Quelques idées de films



Voici 21 ans que je vous propose quelques conseils cinématographiques. Par esprit de renouveau, je ne modifie pas cette phrase d'introduction :

  1. Avengers : Infinity Wars - (8,5) Le Marvel le plus attendu et le plus réussi de tout le MCU, 2 h 30 qui passent bien trop vite au point qu'attendre un an paraît compliqué et le meilleur méchant de tous les films de superhéros depuis le Pingouin.

  2. The Disaster Artist - (8,5) Le film le plus inattendu de l'année retraçant la vie d'un Ed Wood moderne, mystérieux et suffisamment riche pour s'offrir son quart d'heure de honte sur grand écran, un James Franco inspiré qui mérite une rédemption et une réussite qui donne envie de voir le pire film jamais réalisé.

  3. The Greatest Showman - (8,5) Du spectacle musical emballant mis en chansons par le duo de La La Land (D.Chazelle - 2017), Hugh Jackman parfait en showman multicartes et la flamboyance de l'univers de P.T.Barnum.

  4. Criminal Squad - (8,5) Heat en version bourru, sans fausse note, rythmé et twisté, Gerard Butler parfait en flic ayant franchi les mauvaises lignes qui mérite un autre grand rôle et des fusillades jusqu'au-boutiste.

  5. 3 Billboards, les panneaux de la vengeance - (7,5) Un trio majeur dont 2 oscarisés pour ! (Frances McDormand et Sam Rockwell), une plongée dans le racisme redneck dont seul le voyage compte sans promesse de réponse et une rédemption pour les cassés de la vie.

  6. Spider-Man : New Generation - (7,5) Le meilleur dessin animé de l'année doublé du meilleur film de Spider-man de ce 3e millénaire triplé d'un scénario béton qui propose et mélange 6 univers en démultipliant les incohérences cohérentes, les références aux cultures pop et mainstream, à la radicalité constamment bienvenue. En un mot, une véritable gourmandise intelligente pour le spectateur.

  7. La mort de Staline - (7,5) Un casting d'orfèvres - Steve Buscemi, en tête - pour une comédie burlesque pour l'un des plus grands bouchers du XXe siècle, la meilleure adaptation d'une BD française de l'année 2018 et une relecture chaplinesque d'événements majeurs et tragiques.

  8. Les indestructibles 2 - (7,5) Une suite mais une suite Pixar - donc réussie - reprenant exactement à la fin du 1er opus, un Jack-Jack d'anthologie qui reprend le court métrage Baby-sitting JJ et des péripéties palpitantes et d'actualités Me2.

  9. J.S.A. (Joint Security Area) - (7,5) Un film de 2000 qui ne sort en France qu'en 2018 mais qui est tellement d'actualité et mis en scène avec panache qu'on en oublie instantanément cette majorité d'attente, un duo principal - Song Kang-Ho et Lee Byung-Hun - devenu magistral dans le cinéma Coréen et un jusqu'au-boutisme schizophrénique à l'image de la péninsule coréenne.

  10. BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan - (7,5) Une histoire tellement improbable qu'elle confirme la bêtise ambiante - à l'instar des scènes d'actualités qui concluent le film de Spike Lee, un auteur enfin de retour après une décennie d'errance cinématographique et un duo - John David Washington / Adam Driver - particulièrement complémentaire.

  11. Deadpool 2 - (7) Un retour comicogore mais sans le plaisir coupable du 1er volet, une disparition limite pu***ière et un final entre émotion et pastiche réussi.

  12. Ready Player One - (7) L'antithèse technologique et fun du sérieux et informatif Pentagon Papers, une animation 3D sur-référencée et geekissime et une fable à multiples niveaux de lecture/plaisir.

  13. Jean-Christophe & Winnie - (7) La comédie familiale de Noël sortie 3 mois trop tôt pour connaître le succès mérité tant l'alliance entre les 2 univers - animé et post-seconde guerre mondiale - est de toute beauté, la parfaite illustration de la naïveté feel-good sans doute un peu mercantile et beaucoup nostalgique qui touche tous les âges et le come-back d'Ewan Mc Gregor qui mérite davantage de grands personnages.

  14. Love, Simon - (7) Une comédie adolescente subtile et moderne qui est davantage une quête identitaire qu'un manifeste, un casting - Nick Robinson en tête - plutôt efficace et une modernisation intelligente des Teenage Movies 80's.

  15. I feel Good - (7) La joie de retrouvé le duo Delépine - Kervern dans une histoire abordable - bien qu'en border - avec un nouveau venu - Jean Dujardin - qui s'amuse pleinement, une voyage rempli d'amour pour des loosers qui ne s'aperçoivent jamais de leur pathétisme et une morale Banzaï !

