Quelques idées de films



Voici 20 ans que je vous propose quelques conseils cinématographiques. Par esprit de renouveau, je ne modifie pas cette phrase d'introduction :

  1. La La Land - (8) Musicalement emballant, évitant l'écueil du Happy End et un Retour vers le Passé vivifiant.

  2. Coco - (8) Le meilleur de Spectre (S.Mendes - 2015), des twists pas si gentils et une animation fantastique.

  3. Valérian et la Cité des mille planètes - (7,5) Une avalanche de péripéties feel-good, un soupçon de clins d'œil à l'œuvre picturale (les Shingouz ou le Transmuteur grognon de Bluxte) et une nostalgie 5e élément.

  4. RAID Dingue - (7,5) Stupidement jouissif, un duo à la Mode Veber (Bravo à Alice "Pierre Richard" Pol !) et surtout comiquement drôle !

  5. Quelques minutes après minuit - (7,5) Un Labyrinthe de Pan pour enfant, des nuits merveilleuses et une morale non infantile qui parlera à tous les âges.

  6. Le crime de l'Orient Express - (7,5) Une version bodybuildée du chef d'œuvre d'Agatha Christie en totale trahison du personnage de David Suchet, une formidable trahison de personnage incarné par David Suchet et un espoir de suite rapide.

  7. La Belle et la Bête - (7,5) Un décalque évolutif du classique Disneyen, la surprise de ne pas en avoir et la légèreté familiale de l'ensemble.

  8. Les figures de l'ombre - (7,5) Un biopic mathématique inattendu, la fin d'un racisme latent et une ode à l'espoir.

  9. Miss Sloane - (7,5) Un thriller qui sait qu'il est malin, Jessica Chastain toujours impeccable et un rythme soutenu jusqu'au bout.

  10. Ferdinand - (7,5) Le meilleur plaidoyer anti-corrida infiniment supérieur à la chanson Cabrelienne, une superbe leçon amicale pro-SPA et une réussite de plus Carlos "Rio" Saldanha.

  11. Tous en scène - (7) Une bande son entraînante, des personnages délirants (le singe et les cochons en tête) et une parodie revigorante des concours vocaux à la mode.

  12. Life - (7) Le VRAI remake d'Alien, une durée de vie réduite pour les vedettes et un twist prévisible mais jubilatoire.

  13. Barry Seal : American Traffic - (7) La meilleure comédie de Tom Cruise, une histoire tellement énorme qu'elle en est si vraie et un jusqu'au-boutisme adulte à l'honneur du producteur TC.

  14. Baby Driver - (7) Une B.O. d'enfer et nostalgique, un polar plus qu'honorable et des poursuites jubilatoires et non vaines.

  15. Seven Sisters - (7) Une sacrée performance de Noomi Rapace, une dystopie futuriste brillante et un action movie aux multi-twists pas tous prévisibles mais bien scénarisés.

  16. Thor : Ragnarok - (7) Un Marvel comique, un superhéros pas aussi fadasse et ennuyeux que ses apparitions passées pouvaient laisser apparaître et un combat ludique avec son "ami" Hulk.

  17. Mary - (7) Une manière plaisante de se réconcilier avec les mathématiques, un duo principal Grace - Evans attendrissant qui nous pousse à vouloir être à la place de l'oncle ou de la nièce et un remake de Will Hunting (G.Van Sant - 1997) qui ne le dit pas.

  18. Kingsman : Le cercle d'Or - (7) Une suite encore plus foutraque que l'opus originel où TOUT est possible, un retour franchement attendu, surtout pour sa justification - et une Julianne Moore qui s'amuse sans retenue.

  19. Fences - (7) Un duo Davis - Washington fragilement humain, une vision humaine effrayante et une relation au divin destructrice.

  20. Jumanji : Bienvenue dans la Jungle - (7) Une modernisation du film de Joe Johnston qui ne fait pas l'erreur de vouloir coller au film original, un décalage flashy des personnages adultes et un divertissement de Noël parfait.

