui après avoir dénigré son travail et fait accuser ses employeurs de fraude au près du FBI, tentèrent de le faire expulser. Bien sûr, comme nous sommes aux Etats Unis, les Gentils - soutenus par l'impeccable Alec Baldwin (ex-médecin de l'Hydre footballistique) - triompheront sans que cela ne change rien pour les Grands. Filmé parfois comme un téléfilm de luxe, ScT souffre surtout de l'absence d'histoires secondaires qui parviennent à nous impliquer davantage. C'est Will Smith ou rien. À voir donc...

  71. Steve Jobs - (5,5) recrée l'histoire du créateur de La Pomme en 3 chapitres. Après l'oublié Jobs (J.M.Stern - 2013), Danny Boyle nous invite dans la Grande Histoire du lancement de produits phares d'Apple, permettant par des rencontres apocryphes - mais aux dialogues réels ! - de nous offrir un portrait en creux du génial mais infâme et/ou injuste créateur du Mac. Pour soutenir cette gageure, il fait appel à Michael Fassbender, talentueux et un jour oscarisé enfin, qui est, plus qu'il n'incarne, Jobs. Par comparaison, Ashton Kutcher fait apprenti. Pourtant, malgré la qualité du scénario d'Aaron Sorkin, la trop grande théâtralité du projet finit par desservir ce biopic, comme si Steve Jobs était un personnage à la Cervantès, en un mot maudit pour le cinéma.

  72. Elvis & Nixon - (5,5) propose la rencontre improbable et délirante entre le King totalement shooté - persuadé de pouvoir sauver la jeunesse américaine pervertie par les drogues et le pacifisme en agissant secrètement pour le gouvernement - et le président Nixon à quelques mois de sa destitution liée au Watergate. Alors que le premier semble constamment sur une autre planète - incroyable Michael Shannon qui, sans ressemblance avec Elvis, l'incarne pleinement dans sa folie et son sens du Bigger Than Life, le second cabotine - Kevin Spacey certainement pas dans son meilleur rôle - et semble perdu dans sa Maison Blanche envahi et investi par le King. Si le tout n'était pas aussi anodin et parfois hors-cadre, le résultat gagnerait pleinement l'attention du spectateur. Mais le trop portnawak nuit à l'intérêt du spectateur, qui finit par trouver ce rendez-vous too much.

  73. Suicide Squad - (5,5) souffre de ne pas être à la hauteur de sa bande annonce, trip halluciné et pleine de promesses déviantes qui laissait augurer une version poisseuse des superméchants de DC Comics. Las ! Le film d'Ayer n'en tient aucune, se bornant à n'être qu'un nième Action Movie, ni pire ni meilleur que la production courante. Si la Squad comporte 6 survivants, seuls Will "Deadshot" Smith et Margot "Harley Quinn" Robbie ont un rôle semi-développé et les meilleures expositions. Pour les autres, Jared "Joker" Leto en tête et pire idée du film car présent pendant une poignée de minutes seulement et sans influence sur la trame principale, il faut oublier tout espoir d'intérêt tant le surjeu remplace la psychologie et le cri le dialogue. Ce n'est pas que le pitch - Une fratrie magique des temps anciens veut asservir les humains et se voit opposer un commando suicide de méchants - soit ridicule, mais le côté badass attendu n'est pas jamais exploité - jusqu'au Happy End de trop ! Au final, la frustration demeure le sentiment le plus présent malgré quelques bons passages - Ah, Rley... . Espérons que le futur 2nd opus osera enfin se lâcher.

  74. Avant toi - (5,5) est un mélo qui s'assume pleinement voire trop. La jeune et pétulante Louisa - Emilia Clarke gentiment craquante ou insupportablement exubérante selon les scènes - se retrouve engager pour assurer le quotidien de Willy, paraplégique à la suite d'un accident - Sam Clafiln plus subtile que prévu à l'instar de leur première rencontre. Entre la soif de vie de l'une - dont la famille n'a rien - et le cynisme désespéré de l'autre qui ne supporte plus rien - mais qui avait tout, leur relation va tenter de différer l'inéluctable fin - et réflexion sociétale. Alors que l'une grandit enfin abandonnant son parasite de petit copain, l'autre tente de retrouver une raison suffisante de vivre. Alternant régulièrement le plus embarrassant et le plus prenant, cet Avant toi laisse un souvenir mitigé, car trop référencé et trop dans l'air du temps pour être honnête.

  75. Joyeuse fête des mères - (5,5) est une sympathique romance chorale, réalisée par un habitué du genre Garry Marshall, qui ne transcende pas le genre - comme avait pu le faire Love Actually (R.Curtis - 2003) - mais se savoure sans déplaisir. On suit cette fois 4 histoires plus ou moins imbriquées (un veuf éploré, une vedette de la télé qui retrouve sa fille 20 ans après, un comique qui veut épouser cette dernière malgré elle et une divorcée qui doit partager la garde de ses enfants) et une pléiade d'acteurs (plus ou moins) vedettes (de Julia Roberts à Jennifer Aniston en passant par Jason Sudeikis ou Timothy Olyphant) qui semblent s'amuser réellement. Alors pourquoi s'en priver, puisqu'au final, même si ce film ne bouleversera pas l'ordre mondial, il est agréablement anodin et divertissant ?

  76. Free Love - (5,5) est le 3e film de ce début d'année à montrer la difficulté des relations homosexuelles passées. Cette fois, après Carol (T.Haynes) et The Danish Girl (T.Hooper), on suit la lutte d'un lieutenant de police atteint d'un cancer en phase terminale contre l'administration du New jersey qui refusa de reconnaître sa compagne comme l'héritière de sa pension de "veuve". Si l'interprétation de Julianne Moore n'abuse pas du pathos et celle de Steve Carell d'excentricité sociale, la thématique Bigger Than Life se perd dans l'abondance de bons sentiments, à l'instar de Michael Shannon dont l'humanisme doit symboliser toute la police locale, et une mise en scène académique et linéaire. Oui, l'histoire est révoltante et sa lutte cruciale, mais le film souffre de son didactisme scolaire. L'intention n'est jamais l'action, hélas.