  16. Mission impossible : Fallout - (7) La suite réussie de Rogue Nation avec les retours de Rebecca Ferguson et Sean Harris parfaitement intégrés à l'univers de MI, une version multivitaminée de Tom Cruise qui semble rajeunir sans avoir besoin d'effets spéciaux et une envie de voir rapidement la suite.

  17. Le jeu - (7) Un massacre jubilatoire qui adapte en en réécrivant largement le film original italien avec un septuor qui ne tire jamais individuellement la couverture mais accepte de faire briller son voisin, un huis-clos qui parvient à faire oublier son unité de lieu si théâtral et des dialogues / situations souvent too much mais parfaitement maîtrisés par Fred Cavayé.

  18. The House that Jack built - (7) LE meilleur film de Lars von Trier qui aurait pu être un chef d'œuvre sans son épilogue totalement raté et hors de propos, mais avec un Matt Dillon habité qui incarne plus qu'il ne joue un serial killer 70's et une réflexion sur l'artistique vampirique et la société particulièrement réussie.

  19. Les heures sombres - (7) Le plus réussi des 3 films récents sur l'évacuation de Dunkerque lors de la 2nde guerre mondiale, une incarnation carnassière de Churchill par l'oscarisé Gary Oldman et un thriller historique et pédagogique dans le bon sens du terme.

  20. Pentagon Papers - (7) Un Spielberg d'investigation porté par la paire royale Streep - Hanks, un scandale d'état qui n'a hélas pas eu les conséquences méritées et un plaisir du genre d'investigation classique et classieux.

  21. Pur-sang - (7) Un couple pervers d'adolescentes plus manipulatrices l'une que l'autre, le duo Anya Taylor-Joy / Olivia Cooke à suivre d'urgence et des personnages masculins à la mode #MeToo pathétique.

  22. Mauvaises herbes - (7) Un feel good movie qui nous propose une autre vision d'adolescents en rupture scolaire que celle de l'école, montrant que l'humanité est loin d'être encore condamnée, doublée d'une réflexion sociétale pas si naïve que cela, emportée par un Kheiron à tous les postes - acteur, scénariste et réalisateur - qui a su s'entourer d'une jeune génération inattendue et d'une vielle garde talentueuse.

  23. Black Panther - (7) Un Marvel enfin coloré, un Marvel féministe et un Marvel triomphant.

  24. Pierre Lapin - (7) Un magnifique dessin animé réaliste et féérique à la Mary Poppins, du Tex Avery à la sauce Maskée pour toute la famille et une morale Feel Good appréciable.

  25. Le Cercle littéraire de Guernesey - (7) Un feel-good movie à l'ancienne qui adapte le best-seller de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows avec la subtilité toute britannique de Mike Newell, une romance pas du tout surannée malgré une épopée post-seconde guerre mondiale et des personnages excentriques et touchants.

  26. Pacific Rim : Uprising - (7) Comment faire oublier un nanar (G.Del Toro - 2013) à 150 000 000 $, comment surpasser tous les films Godzilla-Like en destructions jubilatoires et méta-monstres improbables, comment annoncer une suite qui n'aura pas lieu compte tenu des recettes mondiales insuffisantes.

  27. Opération Beyrouth - (7) Un thriller efficace sur le maelstrom libanais, un film sans esbroufe ni twists inutiles et des acteurs convaincants qui ne surjouent pas absurdement la tension que le scénario installe intelligemment.

  28. Aquaman - (7) La 2nde adaptation du DCVerse consacrée à un autre second couteau de la Justice League qui supplante sans mal les versions Super/Bat Man, du kitsch parfois grandiloquent mais toujours au service de l'Entertainment et un Jason Momoa qu'on a plaisir à suivre depuis son impressionnant Khal Drago.

  29. Moi, Tonya - (6,5) Un faux documentaire mais vraie comédie sur un fait divers olympique, Margot Robbie exceptionnelle dans son incarnation de la rudoyée Tonya battue physiquement et sportivement et une insolence vulgaire libératoire.

  30. Darkest Minds : Rébellion - (6,5) Le premier volet d'une trilogie qui ne verra hélas pas le jour malgré de réelles qualités scénaristiques, des effets spéciaux présents sans être envahissants et des twists attendus - trahison quand tu nous tiens - mais qui rythment plaisamment cette dystopie.

  31. Ghostland - (6,5) Une éprouvante schizophrénie qui rivalise et surpasse la majorité des films américains d'épouvante, une Mylène Farmer étonnante de crédibilité mais un final grotesque au sens circassien du terme.