  21. Dunkerque - (6,5) Une bataille mal (in ?)connue, la maestria de Christopher Nolan et un grand film de guerre mais inférieur au classique de Spielberg (1998).

  22. Happy Birth Death - (6,5) Un remake malin du Jour sans fin (H.Ramis - 1993), un renouveau parodique du slasher à la Scream (W.Craven - 1996) et une vision édifiante du film universitaire.

  23. Borg / McEnroe - (6,5) La finale dantesque d'avant l'ère Roger/Rafa, une incarnation sidérante de Sverrir Gudnason mais un Shia LaBeouf parfois en roue libre.

  24. Moonlight - (6,5) Un Boyhood arc-en-ciel fiévreux, un constat de vie et une interprétation toute en nuance du trio incarnant Chiron.

  25. Un jour dans la vie de Billy Lynn - (6,5) Une plongée dans l'enfer du mensonge médiatique, une déconstruction de la fabrication publicitaire de héros modèle et un regard désabusé adulte.

  26. La planète des singes - Suprématie - (6,5) Le final de la trilogie qui s'assume pleinement (2011 - 2014), une motion capture tellement maîtrisée et un seul héros récurrent.

  27. xXx : Reactivated - (6,5) Un retour testostéroné, des punchlines jubilatoires et un divertissement absurde et assumé.

  28. Ça - (6,5) Un premier volet prometteur, un Grippe-sou plus effrayant que celui des 80's et une version horrifique grand public.

  29. Silence - (6,5) Le film de rédemption de Martin Scorsese, une histoire vraie totalement inconnue et un Adam Driver qui poursuit sa carrière caméléon.

  30. John Wick 2 - (6,5) Jubilatoire et débile comme l'original, Keanu Reeves en mode Kingsman : Service secret et un univers plus fouillé qui ne demande qu'à devenir trilogie.

  31. Mes Vies de Chien - (6,5) Un Jour sans fin canin, un feel-good movie plus que familial et un bon Karma.

  32. Traque à Boston - (6,5) Un retour sur l'attentat dans la ville du même nom sans fioriture patriotique inutile, une enquête technologique et humaine et deux camps entre gris clair et gris foncé.

  33. Ghost in the Shell - (6,5) Un adaptation live réussi car très libre par rapport au manga, une Scarlett pimpante mais une absence de profondeur philosophique.

  34. Hitman & Bodyguard - (6,5) La coolitude de Samuel L. Jackson qui sert de pitch principal, un Ryan Reynolds en mode revenant qui doit avoir une meilleure carrière que John Travolta et des cascades un brin plus crédibles que les séries JW et autres F&F.

  35. Fast & Furious 8 - (6,5) Bigger is Better (un sous-marin, vraiment ?), une multi-réunion familiale et une méchante vraiment très méchante.

  36. Detroit - (6,5) Une histoire vraie édifiante d'injustice qui devrait ouvrir les yeux du président Orangé, un film qui prend les tripes, mais un traitement parfois manichéen en raison de la présence caricaturale de Will Poulter.

  37. Logan - (6) Un Wolverine mourant et dépressif, une absence de combats XXL et une fin.

  38. I Wish - Faites un vœu - (6) Une mix entre L'effet Papillon (E.Bress & J.M.Gruver - 2004) pour l'inéluctabilité du destin et la série Destination finale (2000 - 2003 - 2006 - 2009- 2011) pour l'aspect impromptu des morts, la solidité d'une petite boite à musique et la leçon de conduite à revoir.

  39. Bienvenue à Suburbicon - (6) Des retrouvailles jubilatoires entre un acteur et son metteur en scène, des personnages très "Coen Bros" mais une sensation persistante de "Tout ça pour ça" qui gâche un peu le plaisir du spectateur.

  40. Nés en Chine - (6) Le documentaire familial qualitatif par excellence, une découverte exotique et captivante et une envie d'en savoir plus.