  77. American Hero - (5,5) est une variation de Chronicle (J.Trank - 2012), qui voit une équipe de tournage suivre un loser télékinésiste plus intéressé par les fêtes alcoolisées et planantes que l'exploitation bénéfique de son don. Entre spectacle de rue et prise de conscience (car notre antihéros - Stephen Dorff jubilatoire - est séparé et n'a pas la garde de son fils), le quotidien post-Katrina n'est pas flamboyant. Parfois anodin - comme les conversations entre Melvin et son meilleur ami paraplégique Eddie Griffin, subtilement spectaculaire - les effets de la colère du superhéros, cet AH avait tout pour être une belle surprise. Las ! L'absence de but des personnages, les trop nombreuses bonnes idées laissées en chemin - Un reportage pour ?, ou la trop grande timidité du scénario finissent par perdre l'attention du spectateur.

  78. Les Tuche 2 - Le rêve américain - (5) consterne autant qu'il amuse, tant la naïveté des personnages peut s'apparenter à de la vulgarité facile. Cette suite inattendue plonge la famille multimillionnaire dans un road trip américain pour aller fêter l'anniversaire du génial fiston. Or, pour séduire une jeune héritière, celui-ci a menti sur ses origines s'inventant un père célèbre chirurgien. En parents aimants, Isabelle Nanty et Jean-Paul Rouve - parfaits - feront alors tout leur possible pour le soutenir, quitte à changer drastiquement de vie, l'une découvrant la joie du tango et l'autre le plaisir du travail. Si la caricature est souvent très très (trop !) grossière, les personnages sont sauvés - et ainsi une part de cette suite improbable - par leur amour et leur solidarité. Mais est-ce suffisant pour une comédie réussie ?

  79. A perfect Day, un jour comme un autre - (5) nous plonge au cœur des Balkans, à la fin de la guerre civile serbe absurde entre toutes - pléonasme. On suit une équipe d'humanitaires chargée d'évacuer un corps d'un puits avant qu'il ne contamine l'eau qui abreuve les villages voisins. Hélas n'ayant pas de corde pour l'enlever, ils vont devoir sillonner le pays pour parvenir à achever leur mission. Sur cette trame infime, Fernando Leon de Aranoa nous offre une virée surréaliste qui voit les héros se confronter aux trafics locaux, la bonne mauvaise volonté des casques bleus, un gamin amateur de football ou des amours passés. Pourtant, malgré l'implication du quintet principal - Del Toro et Robbins en tête, cette journée pas ordinaire mais d'une banalité confondante finit par être contre-productive, ne soulignant que la vacuité du propos et amenant le spectateur à paraphraser Claude Lelouch : "Tout ça pour ça" ?

  80. Moonwalkers - (5) gâche un pitch potentiellement jouissif - et si, pour assurer la diffusion des premiers pas de l'homme sur la lune, la CIA avait engagé Kubrick pour imaginer et filmer un faux alunissage ? - en en faisant un portnawak à la Guy Ritchie, aussi improbable - en mélangeant mafia, agents secrets ingérables, escroc à la petite semaine, réalisateur sous influence et ambiance kitsch et bariolé sous LSD - mais sans son talent visuel. Dès lors, l'agitation des acteurs - principalement Ron Perlman et Rupert Grint qui sont les seuls vraiment investis - n'est qu'un cache-misère à l'indigence du scénario qu'Antoine Bardou-Jacquet tente de dissimuler sous un faste de paillettes et pacotilles. Du gâchis euphorisant, mais du gâchis tout de même.

  81. Les 7 Mercenaires - (5) : Relecture mi-figue mi-raisin et Second degré fragile.

  82. One Piece : Gold - (5) : Plus de 700 épisodes Télé et Toujours pas devenu le Roi des Pirates.

  83. Joyeux Bordel ! - (5) : Fête d'enfer et C'est tout.

  84. Kung Fu Panda 3 - (5) n'est pas la meilleure saga de Dreamworks, mais elle continue à divertir (un peu) grâce à la beauté de son graphisme particulièrement réussi et coloré. Cette fois, notre goinfre de panda retrouve son père - et les siens - afin de lutter contre le terrible Kaï revenu du plan spirituel où le Maître du Maître de Po l'avait exilé 500 ans en arrière. Entre découverte des traditions pandaesques - Oui, manger tout et tout le temps, c'est normal - et passage au Guerrier Dragon - même si tout le monde n'a aucune confiance en Po et ses capacités, ce 3e volet se laisse voir sans gag novateur (Po est maladroit) ni rebondissement grotesque (Oui, Po est le nouveau Maître), même si on pourra regretter la quasi-absence des 5 Cyclones et la volonté manifeste du Studio à lancer une nouvelle trilogie KFP. Au final, ce divertissement familial remplit son cahier des charges à minima, ce qui est dommage quand on sort quelques semaines après Zootopie.

  85. Blood Father - (5) ne vaut que par la présence de Mel Gibson, aérien et génial, tant cette histoire de fille perdue et en fuite venue chercher protection chez papa n'a rien d'original ou de palpitant. Si l'ajout des Cartels et autres Sicario tatoués très à la mode ces derniers temps n'apporte rien au scénario, celle du désabusé et ex-tout (motard, alcoolique, taulard...) Gibson remplit tous les blancs/vides du script linéaire, faisant presque oublier le surjeu de sa "fille", Erin Moriarty, et de son mentor, Michael Parks. Vivement qu'il ne soit plus blacklisté à Hollywood car il mérite largement un come-back triomphal. D'ici là, il doit faire pénitence dans des sous-séries B parfaitement ratées et banales du samedi soir.

  86. Manchester by the Sea - (5) : Trop oscarisable pour être honnête et Casey Affleck en état de grâce.

  87. Divergente 3 : Au-delà du mur - (5) retrouve notre duo vedette Woodley / James après avoir échangé une dictature scientifique par une autre populaire, où les sbires de l'Ancien Régime sont éliminés après un simulacre de procès public. Le frère de Tris étant parmi les futures victimes, le trio accompagné de Miles "Whiplash" Teller décide de s'échapper au travers des terres ravagées, poursuivis par les Forces de Libération. La découverte d'une cité où la Science de la Pureté règne va redistribuer les cartes de cette série qui s'achèvera en Mars 2017 avec la suite de cet ultime volet - syndrome HP et HG oblige ! Seul soucis : la découverte de la nouvelle ville est juste esquissée, laissant la division de cette société peu passionnante, à l'instar du nouveau méchant (Jeff Daniels plutôt en forme) très Grand Guignol. Ce n'est pas que D3 ennuie mais à force de vouloir épuiser un filon, les décideurs financiers oublient que l'essentiel du cinéma est de divertir.