  32. Sur la plage de Chesil - (6,5) Une histoire en flashbacks émouvants et terribles par le corsetage temporel de la société en 1962, un apprentissage de l'amour et de la vie parasités par la désuétude d'une société à la frontière de sa transformation complète et une sensibilité partagée par le spectateur pour ce couple - Saoirse Ronan et Billy Howle - en tous points parfaits pour incarner les personnages d'Ian McEwan.

  33. Le grand jeu - (6,5) Une histoire Bigger than Movie, la truculence de Jessica Chastain qui se fait plaisir en en faisant trop et Aaron Sorkin réalisateur aussi séduisant que scénariste.

  34. Crazy Rich Asians - (6,5) Une histoire romantique pas WASP pour un sou et cela fait du bien de constater l'exubérance mondiale, une la confrontation des traditions à la modernité des sentiments et un dépaysement seulement partiel tant le thème du vilain petit canard est universel.

  35. Horse Soldiers - (6,5) Un des meilleurs représentants de la catégorie films d'histoire récente bourrine, une histoire vraie bien plus Bigger que son titre ne le laisse présager et une diversification héroïque pour Chris Hemsworth.

  36. Ocean's 8 - (6,5) Un reboot féminin plus réussi que celui de S.O.S. Fantômes (P.Feig - 2016), un casse qui reprend l'horlogerie - twist compris - de la trilogie originelle (S.Soderbergh - 2002 - 2004 - 2007) et un casting qui s'assume - à l'exception de Sandra Bullock bien trop chirurgisée plastique.

  37. La prophétie de l'horloge - (6,5) Le premier film d'Eli Roth visible par toute la famille proposant à Jack Black et Cate Blanchett un duo adorable de sorciers bénéfiques, un univers à la HP parfois impressionnant en raison de magnifiques effets visuels et une envie de voir adapter les 11 autres tomes de la série de John Bellairs.

  38. Le labyrinthe : Le remède mortel - (6,5) Un final inespéré pour une trilogie qui coulait, une longueur démesurée mais un final non dédoublé et des effets spéciaux qui ne supplantent pas le scénario.

  39. Equalizer 2 - (6,5) Une suite badass qui permet à Denzel Washington de redéfinir les notations Über, une absence de scénario prise de tête qui nous offre un passé à Robert McCall et la mise en scène efficace et affectée d'Antoine Fuqua.

  40. Les frères Sisters - (6) Le (re)retour du western à la sauce française - car seuls les acteurs principaux sentent le Wild Wild West - sous la houlette de Jacques Audiard qui réussit pleinement son aventure outre-Atlantique, qui privilégie l'absence de rythme au surcut ambiant afin de créer une atmosphère propice à l'évolution des bouseux du titre.

  41. Searching - Portée disparue - (6,5) Un thriller 2.0 qui bouscule les codes de la narration policière par l'apport de multi-écrans sociaux, une version aboutie de ce qu'aurait aimé réussir Unfriended (L.Gabriadze - 2015) aux multiples twists parfois improbables mais un happy end capillotracté.

  42. En eaux troubles - (6) Un mélange Dents de la mer / Sharknado / Piranha 3D décérébré où Jason Statham tatane même sous les eaux, le film de mer parfait pour profiter d'une plage vidée et un megalodon digne du revival Jurassic World (2015 - 2018).

  43. Gringo - (6) Une comédie qui se transforme très souvent en portnawak souvent jubilatoire, des seconds rôles célèbres qui s'amusent de leurs personnages absurdes - de l'humanitaire tueur à gages au narcotrafiquant amateur des Beatles - et une morale amorale.

  44. La forme de l'eau - (6) Un film multirécompensé subtil mais pas autant que Le labyrinthe de Pan, un méchant antipathiquement patriotique qui aura sa récompense tranchante et une love story quasi-maritime.

  45. Peppermint - (6) La joie de retrouver Jennifer Garner en mode Sydney Bristow vengeresse, une version #MeToo de Death Wish bien que parfaitement linéaire et déjà multi-revue ailleurs et un Pierre Morel qui renouvelle l'exploit de transformer un personnage improbable en machine de guerre.

  46. Otages à Entebbe - (6) Une histoire vraie tendue et parfaitement interprétée par un casting international, mais le choix d'un parallèle avec un ballet dansé est une incongruité anachronique.

  47. Cro Man - (6) Le nouveau Aardman qui mélange foot et évolution, des gags transitifs mais footballistiques et Crochon le remplaçant de Gromit.

  48. Johnny English contre-attaque - (6) Le retour totalement inutile dont parfaitement indispensable de l'espion britannique le plus nul de l'histoire (2003 - 2011), une réutilisation / hommage (?) aux situations originelles (Rowan Atkinson tuant ENCORE les espions survivants...) et une confrontation Ancien / Nouveau Monde le plus souvent savoureuse.