  41. Wonder Woman - (6) La première adaptation DC décente, Gal Gadot ouvertement sous-payée et un espoir de Justice League à la hauteur.

  42. Blade Runner 2049 - (6) Une suite pas totalement vaine mais infiniment moins pertinente que l'opus originel, un Deckard tristement septuagénaire et un univers que l'on a plaisir à revisiter.

  43. Justice League - (6) Une absence de surprise préjudiciable qui montre que DC est loin de Marvel dans la valorisation cinématographique de son capital, un méchant si fort qu'il perd contre lui-même et des personnages introduits sinon rapidement du moins succinctement.

  44. Alien : Covenant - (6) Une suite de Prometheus (R.Scott - 2012) largement supérieure, Michael Fassbender deux fois plus présent et flippant, une exagération qui ne peut laisser indifférent.

  45. Atomic Blonde - (6) Un film d'action girlie qu'on souhaiterait encore plus jubilatoire, une plongée décomplexée dans les 80's à mi-chemin entre le pastiche et l'hommage respectueux et une Charlize Theron qui s'amuse en payant de sa personne.

  46. 1:54 - (6) Un drame qu'on aurait espéré triomphant sur la piste, un jusqu'au-boutisme contreproductif ou nécessaire et un héros physicien.

  47. The Last Girl - Celle qui a tous les dons - (6) un film de zombies enfin surprenant, une traversée silencieuse au milieu de zombies en pause et Gemma Arterton !

  48. Les Gardiens de la Galaxie 2 - (6) Du fun érigé en scénario, du fun en lieu et place de scénario mais du fun fun.

  49. Logan Lucky - (6) Le retour aux affaires de l'autre Steven même si c'est pour un scénario plus qu'anodin, un casse qui se veut souvent trop malin pour être crédible et des acteurs qui s'amusent assurément.

  50. Spider-man : Homecoming - (6) Un 3e reboot en 15 ans enfin ludique à la mode Marvel, un zeste d'Iron Man (J.Favreau - 2008) et une entrevue tendue avec Michael Keaton.

  51. Le Procès du siècle - (6) Une histoire vraie édifiante et hélas encore d'actualité, l'opposition Weisz - Spall et un genre tombé en désuétude mais toujours passionnant.

  52. Sleepless - (6) Un thriller estival pas plus mauvais que les autres, une fausse rédemption et un remake US de plus - celui de Nuit blanche (F.Jardin - 2011) en mode réaliste.

  53. The Circle - (6) Emma Watson en mode évolution, une variation Orwellienne de l'hypercommunication moderne et Tom Hanks presque inquiétant.

  54. Wilson - (6) Woody Harrelson - Depardieu américain dans sa variété et sa boulimie de tournage, l'adaptation d'une BD adulte sans fioriture, mais une impression de déjà-vu cette année.

  55. Moi, moche et méchant 3 - (6) Un retour - momentané, hélas - vers le passé, Dru qui dynamise réellement une franchise un peu en roue libre et des Minions parfois éloignée de la trame principale.

  56. Braquage à l'ancienne - (6) Un faux reboot de Red (2010 - 2013), le retour de Zach Braff derrière les caméras et une amoralité parfaitement morale.

  57. Gold - (6) Une relecture mythifiée d'un fait-divers des années 80, le nouveau chapitre de la transformation physique de Matthew McConaughey et une leçon de bêtise capitaliste.

  58. Paddington 2 - (6) Une suite honnête bien que non bouleversante, un Hugh Grant sans filet et un joli conte de Noël.

  59. La fabuleuse Gilly Hopkins - (6) Une ado récalcitrante et attachante, une famille recomposée et une histoire d'espoir gentillette.

  60. Le musée des merveilles - (6) Un film où fond et forme sont aussi importants, pouvoir oser 15 mn sans dialogues n'est pas si fréquent que cela et une fausse simplicité qui rend parfois perplexe mais souvent charme le spectateur.