  88. Sisters - (5) nous propose une version 40aire de Projet X (N.Nourizadeh - 2012) en permettant à deux sœurs d'enterrer leur adolescence lors d'une soirée magistrale dans leur maison d'enfance bientôt vendue. Sur cette trame mineure, Jason Moore parvient à nous faire sourire régulièrement grâce à l'abattage d'Amy Poehler et Tina Fey alchimiquement liées. Elles sont folles et nous offrent quelques souvenirs inattendus - entre une nouvelle utilisation d'une boîte à musique, la présence de John WWE Cena ou la folie coréenne de Greta Lee. Pourtant - ou à cause - de péripéties secondaires - une fille "cachée" ou une inimitié infantile - et une durée exagérée - comment tenir le rythme sur 2 heures ?, on finit par décrocher et se demander si tout cela était vraiment nécessaire - d'autant que les réparations sont dignes d'une émission TV. En 90 mn, tout aurait été dit et on aurait une des meilleures comédies de l'année. Tant pis.

  89. Jason Bourne - (4,5) tente de retrouver le charme de la trilogie initiale (2002 - 2004 - 2007) en éliminant dès les premières minutes la survivante des épisodes Greengrass. Mais très vite, la magie n'opère plus tant ce 5e volet aspire à copier les Action Movies à succès. Entre la double vengeance avec l'Atout - Vincent Lindon un peu trop ténébreux - et l'apathie des 2nds rôles - Tommy Lee Jones en mode squelettique et Alicia Vilkander franchement pas taillée pour rivaliser, la volonté de coller à l'actualité et les combats Musclor, l'excès de caméras à l'épaule et la moue boudeuse du héros - Matt Damon plus que paresseux, un sérieux formaté et un final ridicule à la Transformers, l'intérêt se dilue de minute en minute, prouvant que les 10 ans d'attente ont été de trop.

  90. Anomalisa - (4,5) est un dessin animé auteurisant, imaginé et coréalisé par Charlie "Dans la peau de John Malkovitch" Kaufman, qui suit Michael Stone, auteur à succès qui s'épuise peu à peu par l'ennui de sa vie d'homme marié et père responsable. Sa rencontre avec la pâtissière Lise lors d'un congrès à Cincinnati va lui laisser espérer un futur différent. Déconcertant dans sa forme - le choix économique de ne différencier le doublage que du duo principal contribue à l'étrangeté de ce dessin animé - et passablement lénifiant dans son fond, Anomalisa oublie le plaisir du spectateur - ce que n'avait pas fait Wes Anderson avec son Fantastic Mr Fox (2010) - en filmant la banalité ad nauseam (Oui, le héros mange, va aux toilettes, demande sa clé de chambre...) et étirant le temps à son maximum, oubliant le B.A.BA de la mise en scène - l'ellipse !. Sa manie de déconstruire la narration est certes louée par la Critique mais laissera indifférent le spectateur.

  91. La fille du train - (4,5) : Thriller à bout de souffle et Voyage en train perfectible.

  92. Warcraft : Le commencement - (4,5) n'est pas que l'adaptation putassière d'un succès vidéo, ni un pâle copie du Seigneur des Anneaux (P.Jackson - 2001) croisée avec la catastrophe industrielle John Carter (A.Stanton - 2012). En effet, ce combat orcs musculeux - humains pacifistes matinée de magie corruptrice n'est pas entièrement ridicule, notamment grâce au réalisme des effets spéciaux et à la psychologie des Orcs présentés enfin comme une société évoluée et non seulement en brutes décérébrées. Bien sûr, le scénario est un recyclage melting pot gloubi boulga des 50 dernières années d'Heroic Fantasy, dont l'originalité a été bannie. Mais ce premier volet - succès historique au Box Office chinois oblige - laisse augurer d'un futur potentiel intéressant.

  93. Alice de l'autre côté du miroir - (4,5) souffre de désamour qui frappe Johnny Depp depuis quelques années, du départ de Tim Burton et d'une campagne de bashing pas tout à fait honnête. En effet, si ce 2nd volet des aventures d'Alice au pays des Merveilles n'a aucun rapport avec le roman originel de Lewis Carroll - Mia Wasikowska, devenue capitaine maritime, doit revenir à Wonderland pour sauver le Chapelier Fou de la mort en retrouvant sa famille disparue et en voyageant dans le temps quitte à le faire disparaître, il propose un univers suffisamment délirant et chatoyant pour être - à priori - empathique. Bien sûr, la volonté de Disney de nous réconcilier avec les méchants - ici, la Reine Rouge - conduit parfois à des non-sens pathétiques et le surjeu maquillé de Depp en concours ridicule avec Sacha Baron Cohen épuise la patience. Mais l'envie de Mia et la tentative d'offrir un Effet Papillon (E.Bress & J.M.Gruver - 2004) grand public peuvent séduire.

  94. Le Chasseur et la Reine des glaces - (4) retrouve les seconds couteaux de l'opus originel, Kirsten Stewart ayant été virée pour une "relation amoureuse inappropriée avec son metteur en scène". Assumant pleinement le recyclage délirant, le duo de scénaristes sous ecstasy leur adjoint Emily Blunt, Reine des Glaces et sœur cadette de la défunte Charlize Theron, décidée à récupérer le miroir magique de celle-ci pour se venger d'une trahison amoureuse. Plus à un portnawak près, Chris Hemsworth devient un de ses ex-petits soldats à l'amour trahi par la Reine et qui s'est retiré du monde pour supporter sa souffrance. Entre un titre français ridiculement racoleur - l'original parle de la guerre de l'hiver, des nains sans Blanche Neige et quelques rebondissements de Prisunic - Ah, je n'ai pas vraiment vu ce que j'ai vu ?, ce Chasseur devrait être la dernière déclinaison d'une fausse franchise. pas totalement raté mais parfaitement vain.

  95. 45 ans - (4) propose l'organisation des noces de Vermeil d'un couple - Charlotte Rampling et Tom Courtenay patinés par la vie - perturbée par la découverte du corps du premier amour du mari disparu 50 ans plus tôt. Entre les interrogations de ce dernier - Et si... - et les remises en doute de celle-ci, Andrew Haigh mise tout sur l'ambiance de cette déliquescence qui s'étire indéfiniment. Hélas, malgré la performance de Charlotte louée par de nombreux prix et autres nominations, ce bilan d'une vie lasse par son immobilisme et son ralenti contemplatif où la grâce ne survient que lors de l'ultime danse des héros. Bien trop tard pour sauver ce pensum.