  49. Le Grinch - (6) Une version animée gentillette du Grinch (R.Howard - 2000) qui permet aux Studios Illumination d'exister en dehors de la franchise de Moi, moche et méchant (2010 - 2013 - 2015 - 2017), un conte parfaitement calibrée pour les fêtes familiales de fin d'année mais un manque d'aspérités qui peut décevoir les plus grands.

  50. Rampage - Hors de contrôle - (6) Une adaptation sans complexe du jeu d'arcade éponyme qui se veut décérébré et seulement fun, un Dwayne Johnson parfait dans son rôle de Bruce Willis bodybuildé, mais des monstres moins réussis que ceux de PRU.

  51. Midnight Sun - (6) Un nième film romantique sur l'adolescence qui, cette fois, parvient à nous émouvoir durablement malgré sa trame cul-cul linéaire et inéluctable, le syndrome Nos étoiles contraires (J.Boone - 2014) et un Rob Riggle chat noir et futur ermite.

  52. Jurassic World : Fallen Kingdom - (6) Une suite (C.Trevorrow - 2014) un peu poussive qui n'a plus l'effet surprise du premier chapitre mais un duo principal qu'on a plaisir à retrouver et des dinos toujours réussis.

  53. Solo : A Star Wars Story - (6) Une escroquerie si on espère un lien avec la famille Skywalker mais un bon divertissement de science-fiction assassiné par la critique sans réelle raison autre que celui de dégommer un univers (presque) inattaquable, un acteur piégé par Harrison et des références jubilatoires aux 3 trilogies originelles.

  54. Les évadés de Maze - (6) Une véritable balade irlandaise 80's qui privilégie la relation humaine à l'évasion post-décès de Bobby Sands, mais une réalisation plus proche du téléfilm que de l'ampleur de la Grande et un minimalisme qui cache mal le peu de moyens de cette recomposition.

  55. Taxi 5 - (6) Un reboot au niveau du deuxième (G.Krawczyk - 2000) pour l'aspect zygomatique, mais sans Emma Wiklund (Soupir) et des poncifs nouvelle génération qui se supportent largement avec une bonne clim'.

  56. Downsizing - (6) Un scénario qui se croit un peu plus intelligent qu'il ne l'est vraiment, une réalisation un peu plus inventive que l'habituelle œuvre d'Alexander Payne et un trio principal qui s'amuse plus que le spectateur.

  57. Escobar - (6) Un retour sur la figure monstrueuse de Medellin adaptant le témoignage de Virginia Vallejo, un couple amoureux et fragile pour incarner l'inhumaine humanité mais une vision parfois un peu trop aseptisée de cette période.

  58. Le retour de Mary Poppins - (6) Un joli conte de Noël qui ne peut qu'arriver à la cheville du magique film originel de Robert Stevenson (1964), tant les numéros animés (ou non) rendent hommage en permanence à Julie Andrews et Dyck Van Dyke, des chansons parfaitement calibrées et chorégraphiées par un Rob Marshall habitué des comédies musicales et la belle idée de retrouver les enfants Banks à l'âge adulte.

  59. The Passenger - (6) Le retour aux affaires de Liam Neeson, un action movie plus prenant et moins bourrin que la moyenne et une conspiration très 90's jamais crédible mais tellement jubilatoire.

  60. Red Sparrow - (6) Des twists et des trahisons à foison, Jennifer Lawrence à son plus naturel et une intrigue d'espionnage tout à fait honorable.

  61. Bumblebee - (6) Un préquel adolescent de la franchise des Transformers (2007 - 2009 - 2011 - 2014 - 2017) à la musique 80's très performante qui se concentre sur le plus attachants des Autobots loin de la surenchère pyrotechnique de Michael Bay, hélas très orienté jeune public.

  62. 24 h Limit - (6) Un Shoot'em up décérébré qui s'amuse de tout réalisme, un gun fight futuriste parfois too much et un Ethan Hawke qui poursuit son grand écart cinématographique.

  63. Halloween - (6) Une uchronie qui efface 7 suites et 2 reboots avec Jamie Lee Curtis, un masque qui supplante tous les autres mais un slasher déjà revu en mieux ailleurs.

  64. Galveston - (6) Un polar à la réalisatrice particulièrement inattendue, Mélanie Laurent, au rythme lent qui s'accélère après un de ses rares moments d'heureuse légèreté qui n'arrivera plus, un road-movie classiquement référencé et un duo parfaitement casté - une fragile Elle Fanning qui incarne joliment l'apprêté d'un monde sans espoir et un héros solide mais pas monolithique, Ben Foster.