  61. La Momie - (5,5) Une tentative de franchise horrifique light, la mort de Tom Cruise après quelques minutes malgré une société secrète à la limite du ridicule.

  62. Le bonhomme de neige - (5,5) Un polar de serial killer qui part sur les bases du Silence des agneaux (J.Demme - 1991) pour s'achever comme un mauvais téléfilm prévisible, le personnage de Michael Fassbender qu'on espère retrouver rapidement et une certaine originalité dans le découpage des victimes - à en perdre la tête.

  63. Born to be Blue - (5,5) Un trip jazzy forcément sous héroïne, mais une interprétation habitée d'Ethan Hawke et un Chet en reconstruction déconstruite.

  64. Baby Boss - (5,5) Un dessin animé qui arrive après Cigognes et Compagnie, une bonne idée mais qui ne suffit pas à faire un scénario accompli.

  65. Baywatch - Alerte à Malibu - (5,5) Du très lourd rebondissant, un pastiche pour scénario et Zac Efron en parcours masochiste.

  66. Opération casse-noisette 2 - (5,5) La lutte déséquilibrée entre de trop sympathiques bébêtes et d'antipathiques grassouillets, un bon rythme mais du pitch surexploité depuis Nos voisins les hommes (T.Johnson - 2006).

  67. Loving - (5,5) Une leçon d'histoire qui oublie d'être un vrai film et un manichéisme parfois consternant, mais une actrice Ruth Negga qui fait basculer les opinions, spectateur inclus.

  68. Nocturnal Animals - (5,5) Un thriller beaucoup trop malin pour être malhonnête, un twist final parachuté et des acteurs peu investis.

  69. Overdrive - (5,5) Le F&F du pauvre, un piège à C*** agréablement décérébré mais un manque de charisme du duo principal.

  70. Battle of Sexes - (5,5) Du tennis crédible au cinéma - mais qui n'est pas à la hauteur de Borg / McEnroe, un duo très 70's et une histoire féministe avant l'heure.

  71. Live by Night - (5) Un polar à l'ancienne insipide et sans l'inspiration des mises en scènes précédentes de Ben Affleck, un thème ringardisé par trop de séries télé plus impliquées mais un final largement meilleur que les critiques assassines ne l'ont laissé espérer.

  72. Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar - (5) Pas désagréable mais pas forcément utile, Johnny Depp de plus en plus fatigué et un futur re-re-re-recommencement.

  73. Fantastic Birthday - (5) Un hommage vibrant à Wes Anderson mâtiné de la bizarrerie lynchienne, mais une sensation de "Tout ça pour ça" entêtante pour un total bien inférieur à la somme de toutes ses parties.

  74. Get Out - (5) Une nième production Blum ni meilleure ni pire que les autres, une amusante bascule bien-pensante mais un final Wazaah! pathétique.

  75. Star Wars : Les derniers Jedi - (5) Une suite qui ne semble pas savoir où elle va où le pire (mais oui, Leia, tu peux voler dans l'espace grâce à la Force !) côtoie le meilleur (les 90 premières minutes nous laissent croire qu'il y a un but à tout ça), une bataille sur la planète de sel visuellement splendide mais une heure de trop où tout se perd, y compris le spectateur.

  76. 20th Century Women - (5) Une plongée dans la contestation post 70's, mais une construction trop théâtrale par aparté et une humeur Flower Power invraisemblable.

  77. Free Fire - (5) Un Gun Fight comme unique excuse de scénario, mais du portnawak qui dure en lieu et place de scénario et des acteurs pas vraiment inspirés et/ou inspirants.

  78. Cars 3 - (5) La fin d'une trilogie (2006 - 2011) qui n'a jamais retrouvé la magie des débuts, un passage de témoin sursouligné mais une franchise qui a remporté des milliards en produits dérivés justifiant les nouvelles aventures de Flash McQueen.