  96. L'attrape-rêves - (4) : Psychanalyse familiale de bistrot et Aigle à suivre.

  97. Mechanic Résurrection - (4) est la nouvelle suite vitaminée de Jason Statham qui retrouve son personnage du Flingueur (S.West - 2011), Arthur Bishop tueur à gages se faisant passer pour mort. Cette fois, un ennemi d'enfance - Sam Hazeldine - l'oblige à éliminer trois opposants peu recommandables pour sauver la belle et innocente Jessica Alba. En mode Mission Impossible du pauvre - car Bishop sait tout et peut tout, il va accomplir sa destinée en fronçant les sourcils et en mawashisant les méchants. Linéaire et sans aucune crédibilité, cet action-movie divertit assez pour faire oublier à quel point il est idiot. Mais bon, c'est du Jason Statham et pas du Woody Allen.

  98. Carol - (4) plonge le spectateur dans l'Amérique bien-pensante des années 50 sûre de l'amoralité anormale des amours homosexuelles en introduisant une trouble relation entre une bourgeoise emprisonnée par son mariage - Cate Blanchett en mode sacrificiel - et une jeune vendeuse fascinable - Rooney Mara en retenue pudique. Alors que la société les condamne - et particulièrement la première en pleine procédure de divorce qui n'aspire qu'à briser ses aspirations libertaires, elles n'aspirent qu'à vivre ce trouble naissant. Pourtant malgré une cause lesbienne toujours d'actualité, le charme ne prend pas, tant l'alchimie du duo principal ne fonctionne pas. Maniérée au lieu d'être subtile, jamais leurs ennuis n'entraînent l'empathie - à défaut de l'adhésion - du spectateur. Pire, on leur préfèrera l'interprétation de Kyle Chandler en mari dépassé par les carcans de son statut et la bourrasque sur son couple, qui n'avait jamais trop dans son naufrage personnel. Une déception pour un film multi-cité outre-Atlantique.

  99. Criminal - Un espion dans la tête - (4) n'est pas le Pulp Fiction (Q.Tarantino - 1994) de Kevin Costner perdu depuis une décennie dans des 2nds rôles de luxe (Compagny Men - J.Wells - 2011, Man of Steel - Z.Snyder - 2013, The Ryan Initiative - K.Branagh - 2014...) ou des films qui n'ont pas traversé l'Atlantique. Pourtant en incarnant ce condamné à mort habité par l'esprit d'un agent de la C.I.A. - on ne peut pas toujours échanger les visages comme dans Volte-Face (J.Woo - 1997), il prouve qu'il a encore de beaux restes en Action Man - même s'il concède sans mal que le montage est beaucoup dans son efficacité. Même si le scénario aurait mérité d'être écrit par Besson tant il repompe les idées et les (faux) twists des succès d'Europa Corp (Taken ou Le Transporteur en tête), comme revival testostéronée, ce Criminal peut se voir sans - trop - de honte.

  100. Brooklyn - (3,5) suit le double destin de la jeune Eilis - Saoirse Ronan qui continue de grandir depuis Lovely Bones (P.Jackson - 2010) et Hanna (J.Wright - 2011) - irlandaise partie s'installer aux Etats Unis au cœur des années 50. Un temps perdue, malgré la solidarité des émigrés du Pays, elle va se construire un avenir dans les bras du gentil italien Emory Cohen, avant qu'un drame familial ne la rappelle en Eire. Sa rencontre avec Domhnall Gleeson va remettre en doute ses choix. D'un romantisme suranné assumé, cette adaptation par Nick Hornby d'une nouvelle de Colm Toibin souffre d'une languissante monotonie, pourtant dénuée de mièvrerie, qui transforme ce triangle amoureux en soap fade et insipide, candidat à remplacer tout épisode de Derrick dans les maisons de retraite.

  101. Triple 9 - (3,5) souffre, comme Spectre (S.Mendes - 2015), de connaître une scène d'introduction plus réussie que le reste du film. Celle-ci voit un groupe de policiers braquer une banque pour le compte de la mafia russe, permettant d'introduire tous les personnages, notamment Casey Affleck, flic intègre et collègue des pourris traqués par son oncle - Woody Harrelson, un peu trop en roue libre. Hélas, le script ne parvient pas à exister sur la durée, tant les stéréotypes improbables se succèdent à un rythme effréné. Et ce n'est pas une Kate Winslet méconnaissable en chef russe qui viendra apporter un peu de crédibilité et d'épaisseur au film. Le trop demeure l'ennemi du beaucoup et ce thriller gloubiboulguesque en est une nouvelle variation.

  102. Midnight Special - (3) démarre par une fuite inexpliquée et haletante qui voit un père (Mickael Shannon) et son fils à lunette de plongée fuir une secte et ses sbires. Mais il est difficile de maintenir l'intérêt pendant 111 mn en ne posant que des questions - The X-Files le faisait par épisode de 40 mn ! - et en se concentrant sur une fugue dont le sens finira heureusement par apparaître. Mais en voulant être naturaliste plutôt que fantaisiste, sérieux plutôt que divertissant, cérébral plutôt qu'empathique, Jeff Nichols réduit drastiquement l'intérêt de son essai surnaturel. Oui, ça tire de temps en temps et les murs tremblent surnaturellement de temps en temps. Mais non, cela ne réveille pas le spectateur pour autant.

  103. Alvin et les Chipmunks - A fond la caisse - (3) reprend une partie des recettes des 3 volets précédents (2007 - 2009 - 2011), c'est à dire des chansons nasillardes, des écureuils facétieux et têtes à claques, un policier des airs vindicatif - en remplacement d'un producteur musical abusif et vengeur, des retournements de situations capillotractées (Oh, notre futur "demi-frère" n'est pas si méchant que cela et en plus, c'est un bon musicien !) et de bons sentiments. Si vous avez plus de 6 ans ou un cerveau en état de marche, cela peut parfois être insupportable. Sinon, cela divertit sans faire le moindre mal à la couche d'ozone.

  104. Les cerveaux - (3) : Histoire crétine véridique et Ironie épuisante.

  105. The Revenant - (3) est un film de survie douloureux, à la durée outrancièrement allongée pour le chemin de croix de Leonardo DiCaprio - Enfin, oscarisé ! En effet, après une mise en place des personnages en 2 attaques (indienne et ourse) d'une rare sauvagerie et d'une réalité magistrale, Iñárritu torture son acteur principal pendant 2 heures avant de pouvoir enfin venger son fils, ne lui évitant aucune péripétie brutale (il rampe, se recoud le cou, plonge dans une eau glacée, mange du foie cru, chute d'une falaise à cheval, creuse la dépouille de sa monture pour ne pas mourir de froid...). L'accumulation excessive finit par être contreproductrice car même si elles sont potentiellement véridiques, la légende de Hugh Glass est particulièrement parcellaire. Dès lors, malgré la maestria du doublement oscarisé réalisateur, ce Revenant ne donne pas envie de retourner ni à la nature ni en salle pour s'infliger le Calvaire de DiCaprio.