  65. Last Flag Flying - (6) Une variation émouvante de road movie, une conversation intergénérationnelle inoubliable dans une cafétéria et une dette joliment payée.

  66. American Nightmare 4 : Les origines - (5,5) L'ultime volet d'une série vraiment réussie (2013 - 2014 - 2016) qui n'a pas cherché l'outrance à tout prix - même si elle est présente dans tous les opus, un final sous forme de préquel qui n'aura pas de suite (enfin, je l'espère pour la cohérence de cette quadrilogie) et un pitch plus fort que ses acteurs passablement interchangeables.

  67. Carnage chez les Puppets - (5,5) Une version adulte de l'univers de Jim Henson par son propre fils où la vulgarité peut rappeler celle de Sausage Party (C.Vernon et G.Tiernan - 2016) sans son efficacité ni son humour parodique, mais avec un duo improbable et crédible mené par une Melissa McCarthy presque en retenue et un scénario plus poussé que le pitch initial.

  68. Contrôle parental - (5,5) Un American Pie pour quadras, un trio ado féminin plus sage que révolutionnaire, mais une petite comédie sans prétention et parfaitement calibrée pour les salles estivales.

  69. L'affaire Roman J. - (5,5) Un bavardage constant mais pas inintéressant, un héros inadapté mais empathique car Denzel Washington, mais une banale histoire de multiples trahisons.

  70. Wonder Wheel - (5,5) L'ultime Woody Allen ante-Weinstein tourné en numérique, mais plus anodin que ses films récents et un manque d'alchimie des acteurs principaux.

  71. Hostiles - (5,5) Un western crépusculaire qui suit un vieux soldat sans illusion accompagner un chef de guerre Cheyenne lors de son ultime voyage, mais qui oublie un peu trop que ses personnages doivent être un minimum empathiques afin de pas laisser le spectateur sur le bord de la route.

  72. Les veuves - (5,5) Un braquage féminin et (quasi)ménopausé qui supplante bon nombre des variations masculines qui ne transcende hélas pas le genre malgré la direction de Steve McQueen, souvent mieux inspiré, mais un scénario lambda à la résurrection attendue et une double révolution des possibles (black et féministe).

  73. Lady Bird - (5,5) Un script excessivement film d'auteur Sundance, mais des instantanés Mère / Fille réussis soutenus par une belle interprétation de Saoirse Ronan.

  74. Ant-Man et la guêpe - (5,5) Le Marvel insipide de l'année à la petitesse du 1er opus qui ne fait le lien avec 2018 que par sa scène post-générique, un Paul Rudd qui fait toujours de son mieux pour exister même en étant plus que réduit, mais le plaisir de retrouver la famille Van Dyne - Pym au grand complet.

  75. Skyscraper - (5) Le divertissement bourrin et décérébré par excellence porté par le nouveau Stalonegger, Dwayne Johnson, le retour de La tour infernale (J.Guillermin - 1975) en mode Hi-Tech pastiché par Piège de Cristal (J.McTiernan - 1988) et une surenchère de n'importe-quoi qui devient fatiguant à la fin.

  76. Millenium : Ce qui ne me tue pas - (5) La suite des Hommes qui n'aimaient pas les femmes (D.Fincher - 2012) sans le talent du metteur en scène, ni le duo empathique de cet opus, avec un soupçon très insistant James Bondien et une trahison - malgré tout efficace - du 4e roman Millenium.

  77. Mamma Mia ! Here we go again - (5) La suite dispensable du succès mérité originel (2008) justifiée par le décès de Meryl Streep, une BO faite de tubes de 2nde zone mais un casting qui continue à s'amuser.

  78. Seule la vie... - (5) Un film intriguant que entrecroise et secoue une dizaine de destins parfois de manière radicale mais, qui ne réussit pas sa fin, gâchant grandement son prologue malin et un mojo "Le narrateur n'est pas fiable" particulièrement addictif.

  79. L'île aux chiens - (5) Une animation très à l'ancienne, un Auteur avec un très (trop ?) grand A, mais j'ai préféré Fantastic Mr Fox (2013).

  80. Hunter Killer - (5) Un remake caché d'À la poursuite d'Octobre rouge (J.McTiernan - 1990) à la sauce Navy Seals où Gerard Butler reprend son rôle de Mike Banning dans un sous-marin, avec une subtilité parfaitement contenue et ridicule, afin de sauver dans l'ordre ses hommes, le président russe et la paix mondiale, un film qui ne fait donc pas dans la délicatesse mais est suffisamment carré pour divertir pendant 2 h et être oublié ensuite.