  79. Geostorm - (5) Un gloubi-boulga entre film catastrophe, thriller et science-fiction qui se suit sans déplaisir et s'oublie aussi vite que la terre se fait détruire - il ne manque que l'invasion extraterrestre pour être sûr que le cocktail soit totalement indigeste, une survie totalement débile - mais le film assume pleinement son côté divertissement absurde - et des acteurs tellement pas impliqués qu'ils en deviennent excellents - même Gerard Butler...

  80. La montagne derrière nous - (5) Une Love Story improbable entre 2 bons acteurs mais une survie montagnarde bidon et un final américain - même si agréable.

  81. Lego Batman, le film - (5) Une tentative semi-ratée de retrouver la magie de la Grande aventure (2014) car trop de punchlines se veulent malignes et les décalages tombent à plat aussi régulièrement que le Joker. Pas un gâchis mais une frustration réelle.

  82. L'expérience interdite - Flatliners - (5) Un remake pas très utile du film de Joel Schumacher qui se mâtine de Destination finale (2003 - 2006 - 2009 - 2011), une survie absurde par prise de conscience et une BA meilleure que le film.

  83. My Cousin Rachel - (4,5) Une peinture d'époque passionnante, mais des personnages uniformément antipathiques et une platitude monochrome qui anesthésie rapidement le spectateur.

  84. Annabelle 2 : La création du mal - (4,5) Un préquelle / suite / jackpot supérieur - dans la limite du genre / raisonnable - au premier volet, mais des victimes tête à claques et un design général largement perfectible / inintéressant.

  85. Churchill - (4,5) Un cours historique de 106 mn animé par Brian Cox surmaquillé en cabotinage permanent, une bataille de coulisses aussi fascinante que lénifiante et un suspens dévoilé il y a 73 ans.

  86. The Wall - (4,5) Un fausse réflexion sur l'absurdité de la guerre dissimulée derrière son pitch et son suspens mais un "héros" pénible dont le sort nous intéresse peu et le souvenir de qui fut Doug Liman.

  87. The Jane Doe Identity - (4,5) Une introduction intrigante car mélangeant fantastique et univers à la limite du glauque mais un grand Guignol qui l'emporte sur le suspens et un sentiment de déjà-vu persistant.

  88. Split - (4) Un volet préparatoire au retour de Bruce "Incassable" Willis, mais un surjeu usant de James McAvoy et une mise en scène à 5 000 000 $ de M.Night Shyamalan.

  89. The Boyfriend - Pourquoi lui ? - (4) Une comédie pas drôle, un gendre gourou friqué caricaturalement pas si antipathique que cela, mais Bryan Cranston qui pourrait être convaincant même en lisant l'annuaire téléphonique.

  90. Le château de verre - (4) Le faux remake de Captain Fantastic (M.Ross - 2016) constamment inférieur à l'original, des allers-retours entre une enfance étrangement pas si idéale que cela et une vie d'adulte bizarrement équilibrée et une fratrie qui mérite la virée

  91. A United Kingdom - (4) Un téléfilm historique fleur trop bleue mais qui a le mérite de proposer une vision si réaliste des perfides anglais !

  92. Le dernier vice-roi des Indes - (3,5) Le plaisir de retrouver Hugh Bonneville depuis la fin de Downtown Abbey (2010 - 2015) mais un raccourci maous costaud de la scission indopakistanaise édulcorant sévèrement le génocide qui en fut la conséquence et une love story parfaitement inutile comme si l'Histoire ne se suffisait pas à elle-même.

  93. Bad Moms 2 - (3) La suite inutile justifiée par l'exploitation immédiate du filon mercantile, un pitch M6 de Noël et des actrices qui espèrent se relancer enfin.

  94. Les Proies - (2,5) Le film Télérama par excellence infiniment moins réussi que le film de Don Siegel (1971), la quintessence du mou bien pensant à peine sauvé par son final et des mantes pas si religieuses que cela.

  95. Upstream Colour - (2,5) Une envie de saucisson aux herbes, un fond oublié par la forme et une narration tellement obscure qu'on finit par s'interroger s'il y en a vraiment une.