  106. Peter et Elliott le dragon - (3) est le reboot inutile disneyen de l'année tant cette version se concentre sur le plus jeune des publics. Cette fois, on suit un jeune orphelin qui, ayant survécu à l'accident automobile parental mortel, est recueilli après quelques années par une garde forestière - Bryce Dallas Howard - dont le papa - Robert Redford en mode retraité inactif ! - est persuadé que les bois voisins hébergent un dragon. Résumée ainsi, cette version live du film de Don Chaffey a tout pour devenir un navet à 100 millions de dollars. Quand on le regarde de plus près, on assiste à un enchevêtrement de péripéties infantiles ou naïves dont le photoréalisme souligne davantage le propos enfantin que le sérieux de l'histoire. Être moderne n'est pas moderniser à tout va et cette relecture ratée le confirme pleinement.

  107. La chanson de l'Eléphant - (2,5) a attendu 2 ans et la renommée de Xavier Dolan pour traverser l'Atlantique. Construit comme un thriller psychiatrique en flashbacks et huis-clos, cette Chanson tente de rendre ce dernier inquiétant comme patient plus-malin-que-son-médecin. Mais la relation malsaine qu'il entretien avec le trop-empathique-pour-être-honnête Bruce Greenwood manque de déviance pour être vraiment inconfortable. Dès lors, leur joute, même si elle n'est pas désagréable, hésite entre théâtralité et superficialité - Ne riez pas au background familial des 2 "héros" même s'il ne dépareillerait pas dans une parodie - comme un téléfilm de l'après-midi sur France 3. Reste à voir si cela vaut 10 €...

  108. 10 Cloverfield Lane - (2,5) n'a évidemment aucun rapport avec le film originel (M.Reeves - 2008) puisqu'il plonge Mary Elizabeth Winstead dans un bunker souterrain où le cyclothymique John Goodman - inquiétant et parfait - la retient prisonnière suite à un accident routier. Par petite touche à la lisière - les fureurs de Goodman contre son 2nd "invité" sont vraiment flippantes à l'image des excuses finales de ce dernier, Dan Trachtenberg construit une première partie convaincante, en maintenant constamment le doute sur les intentions et les réalités de ce monde. Hélas, les intentions et l'huis-clos ne résistent pas à l'envie d'action et de faire sursauter le spectateur. L'abus de la musique, des effets sonores bizarres et de la déstructuration des plans finissent par être contreproductif jusqu'au Grand Guignol final et la résolution extra-terrestre de cette histoire. Dommage car il s'en est fallu de peu que 10 CL soit un bon film.

  109. The Door - (2,5) voit une mère de famille attirer un esprit malin après avoir voulu converser avec son défunt fils. Bien sûr, la nécromancie a toujours un prix terrible dans les films - qui se veulent - terrifiants et les fantômes sont rarement bienveillants, ni les mystérieux papous à turbans qui vous poursuivent chez vous. Mais cette Porte est un peu moins ridicule que ces congénères car elle n'abuse pas - systématiquement - de Jump Cuts et autres effets musicaux flippants. Seuls les passages obligés de la possession enfantine - et sa volonté de punir les méchants pas gentils (chien comme papa) - et du sacrifice maternel ne nous sont pas épargnés. Mais c'est un petit prix à payer pour un thriller plus fantastique qu'horrifique, dont le twist final est certes prévisible mais bien senti.

  110. Bridget Jones Baby - (2,5) : Quand c'est trop cuit, c'est trop cuit et Retour heureusement évité de Hugh Grant.

  111. Jane got a Gun - (2,5) tente le western féministe en suivant les mésaventures de Natalie Portman, épouse d'un outlaw qui a trahi son gang, provoquant l'ire du chef - Ewan McGregor qui semble s'amuser dans l'outrance. Lors que celui-ci se retrouve agonisant multi-révolvérisé, il ne lui reste plus qu'un seul allié, son amoureux originel et désabusé - Joel Edgerton en moue boudeuse pendant 98 mn. Savoir si elle survivra au futur règlement de compte n'est évidemment pas l'essentiel, tant Gavin O'Connor essaye de privilégier l'atmosphère à ce western maudit - la réalisatrice initiale ayant claqué la porte avant même le début du tournage. Mais, il manque un brin de folie à ce qui n'est qu'un film plan-plan, tourné par un tâcheron appelé à la rescousse qui tourne classiquement sans étincelle. Ce n'est pas que le trio principal soit mauvais, c'est qu'il n'a rien à défendre. Dès lors, la tâche est particulièrement ardue pour réveiller le spectateur. À voir seulement pour imaginer ce que cette Jane aurait pu être.

  112. The Lady in the Van - (2) suit la bonne conscience d'un auteur dramatique qui propose à une vieille dame vivant dans son minibus - Maggie Smith simili-excentrique - de s'installer dans l'allée de sa maison, au grand dam du voisinage qui n'aspire qu'à voir disparaître l'intruse qui fait tâche dans leur joli quartier de Camden. Si le tout n'était pas si parfaitement anecdotique, on pourrait trouver un charme décalé à cette histoire improbable - et pourtant vraie comme le dramaturge Alan Bennett l'avait déjà raconté dans un livre et une pièce de théâtre. Mais, l'accident originel et cette cohabitation de 15 ans ne parviennent pas à susciter l'empathie nécessaire à l'excentricité so British de cette relation atypique. Ce n'est pas que les acteurs soient mauvais, mais ils confondent trop souvent l'agitation au jeu et la parlotte au dialogue.

  113. Insaisissables 2 - (2) déçoit totalement tant ce 2e volet déconstruit la vengeance jubilatoire du film originel (L.Leterrier - 2013). Alors qu'on avait quitté les 4 Cavaliers proche de l'Œil et Freeman frustré en prison, on retrouve Jesse Eisenberg désireux d'être Iznogoud à la place de Mark Ruffalo, Freeman en interlocuteur téléphonique opportun, le retour de Michael Caine pas tout à fait ruiné et l'arrivée de Daniel "HP" Radcliffe cabotineur de première. Comme les tours perdent leur aspect irréel au profit d'un allongement zootopien - Mais fallait-il à ce point rendre le vol de la puce si improbable ?, la magie n'opère plus. Au final, ce 2e chapitre transforme cette histoire en pétard mouillé prévisible.