  81. Sans un bruit - (5) Un concept tenu pendant 90 mn qui ne rate pas la cible comme la franchise Cloverfield mais un manque d'empathie qui nous tient à distance des mésaventures de la famille Abbott et de trop nombreuses incohérences pour être honnête.

  82. Hôtel Transylvanie 3 : Des vacances monstrueuses - (5) Une suite (2013 - 2015) paresseuse qui ne parvient pas à renouveler le genre (Van Helsing, vraiment ?), 1mn30 vraiment réussie - les multiples échecs de VH - pour 95 mn de banalités et un manque évident de sang neuf, ce qui est dommage pour un revival vampire.

  83. My Lady - (5) Une adaptation bien plombante que la subtilité d'Emma Thompson humanise et rend limpide au détriment de sa vie privée, mais une seconde partie confondante de niaiserie au mélo surligné et desservi par Fionn Whitehead mal casté pour son personnage d'ado suicidaire et sectaire.

  84. 22 Miles - (4,5) Un film monté à la serpe parkinsonienne qui se croit trop malin pour le spectateur en choisissant un twist capillotracté alors que l'aspect survivor décérébré du reste du film emporte largement la donne grâce à un Mark Wahlberg largement crédible en Action Hero.

  85. La Nonne - (4,5) Un spin-off efficace mais qui n'apporte pas grand chose à la franchise Conjuring (2013 - 2016), doublé d'une affiche réussie mais un final grotesque qui réduit drastiquement les effets de sursaut d'un tel film.

  86. Destination Pékin - (4) Un dessin animé mollement animé adapté pour la famille à la morale irréprochable mais qui manque tellement d'épaisseur et de 2nd degré qu'on pourrait soupçonner son auteur d'avoir voulu conquérir la Chine d'un seul parti.

  87. Jésus, l'enquête - (4) Un Christian Movie qui, en franchissant l'Atlantique, n'en devient pas plus capital en raison d'une enquête particulièrement superficiel et du vrai sujet - les conséquences au sein d'un couple d'un changement radical de l'un des 2 époux - trop effleuré pour susciter autre chose qu'une attention polie.

  88. Dilili à Paris - (4) Une animation de qualité mais au scénario souvent grotesque - les Mâles-Maîtres, vraiment ? - qu'Ocelot cherche à dissimuler en démultipliant les rencontres du Tout Paris de la Belle Epoque et une héroïne trop politiquement correcte pour être empathique.

  89. Sherlock Gnomes - (4) Une suite qui trahit Moriarty et l'esprit de la première aventure des nains de jardin mais quelques bons moments puérils et un script orienté 0-4 ans qui ne satisfera pas les parents accompagnateurs.

  90. First Man - Le premier homme sur la lune - (4) Un David Chazelle mineur voire raté qui narre la vie de Neil Armstrong, mais qui se borne à oublier que la version factuelle ne fait pas un film empathique et intéressant, malgré a bonne volonté des acteurs investis, Ryan Gosling en tête.

  91. Paul, apôtre du Christ - (4) Le plaisir de retrouver Jim "Person of Interest" Caviezel, même si le genre religieux n'est pas le meilleur écrin de son talent, une vision plus historique qu'attendu mais une lenteur à la limite du contemplatif pompeux.

  92. Casse-Noisette et les quatre Royaumes - (3,5) Une féérie qui s'adresse en priorité au moins de 5 ans particulièrement bariolée dans sa forme et monochrome dans son fond, qui démultiplie les effets visuels pour cacher son absence de scénario - qui plus est prévisible, un casting de luxe qui ne sait pas quoi faire au sein de ce portnawak foutraque et une héroïne tête à claques, voire à baffes, qui minaude bien trop exagérément.

  93. Kings - (3,5) Un casting alléchant pour un nième drame moralisateur pan-Rodney King dont le final ne peut qu'être tragique, quitte à débouter le spectateur de tout intérêt empathique.

  94. Alpha - (3,5) Un film qui aurait dû être un dessin animé pour amenuiser l'aspect toc de cette reconstitution paléolithique tellement incohérente et anachronique qu'on en finit par croire à un désir parodique, mais un film qui confirme que le meilleur ami de l'homme n'est pas le chat.

  95. Realive - (3,5) Un film d'anticipation plus cheap que passionnant malgré un thème qui laissait augurer le meilleur et des seconds couteaux qui vont assurément le rester.

  96. À la dérive - (3,5) Une reconstitution éprouvante d'un naufrage qui, malgré l'investissement de Shailene Woodley, ne dépasse pas l'anecdotique alors que l'histoire vraie méritait davantage d'empathie et un abus de flashbacks qui confirme qu'Ang Lee est un génie.