  96. Wind River - (2,5) Un polar qui a tout du téléfilm nouvelle génération (Glacé etc), un seul acteur impliqué - Jeremy Renner - et une fusillade où on espère voir s'entretuer TOUS les protagonistes.

  97. La Tour sombre - (2,5) La gageur ratée de résumer 8000 pages en 1h 35, une adaptation digne d'Eragon (S.Fangmeier - 2006) mais un duo principal - Elba / McConaughey - qui mérite beaucoup mieux.

  98. The Birth of a Nation - (2,5) Un biopic édifiant mais tellement manichéen, qu'il en perd sa force, pour ne rester qu'une boucherie de plus dans l'Inhumanité.

  99. Le monde secret des Emojis - (2,5) Un placement produit pour les 3-6 ans, l'indigence du scénario associé à une animation médiocre et une méchante Carambar.

  100. Kong : Skull Island - (2) Une suite à Godzilla (2014) qui ne dit pas son nom, avec tellement de Fx et de ralentis clipesques 80's qu'on rit plus qu'on frissonne pour les personnages.

  101. La passion Van Gogh - (2) Un dessin animé original car basé sur les peintures de Vincent, mais dont la forme finit par exclure le spectateur de l'enquête à rebours qui nous est proposée mal soutenue par la performance capture d'acteurs peu inspirés devant leur fond vert.

  102. American Assassin - (2) Michael Keaton qui cachetonne avec classe, mais un thriller aussi bas de plafond qu'un Van Damme l'humour et la crédibilité en moins, la bêtise et l'invraisemblance en plus, un film du samedi soir au cinéma, en somme, pour 10 € : tentant, non ?

  103. À ceux qui nous ont offensé - (2) Une vie différente portée par un duo exceptionnel - Fassbender / Gleeson - sous-exploité lors de relations familiales caricaturales et des poursuites comme respirations dans l'absence de récit.

  104. Jackie - (2) Un concentré temporel sur l'après 22 Novembre 1963 moins sympa que la série 22.11.63, avec une Natalie Portman statufiée et inexpressivement papier glacé car trop en mode oscarisable.

  105. Underworld - Blood Wars - (1,5) Le dernier volet d'une série pourtant si bien débutée 2003 mais tombée depuis si longtemps dans le Portnawak. A voir pour ne plus recommencer une telle gabegie.

  106. Le Roi Arthur : La légende d'Excalibur - (1) Un gloubi boulga indigeste d'Heroic Fantasy et de fausses légendes mis en scène avec la subtilité d'un mammouth pétomane, un pastiche moins drôle que Kaamelott et Jude Law perdu dans le désert depuis trop longtemps.

  107. The Foreigner - (1) Un nouvel aspect de Jackie Chan peut-être un peu trop âgé pour ses conneries, Pierce Brosnan plus irlandais que Sean Connery et un thriller qui ne brille ni par son inventivité, ni par sa profondeur potentielle.

  108. Transformers : The Last Knight - (1) Une suite parfaitement inutile (Cf. : T4 - M."J'ai mon 3e tiers à payer" Bay - 2014) qui a quand même été réalisée par Michael "Non, je vous jure, j'en ai fini avec cette franchise de daube" Bay, le budget Fx qui a pris tout l'argent des scénaristes et Michael "Mea Culpa... Mea Maxima Culpa" Bée.

  109. Everything, Everything - (1) Un espoir que l'héroïne décède dans les 15 premières minutes, un espoir que tous les personnages s'immolent par ce qu'ils veulent au bout de 45 mn et un espoir de triomphe aux Razzies Awards 2018.

  110. Certaines femmes - (1) Un bon remède à l'insomnie, des actrices perdues et des idées aussi neuves que le fil à couper le beurre.

  111. T2 Trainspotting - (1) La parfaite mauvaise idée, ratée du début à la fin avec un mauvais goût particulièrement peu jubilatoire.