  114. Absolutely Fabulous - Le film - (2) : Plus raté que la version française et Passablement gênant pour les acteurs.

  115. The Wave - (1,5) prouve que le genre catastrophique ne nécessite pas que des effets spéciaux pour faire frémir le spectateur. En effet, cette version norvégienne débute bien en plaçant la future catastrophe sur la rampe. La première demi-heure introduit judicieusement les personnages et les enjeux empathiques - le héros obsessionnel qui hésite entre sa famille et son devoir. Puis tout bascule quand la montagne s'effondre car, au lieu du suspens intenable attendu, on assiste à un surjeu risible des acteurs visiblement non habitués devant les fonds verts. Entre le héros qui s'arrête pour voir pendant quelques (trop longues) secondes le tsunami dévastateur ou qui se décide à porter sa fille qu'à la fin de leur fuite, une touriste qui reste bloquée face à la mort au lieu d'aller se réfugier mais qui arrive à traverser un hall en quelques secondes avec la vague sur les talons, les retrouvailles de la famille séparée et seule survivante ou la panique maritime d'un personnage, tout est infatué afin de rendre San Andreas (B.Peyton - 2015) un drame psychologique profond. Pathétiquement drôle, en somme.

  116. Don't Breathe - La maison des Ténèbres - (1,5) : Version Kung-Fu pour les Nuls et Morale douteuse car C'est pas bô de voler chez les gens.

  117. Dans le noir - (1,5) ne laisse aucun doute sur son histoire car le démon dont souffre la famille de Maria Bello a été mis en avant lors des différents teasers. Pourtant, après les réussites de Conjuring 2 (J.Wan - 2016) et AN 3 - Elections (J.DeMonaco - 2016), je voulais croire en ce nouvel avatar horrifique. Las ! Ce DLN accumule tous les poncifs du genre - de la vilaine bébête pas contente à l'ombre menaçante cheap et pseudo-flippante, en passant par les appareils lumineux qui ont la fâcheuse tendance à tomber en panne aux pires moments permettant au démon de tabasser en paix les protagonistes. Ce n'est pas aussi ridicule que la franchise Paranormal Activity (2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2014 - 2015), mais on s'en approche.

  118. Zoolander 2 - (1) rate à peu près tous les gags qu'il tente comme si Ben Stiller avait perdu définitivement son Mojo. 15 ans après leurs premières mésaventures, on retrouve les mannequins bas de plafond, Hansel et Derek, se réconcilier pour stopper une organisation qui assassine des célébrités - la présence des caméo est le seul vrai plaisir à cette fumisterie. Secondés par Penélope Cruz, agent de la Fashion Police d'Interpol, ils vont croiser la route de Mugatu - Will Ferrell en roue libre, du fils génial de Zoolander et d'une brochette de stars venus s'amuser (Avec un Big Up à Billy Zane vendeur de ses Dvd !). Le crétinisme revendiqué par Stiller et ses scénaristes pourrait être jubilatoire s'il n'était pas si peu comique. Hélas, entre un Duck Face redondant, des plaisanteries répétées ad nauseam et une mauvaise justification pour relancer la franchise des défilés, la déception est immense. Espérons qu'il n'y aura pas de volume 3 !

  119. Ninja Turtles 2 - (1) parvient à réussir l'exploit d'être plus idiot que le premier volet tant le nouveau méchant - le Tout Numérique Krang - est d'une bêtise confondante. Afin d'asservir la Terre, il s'associe à Shredder et à 2 crétins qu'il transforme en brutes animalières - rappelant le pathétique Bane de Batman & Robin (J.Schumacher - 1997). Si l'opus originel essayait de combiner prises réelles et Fx, cette suite démultiplie le numérique jusqu'à l'indigestion, affadissant d'autant ce blockbuster chélonien. L'hystérie du quatuor animalier épuise rapidement la patience du spectateur d'autant que leurs combats essayent de surpasser les premiers, quitte à ne plus signifiés grand chose. Le trop ne sera jamais une preuve de réussite, même s'il parvient à être relativement divertissant.

  120. Hors contrôle - (1) confirme la volonté de Zac Efron à devenir le punching-ball officiel de la comédie américaine. Cette fois, il incarne l'un des 2 frères triple zéro de la famille Stangle spécialisés dans le sabotage festif des événements familiaux. Afin de laisser leur petite sœur convoler tranquillement, ils promettent de se ranger en s'y faisant accompagner par un duo féminin - Anna Kendrick et Aubrey Plaza - recruté sur Internet. Entre une love story bancale et la vulgarité globale, le surjeu épuisant d'Adam Devine et une traduction carambar des dialogues, une BA mensongère car presque réussie et des larmes fraternelles de crocodile, un faux-bêtisier générique et un concert gratuit, ce HC ne mérite pas une seconde vision.

  121. Le BGG - Le Bon Gros Géant - (1) a le mérite de démontrer que tout le monde peut se planter, y compris Steven Spielberg. En adaptant un des contes de Roald Dahl, il épuise la magie de cette amitié improbable entre une petite fille et le BGG de 7,5 m en quelques effets spéciaux dignes de Jack le chasseur de géants (B.Singer - 2013). Entre la présence incongrue - et pourtant fondamentale - de la Reine d'Angleterre et des géants très géants mais particulièrement benêts, un rythme de sénateur assis et des dialogues bisounours, des songes colorés déjà vus et une longueur déraisonnable pour un pensum, on se consterne devant un tel plantage qui aura même du mal à séduire les moins de 5 ans.

  122. Mise à l'épreuve 2 - (1) a bénéficié d'une sortie en salle parfaitement incongrue tant le 1er chapitre n'avait pas rencontré le succès dans nos salles. Celui-ci reprend la même structure - Un flic aguerri et son beau-frère boulet enquêtent sur un trafiquant de drogue qui a mis un contrat sur Ken Jeong - sobre, cette fois - témoin involontaire de ses agissements - aux punchlines éculées et aux péripéties linéaires (Une poursuite - une blague pourrie - une fusillade - une dispute téléphonée - des filles sexy - etc ...). Cela n'est pas nul mais c'est tellement daté que l'on s'interroge encore sur son succès américain.