  97. Le Book Club - (3,5) Un feel good movie ancestral avec un quatuor d'actrices pimpantes desservies par un scénario linéaire et neurasthénique, un téléfilm d'après-midi de France 3 plus qu'un film et une mauvaise publicité pour les EHPAD.

  98. Game Night - (3) Une comédie Murder Party pas vraiment drôle malgré une ou deux scènes réussies - notamment quand on arrose un chien blanc de sang..., un couple principal peu alchimiste et des truands plus faux que faux.

  99. Alberto Giacometti, The Final Portrait - (3) Un nième biopic d'un artiste torturé et parisien par expatriation tourné en mode super-pépère somnambule où la fausse extravagance sert de pitch, de scénario et de final.

  100. Death Wish - (3) Un Vigilante d'Eli Roth ni pire ni meilleur que la moyenne de ceux de Charles Bronson, malgré le capital sympathie pas totalement gaspillé par Bruce Willis, un final pro-NRA déplacé et un retour (presque) à la normale.

  101. Chair de poule 2 : Les fantômes d'Halloween - (2,5) Une fausse suite gentiment horrifique pour jeunes ados mollement réalisée et poussivement justifiée par l'arrivée tardive de Jack Black, qui vient toucher sa prime, soutenue et/ou desservie par des monstres déjà vus et plus impliqués dans l'opus originel.

  102. Hurricane - (2,5) Un mix improbable - à part pour des producteurs parieurs - entre film catastrophe et film de braquage, des acteurs au charisme improbable et un final inattendu pour un navet qui s'imagine blockbuster.

  103. Sicario, la guerre des Cartels - (2) Le plaisir de retrouver le duo masculin du Sicario (D.Villeneuve - 2015) originel plus que tempéré par un scénario qui gâche tout en 5 mn avant d'enchaîner les pires incohérences du genre, une surenchère de guns fight pas toujours utile et l'espoir que l'on arrête un jour de tout mélanger - cartels, terroristes musulmans, pirates africains - pour tirer à la ligne.

  104. Tomb Raider - (2) Un nième reboot inutile sans les formes d'Angelina Jolie, le lancement raté d'une nouvelle franchise qui rejoint le cimetière des mauvaises idées mercantiles mais quelques moments plus fun que ratés.

  105. Venom - (2) Un faux-film de superhéros produit par Sony qui espère surfer sur son alliance avec Marvel qui accouche du pire méchant de l'année conduisant le spectateur à s'esclaffer pendant 110 mn, mais pas des dialogues faussement parodiques, ni de l'agitation de Tom Hardy qui confond incarnation et mauvaise audition.

  106. Alad'2 - (2) Un film tellement bidon qu'il en devient drôle au 30e degré, démontrant combien Kev Adams n'est pas un acteur, mais des seconds rôles / caméo jubilatoires - de Jamel Debbouze à Jean-Paul Rouve - et un titre qui est sa meilleure vanne.

  107. Mary Shelley - (2) Un biopic inintelligible sur l'auteure de Frankenstein incarnée parfaitement par Elle Fanning, une romance téléfilmique qui n'apporte rien par la banalité de sa mise en scène et un bâillement persistant.

  108. Mortal Engines - (2) L'exemple parfait du film boursoufflé de moyens et d'acteurs périssables dont la seule réussite est un "immortel" en motion capture joué par Stephen Lang dont la mort et le retour mémoriel émeuvent vraiment. Le plantage au BO mondial est l'heureuse assurance de ne pas voir de suite à cette Guerre des Villes.

  109. L'espion qui m'a larguée - (2) Des vacances européennes payées pour Mila Kunis et Kate McKinnon qui enchaînent les capitales sans réel prétexte cinématographique, un twist tellement surexploité qu'il en devient inutile et une comédie qui n'arrive guère à nous dérider.

  110. Tully - (1,5) Une envie de quitter la salle malgré le duo à l'affiche Theron / Reitman qui n'a jamais été aussi peu inspiré, des personnages qui mènent le spectateur au bout du rouleau et un sentiment de tout ça pour ça persistant même si la transition de l'héroïne parle forcément à certains.

  111. Paranoïa - (1,5) La mauvaise idée réalisée par un bon metteur en scène, un suspens qui tombe à plat au bout de 15 mn et qui se transforme en un remplissage insipide.

  112. Action ou vérité - (1) Un thriller pas plus flippant qu'un épisode de Dora l'exploratrice, des acteurs de 2ndes zone qui espèrent un tremplin vers l'oubli mais un bon moyen de perdre 100 mn de sa journée.

  113. The Predator - (1) Un nième remake motivé par l'appât du gain, et non le respect de l'œuvre originel, au pitch improbable et à la résolution involontairement parodique, qui a tout de la série Z mais qui se veut tellement sérieux qu'il ne réussit même pas à nous réveiller par son action.

