Quelques idées de films



Voici 22 ans que je vous propose quelques conseils cinématographiques. Par esprit de renouveau, je ne modifie pas cette phrase d'introduction :

  1. Glass - (8,5) Le magnifique final d'une fausse trilogie bricolée au fil du temps par M.Night Shyamalan, rescapé de ses films et de ses personnages, soutenu par un trio investi - James McAvoy et le duo magistral du meilleur film de Shyamalan - Bruce Willis et Samuel L. Jackson ; un jusqu'au-boutisme assumé qui introduit une mystérieuse société au potentiel évident et la tristesse logique de l'épilogue.

  2. The Green Book - Sur les routes du Sud - (8,5) Un Feel Good Road Movie au sens noble qui témoigne d'une époque qui aurait méritée d'être de l'histoire passée, un duo parfaitement empathique dont l'évolution nous offre un instantané réfléchi du racisme (pas seulement) 60's et une BO jazzy inspirée par la musique de Don Shirley.

  3. Avengers : Endgame - (8) Une suite un peu moins originale que le magnifique 1er volet qui avait le mérite d'être L'Empire contre-attaque (I.Kershner - 1980) de la série, 3 h d'action/inaction parfaitement menées qui offrent à chaque personnage son moment et/ou ses adieux et une volonté assumée de marquer durablement et efficacement les esprits pour un triomphe mondial mérité.

  4. Stan & Ollie - (7,5) Une fausse bio du célèbre duo comique qui se concentre sur leur tournée britannique de 1953, une quinzaine d'années après leur séparation, mais qui parvient à nous offrir un aperçu de leur histoire et de leur relation duale, grâce au couple Coogan - Reilly formidablement transformés physiquement, une fascinante projection de l'être et du paraître - Laurel et Oliver étant toujours perçus comme leurs personnages au quotidien (à l'image de leur tragique dispute lors d'une réception, applaudie par les convives) et une humanisation d'icônes dans une époque en manque de repères.

  5. Alita : Battle Angel - (7,5) L'adaptation live du manga Gunnm conduite par la doublette experte de l'humanisation des Fx - Robert Rodriguez et James Cameron - qui n'oublie ni son scénario, ni ses personnages secondaires, dont le principal défaut est d'envisager cette Alita comme le premier chapitre d'une histoire en devenir, une fidélité à l'œuvre de Yukito Kishiro qui ne peut que séduire les fans de Cyber Punk et une mise en place de l'univers d'Iron city qui captive par sa beauté graphique et ses péripéties non dénuées d'humour.

  6. Le parc des merveilles - (7,5) Une féérie inattendue dans la qualité de l'animation digne de Pixar et de l'émotion des personnages confrontés à la maladie qui oblige le personnage principal, June, à faire face à son enfance et à son rôle de 3e adulte, quitte à abandonner son innocence du merveilleux - ou pas , des seconds rôles déjà vus - de l'ours narcoleptique au hérisson amoureux du sanglier sauvage en passant par les castors hyperactifs (oui, c'est un mix de la trilogie Madagascar (E.Darnell & T.McGrath - 2005) et autres véritable histoire du chaperon rouge - C. & T.Edwards, L.Rettel - 2006) - mais parfaitement intégrés et empathiques et des mélodies pas si niaises que cela pour un divertissement familial réussi.

  7. Yesterday - (7,5) Le meilleur pitch de l'année doublé par la meilleure bande son de la décennie, un Feel Good Movie sorti de nulle part qui donne un sourire banane pendant au moins une semaine et un Danny Boyle redevenu brillant après un long moment d'égarement.

  8. Shazam ! - (7,5) La vision comique et décomplexée de Man of Steel (Z.Snyder - 2013) proposant une version DC des Gardiens de la galaxie (S.Gunn - 2014), un film partagé entre le pastiche et le sérieux qui séduira pleinement tous les spectateurs et une envie de connaître la suite malgré l'insuccès mondial de cet univers coloré.