  123. Ma meilleure amie - (1) est un mélo lourdingue sur deux amies d'enfance dont l'une est atteinte d'un cancer. Après les années d'insouciance et de vie de famille, l'épreuve va les rapprocher puis les séparer pour les rapprocher une ultime fois. Sans être réellement raté - grâce au duo Toni Collette - Drew Barrymore qui croient en leur histoire, cette Meilleure amie manque de nuance - L'une va mourir alors que l'autre va enfin devenir mère - et cumule tellement de stéréotypes - de l'anniversaire défouloir à la 2 jours à tuer (J.Becker - 2008) à l'ultime scène létale - qu'on ricane davantage que l'on ne pleure. Mauvaise pioche, donc.

  124. Gods of Egypt - (1) est d'une niaiserie sérieuse au premier degré qui suit la reconquête du trône d'Egypte par Horus - Nikolaj "Lannister" Coster-Waldau - après la trahison de son oncle Seth - Gerard Butler en mode paiement d'impôts. Il faut dire qu'ils ne sont aidés ni par la linéarité du script, ni par la mise en scène clinquante d'Alex Proyas qui démultiplie les Bullet Time aux pires moments - essentiellement pour faire plus long - datant instantanément son film dans le passé. Les effets spéciaux ont tellement coûté aux producteurs qu'ils ont décidé de les rendre laids et visibles pendant 128 mn, afin de bien nous faire regretter le prix de notre place. Ce n'est certes pas le naufrage du siècle, mais entre une relecture débilitante de la mythologie égyptienne et un casting pathétique, on s'interroge sur la santé mentale des décideurs qui ont green lighté un tel projet.

  125. The Danish Girl - (1) a le défaut principal de vouloir être un tremplin à Oscar pour le duo principal Eddie Redmayne - Alicia Vilkander, tant leurs jeux démesurés viennent gâcher ce biopic édifiant. Ainsi, TDG suit l'histoire d'amour de 2 peintres danois dont l'époux devint en 1930 le premier à subir une opération de changement de sexe. Si Tom Hooper reconstitue pleinement l'ambiance locale et historique en présentant les enjeux sociétaux de cet amour, il ne parvient jamais à transcender sa mise en scène pour ne pas être que factuel, annihilant tous prémices d'empathie, peu aidé, il est vrai, par les minauderies des acteurs principaux. Un vrai gâchis pour une histoire qui méritait bien mieux.

  126. Mistress America - (1) est le nouveau film arty du couple Baumbach - Gerwig qui plonge cette dernière dans un blabla bobo qui se voudrait comme du Woody Allen, sans le talent des dialogues, l'excentricité anecdotique des situations et le charme de la mise en scène. Greta Gerwig incarne une jeune étudiante new yorkaise qui s'ennuie jusqu'à son déménagement chez sa future demi-sœur qui va l'introduire dans un Manhattan espéré. Elle rencontre alors un microcosme prétentieux et précieux à l'excès, à l'intellectualisme de pacotille et infatué de leur inimportance. Tout est creux et théâtralisé à l'extrême, provoquant ennui et bâillements. À voir uniquement si on est en manque d'épisodes de l'inspecteur Derrick.

  127. Monster Cars - (0,5) : Nanar à 100 000 000 $ et Pitch improbable pour producteurs sous amphétamines.

  128. S.O.S. fantômes - (0,5) n'est pas que le reboot féministe attendu mais une relecture Z du film d'Ivan Reitman. Malgré de nombreux clins d'œil au quintet et à l'iconographie originels - Ne partez pas avant la fin du générique pour voir TOUS les acteurs, la sauce ne prend jamais tant la surenchère visuelle essaye de cacher l'indigence scénaristique. Souvent vulgaire, rarement souriant - n'espérez pas rire.., régulièrement affligeant, le film est à la hauteur de sa bande annonce unanimement détestée. Pourtant, le potentiel était là - rendre Chris Hemsworth plus bête que nature ou ... En fait, c'est la seule bonne idée du film. Mais voir autant de "talents" se saborder est une gageure rare à 144 millions de dollars. Cher pour une telle bouse.

  129. Ouija : Les origines - (0,5) : Oh, ça bouge et Bouh, Papa est mort.

  130. Oppression - (0,5) : Il faut toujours se méfier de sa belle-famille et d'un scénario vide.

  131. Norm - (0,5) : Animation pour télévision au prix d'une place de cinéma et Scénario pompant l'air du temps pathétiquement.

  132. Assassin's Creed - (0,5) : Adaptation d'un jeu vidéo inférieure à l'original et Marion Cotillard en mode Batman.

  133. Colonia - (0,5) romance le scandale de la Colonia Dignidad, une secte cofondée par un nazi pédophile, Paul Schäfer - Michael Nyqvist en surjeu constant, qui fut protégée pendant 3 décennies par le régime de Pinochet en échange de la torture et de la disparition de ses opposants. Pour y parvenir, Florian Gallenberger plonge Daniel "Rain Man malin" Brühl et Emma "Mormone XVIe siècle" Watson dans les manifestations anti-coup d'état du Chili 1973. Le premier est un photographe engagé. La seconde est une hôtesse de l'air amoureuse, prise dans la tourmente inconsciente du premier. Lorsque Brühl est arrêté, torturé et enfermé dans la ferme de Schäfer, elle n'aura de cesse que de l'en libérer, quitte à sacrifier notre patience devant la folie du Gourou, la paranoïa généralisée, les brutalités psychologiques ou non et Tout-pourri d'une dictature. Creux et clinquant délavé, cette Colonie ne mérite pas d'être subi pendant 110 mn, même en été.

  134. La 5ème vague - (0,5) est la nouvelle adaptation d'une série futuriste pour ado, écrite par Rick Yancey, qui suit les rares survivants terrestres (après 4 vagues d'extermination extraterrestres). On se concentre sur Chloë Grace Moretz à la recherche de son petit frère, après que les adultes de son groupe aient été abattus par des militaires contrôlés par les entités étrangères. Entre paranoïa extrême - flinguons tout ce qui bouge d'inconnu - et lenteur assumée - on vous a déjà dit que ce n'était que le 1er volet !, cette mise en place de la mythologie générale ennuie plus souvent qu'elle ne divertit laissant espérer que le plantage mondial ne permettra pas aux financiers de lancer la production d'un 2e opus. Bienvenue 5ème vague dans le cimetière des adaptations pour ados mort-nées ! Enfin, croisons les doigts.