  114. La revanche de Ricky - (1) Une animation Low Cost télévisée, un scénario lénifiant de platitude qui ne s'adresse même pas aux tous petits grâce à des chauves-souris et un premier degré d'un autre âge.

  115. Assassination Nation - (1) Un "Tout ça pour ça" outrancier, vulgaire, gore et faussement jusqu'au-boutiste qui veut se faire passer pour un brûlot féministe, mais qui n'est qu'une provocation sans intérêt ni conséquence qui repompe sans talent, mais avec opportunisme, quelques peurs modernes.

  116. Hérédité - (1) La famille Addams sans le côté sympathiquement dégénéré, une hystérisation des personnages à la limite de la bouffonnerie et un sentiment final persistant de "Tout ça pour ça ???".

  117. How to talk to Girls at Parties - (1) Une adaptation aussi indigeste qu'absurde d'un mauvais roman graphique, des aliens plus Casimir Happy Flower que nécessaire nous faisant encore regretter La soupe aux choux (J.Girault - 1981) et une Elle Fanning qui a le droit de se tromper d'histoire.

  118. Kin : Le commencement - (0,5) Un nième avatar raté d'une série adolescente qui prend sérieusement les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages - ou plus prosaïquement des pigeons farcis - doublé d'une escroquerie puisque le final marque enfin le début de la véritable histoire - que personne ne verra compte tenu de l'échec au box office de ce mauvais téléfilm pseudo-fantastique.

  119. Insidious : La dernière clé - (0,5) Un 4e opus qui confirme le remplacement de la série Paranormal Activity (2009 - 2010 - 2011 - 2012 - 2014) par navet Insidieux, une absence de frisson en raison d'un bouclage scénaristique pathétique et un espoir que le titre soit enfin réel.

  120. Call me by your Name - (0,5) Un ennui estival de 131 mn, une romance survendue par la presse généraliste et une envie de sortir de la salle à mi-parcours.

  121. L'exorcisme de Hannah Grace - (0,5) Une dauberie comme on ne devrait plus en faire sur le thème tellement rabâché de la possession démoniaque qu'il faut un réel scénario, un véritable metteur en scène ayant une vision - au moins - originale et des acteurs impliqués afin de ne pas faire pouffer/bailler le spectateur, qualités que cet exorcisme est loin d'avoir.

  122. Papillon - (0,5) Le plus inutile remake de la décennie qui rend encore plus évident le chef d'œuvre de Franklin J. Schaffner, un duo Hunnam - Malek particulièrement sans charme et un heureux plantage surtesterroné.

  123. Le 15:17 pour Paris - (0,5) Le raté majeur de papy Eastwood qui avait pourtant si bien su adapter une autre histoire Bigger Than Life (Sully, pour les inconscients), un trio que l'on voudrait aimer mais qui ne sont pas des acteurs et un choix idiot de vouloir coller à la réelle réalité réaliste.

  124. Cinquante nuances plus claires - (0,5) Le maintien du niveau d'excellence érotique qui rendrait pornographique Blanche Neige et les sept nains (D.Hand - 1938), la joie de ne pas avoir de 4e opus prévu et une augmentation des ventes de cravaches chez Décathlon (Véridique !).

  125. Overlord - (0,5) Un film qui débute comme un simple film de guerre mais qui se transforme en portnawak horrifique avec des zombies nazis où seule l'aspersion de sang motive l'action et qui nous pousse à rejouer à Wolfenstein 3D.

  126. Robin des Bois - (0) Le meilleur hommage involontaire à la série Kaamelott où les personnages en mode Navy Seals du Moyen Âge - Ah, ce magnifique assaut surdécoupé où l'arc remplace le M16 avec le même pouvoir destructeur ! - sont les lointains cousins de Perceval et Karadoc en mode sérieux, la meilleure/pire justification du téléchargement illégal ou le pire navet en collant de la décennie, c'est à vous de ne pas voir, tant ce mauvais RdB s'est planté, et pas que dans la forêt.

  127. Phantom Thread - (0) Le pire départ d'un grand acteur depuis... personne en fait, le pire PTA depuis... son début de carrière, le pire film élitiste depuis... Le camion (M.Dumas - 1977).

  128. Strangers : Prey at Night - (0) Un vilain super-résistant qui survit à un combat dans une piscine, à l'explosion de sa voiture, à son véhicule en feu, à un poignardage et à un coup de batte de baseball en plein visage, un final qu'on ne croyait plus possible depuis les années 90 et le revival de Scream (W.Craven - 1998 - 2000 - 2011) pour une bouse sans nom - enfin, presque.

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