  112. Brimstone - (1) Un mélange de western et d'Irréversible (G.Noé - 2003) gâché par le choix de Guy Pearce en salopard ultime et pasteur incestueux improbable et une longueur démesurée.

  113. Power Rangers - (1) Un Transformers pour adolescents aussi anodin qu'ultranumérique et sans âme frissonnante. Qu'ils gagnent ou perdent, tout le monde s'en moque !

  114. Lego Ninjago : le film - (1) Le volet de trop de la franchise Lego (2014 - 2017), un thème de court métrage étiré sur 101 mn et deux films la même année, cela en fait toujours un de trop !

  115. Mother ! - (0,5) Trop d'ésotérisme tue l'ésotérisme, un film qui nécessite des sous-titres explicatifs en permanence et qui peut être aussi pénible que le Jeanne d'Arc de Luc Besson.

  116. Capitaine Superslip - (0,5) Tout ne peut pas être adaptable au cinéma, notamment les programmes TV les plus bas de plaf', un design volontairement horrible qui reste la pire idée pour se distinguer et une cible qui ne dépasse pas les Télé-Tubbies.

  117. Lion - (0,5) Un film infatué de son importance - car histoire vraie ! -au personnage principal antipathique et tête à claques qui est la cause de son malheur et de ceux des siens, et accessoirement du spectateur qui se promet qu'il ne se fera plus avoir par un slogan.

  118. Song to Song - (0,5) Trop de déstructuration tue la déstructuration, la suite jusqu'au-boutiste de Knight of Cups (2015) dans la masturbation auteurisante et suffocante d'égocentrisme et une calamité de plus de 2 heures.

  119. Cinquante nuances plus sombres - (0,5) Une réussite inattendue tant le 1er opus (N.Acosta - 2015) se moquait des lecteurs (trices !) d'E.L.James, puisqu'on passe de nul et consternant à mauvais.

  120. Love Hunters - (0,5) Un triangle pas vraiment amoureux mais assurément poisseux et vicieux, Stephen Curry abjectement brillant et une envie de ne pas le revoir.

  121. #Pire soirée - (0,5) Un film qui confond humour girlie et vulgarité trashie, l'anti-film de Scarlett Johansson et un échec cuisant au box office rassurant.

  122. La grande muraille - (0,5) Un portnawak chinois qui mélange monstres dragonesques (!!!), muraille de Chine et Matt Damon dans un anachronisme décroche-mâchoire. C'est stupide au dernier stade mais on regarde pour savoir si Zhang Yimou peut encore aller plus loin... Et la réponse est toujours "oui"!

  123. Le Cercle - Rings - (0,5) D'abord, on le voit puis ensuite on meurt d'ennuis, de neurasthénie, de rire. Cochez la (ou les) bonne(s) case(s).

  124. The Warriors Gate - (0,5) Une production Besson orientée ado-console-Asie tellement putassière que cela confine au foutage de gueule du public.

  125. Ozzy, la grande évasion - (0,5) Un dessin animé comme à la fin des années 80 qui n'a pas vu l'évolution impulsée par Pixar, Dreamworks et Cie, une histoire parfaitement ciblé pour les amateurs des Télétubbies et/ou en coma profond et un film de prison canin (La vanne se suffit à elle-même, non ?).

  126. Les Schtroumpfs et le village perdu - (0,5) Un retour à l'animation après les 2 versions Live (R.Gosnell - 2011 - 2013) finalement moins pourries au regard de ce chapitre 3, une trahison de l'œuvre de Peyo et une animation qui ne s'adresse qu'aux enfants de moins de 3 ans.

  127. Resident Evil : Chapitre final - (0) Une conclusion ratée à la saga de Paul W.S. Anderson pourtant si bien débutée (2002), un clone de clone de clone de clone de clone (presque Ad Lib) de scénario qui aboutit à un naufrage gaguesque et une Milla Jovovich qui vaut mieux que cela.

Retour à la rubrique cinéma