  135. Alliés - (0,5) : 2nde Guerre Mondiale pour les Nuls et Couple de stars en galère pour rire.

  136. La résurrection du Christ - (0,5) est le premier des films bibliques à traverser l'Atlantique pour nous apporter la bonne parole. Si la caution de Joseph Fiennes - pourtant si convaincant dans Shakespeare in Love (J.Madden - 1998) - pouvait laisser le doute positif, sa conversion n'en laisse hélas aucun. Il incarne un tribun militaire chargé par Ponce Pilate de se débarrasser du corps d'un faux prophète qui agace les alliés du Temple. Mais les événements surnaturels vont ébranler ses certitudes et le conduire en Galilée. Entre sérieux démesuré et reconstitution cheap, ce film accumule tous les poncifs redoutés pour le genre, perdant de vue son origine cinématographique pour devenir un banal téléfilm de propagande. Mieux vaut se rendre dans une église que dans une salle obscure pour un tel projet.

  137. Point Break - (0,5) est le reboot que personne n'espérait tant le film originel est culte pour tous. Dès lors, qu'est-ce qui a poussé des producteurs inconscients à jeter 100 millions de dollars pour produire - et en 3D, ma brave Dame ! - ce portnawak qui enchaîne les séances d'action sans queue ni tête ? Personne ne le saura jamais - et encore moins leurs actionnaires - car le naufrage est si impressionnant qu'il fascine pleinement. Si vous êtes amateur de sensation, allez plutôt donc voir une Nuit de la Glisse où seul le fun compte. Si vous êtes en manque d'action movie aux acteurs charismatiques, louez un Fast and Furious (J.Lin - 2009 - 2011 - 2013 - 2015). Si vous êtes déviant ou désespéré, revoyez Brice de Nice (J.Huth - 2005).

  138. Instinct de survie - The Shallows - (0,5) offre, dans son premier quart d'heure, son seul intérêt par les nombreux plans arrière de la malchanceuse héroïne - Blake Lively magnifique - sur sa planche de surf. Puis, le vilain-méchant-rancunier requin survient et le film bascule vers une comédie à la Sharknado (A.C.Ferrante - 2013), tout en se prenant particulièrement au sérieux. Dès lors, entre l'obstination du selachimorpha à faire de la blondinette son repas et la présence d'une mouette presque rieuse, l'arrivée d'un voleur ivre et rapidement puni de ses mauvaises actions et un rafistolage jambesque, une nouvelle utilisation d'une Go-Pro et une bouée de mer plus qu'équilibrée, les clichés s'enchaînent plus vite que les scènes à suspens jusqu'au grotesque final qui voit le requin s'empaler sur des tiges métalliques - Oui, je spoile, mais je vous fais économiser 10 € et 90 mn ! Un nanar maritime et parfaitement submersible.

  139. Independence Day : Résurgence - (0,5) est le prototype du film crétin qui se prend tellement au sérieux qu'il peut devenir un nanar culte. Si le pitch (Les Aliens reviennent et ils ne sont pas contents) peut laisser quelques illusions, le retour des vieux héros particulièrement résistants - notamment papa Levinson, les multi-recyclages du film originel déjà décérébré, la grande bébête Cloverfieldienne, les scènes tire-larmes pathétiques ou les punchlines ridicules mettent très haut - ou bas, selon comment on se place - la barre de la débilité survitaminée. C'est tellement con que cela en devient jubilatoire, justifiant une notation généreuse, mais pas d'aller voir cette baudruche en 3D.

  140. L'âge de glace : Les lois de l'univers - (0,5) aura mis 5 épisodes à se saborder (2002 - 2006 - 2009 - 2012). En plaçant Scrat sur orbite spatiale, le quatuor de scénaristes ne sait plus quoi faire de la mascotte de Blue Sky Studios. Cherchant en vain une bonne idée, ils rappellent aux affaires le pire personnage de la franchise - Buck pour ne pas le nommer, inventent la Fontaine de Jouvence météorique, démultiplient les mini-sketchs ratés, n'inventent aucun nouveau personnage empathique - Sérieusement un trio volatile ? - et parachèvent le naufrage avec un billard galactique qui rate sa cible terrestre. Fuyez cette préhistoire là !

  141. Hardcore Henry - (0,5) est le premier film vomitif sur grand écran en mode vue subjective. Devenu le Henry du titre, le spectateur voit tout ce qu'il vit pour mieux s'immerger dans sa fuite et la récupération de sa femme kidnappée par un mystérieux télékinésiste en mode Boss rouge. Si j'ajoute que cela se passe à Moscou et qu'un mystérieux Jimmy - et ses très nombreux clones décimés régulièrement - tente de l'aider, ce HH a tout d'un FPS dont le joueur n'a aucune influence sur l'évolution de l'action. Dire que sur une console on aurait pu arrêter le tout après la cinématique initiale... Comme quoi un pitch de court métrage ne peut pas faire un bon film de 90 mn.

  142. The Witch - (0,5) se veut aussi austère que la vie en Nouvelle-Angleterre en 1630 au sein d'un couple dévot, chassé de sa communauté pour sa trop grande piété, qui prie autant qu'il cultive ses champs afin de nourrir leurs 5 enfants. Sans (trop de) musique et filmé en version délavée, les disparitions successives des enfants et le pourrissement des cultures finissent par leur faire envisager que la mythique sorcière locale s'est incarnée en leur fille aînée. Cette dernière - Anya Taylor Joy seule à croire en ce naufrage - finit par tuer sa mère dans l'indifférence la plus totale, tant le spectateur n'est plus dans la salle. Faussement horrifique, cette Daube dure infiniment plus que ses 93 mn annoncées, ne mérite absolument pas ses critiques journalistiques élogieuses et s'achève par un Sabah ridicule.

  143. Blair Witch - (0,5) : Remake encore plus nul que l'Original et Found Footage de gueule.

  144. Ben Hur - (0) : Arrêtons définitivement son char et Pourquoi ????

  145. Nos pires voisins 2 - (0) surpasse largement le 1er volet (N.Stoller - 2014) par sa bêtise et son non-jusqu'au-boutisme. Si le premier consternait autant qu'il faisait rire, celui-là rate tout. Pourtant, en confrontant le couple Radner à une sororité féminine soutenue par Zac Efron - punching-ball officiel - qui semble le seul à y croire, la main de scénaristes, dont le réalisateur et l'acteur principal, croyait avoir trouvé la bonne idée. Hélas, un pitch, même financier, ne suffit pas à tenir éveiller le spectateur pendant 93 mn. Nul, et même pas second degré, NPV 2 ne tient qu'une seule promesse : être le PIRE film de l'année.

Retour à la rubrique cinéma