  9. John Wick Parabellum - (7) Un 3e volet (D.Leitch & C.Stahelski - 2014 - 2017) qui aspire à devenir saga explosant tous les records de n'importe-quoi d'action mais en densifiant l'univers parallèle où le héros évolue, Keanu Reeves dernière star en activité assumée du film d'action et un réel plaisir enfantin voire juvénile de suivre le Croque-mitaine fuir et toujours se relever.

  10. Aladdin - (7) La preuve que Disney a bien fait d'adapter en live ses plus grands dessins animés - même si un peu d'originalité ne me gênerait pas, une féérie familiale qui modernise gentiment l'histoire largement connue de tous - renvoyant notamment Kev Adams à ses chères études - et un hommage réussi de Will Smith au génial Génie initial, Robin Williams.

  11. Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu ? - (7) Une suite jubilatoire qui nous offre les retours de tous les personnages appréciés du 1er volet avec leurs qualités / défauts / moments de bravoure - Vive les parents ! - sans laisser une impression purement mercantile, l'association Christian Clavier - Pascal NZonzi que l'on aspire à retrouver rapidement tant elle est anachroniquement empathique et un refus de bienpensance qui fait du bien.

  12. Brightburn - L'enfant du Mal - (7) La version Dark de Clark Kent qui ne se refuse aucun effet gore ni élimination craspec afin d'assumer pleinement son pitch initial, l'introduction d'un univers parallèle à Marvel/DC de Super... qui mériterait de connaître un second chapitre quitte à décevoir et une Elizabeth Banks qui sort enfin de sa zone de confort comique.

  13. Fast & Furious : Hobbs & Shaw - (7) Le meilleur volet de la série des F & F car non consacré à la famille Toretto ni aux voitures survitaminées, où le combat des coqs démultiplie les joutes verbales jubilatoires, un film de superhéros - Idris Elba en mode Terminator - sans capes ni rayons de la mort et un duo Johnson - Statham qui mérite sa propre franchise.

  14. Toy Story 4 - (7) Une suite qui clôt vraiment les aventures enfantines de Woody - quitte à faire disparaître Buzz l'Eclair - en l'envoyant dans le vrai monde, lui permettant de retrouver son amoureuse disparue, deux nouvelles poupées - Forky génialement attirée par son origine et Gabby Gabby pas si mauvaise que cela - et un final tire-larme générationnel.

  15. Creed II - (7) Une bonne idée - le combat des héritiers - non ruinée par un scénario bâclé ou des personnages secondaires caricaturaux - notamment les Drago, un double atavisme père - fils réussi aux combats hommage à Rocky 3 (S.Stallone - 1982) au niveau de réalisme semblable à celui de la victoire américaine en terre russe et le plaisir coupable d'un film de boxe mainstream.

  16. Spider-Man : Far from Home - (7) Le final de la Phase 3 qui vaut mieux que l'attente assassine des fans hardcore, préférant une vision adolescente en accord avec l'âge du héros, où le mélange d'humour et de sérieux est plutôt bien géré, un méchant simplement humain et une scène post-générique annonciatrice d'un futur particulièrement intéressant.

  17. Vice - (7) La performance de Christian Bale qui parvient à rendre (presque) sympathique un animal politique infiniment plus brillant que les personnes qu'il a servies / suivies, un scénario dense clairement adulte qui joue avec jubilation de la détestation viscérale outre-Atlantique contre son personnage principal - à l'image de son faux générique de mi-parcours comme un faux mid-terms - et un rythme limite thriller de l'histoire par un expert, Adam McKay, déjà auteur du Big Short (2015).

  18. The Hate U Give - (7) Le nouveau témoignage de la 2nde vague Blaxploitation offrant la description d'un nième scandale raciste - la mort d'un jeune Black abattu par un policier blanc, minimisée par les autorités locales confrontant la jeune héroïne aux pressions de son entourage - entre un père ancien malfrat et taulard et un oncle policier ou une communauté partagée entre la justice et la volonté de ne pas faire de vagues, un constat chirurgical d'une situation dramatique - magistralement traduite par le discours inaugural du père - qui rappelle celui tragique de La haine (M.Kassovitz - 1995) : "Jusqu'ici, tout va bien; mais l'important n'est pas la chute, c'est l'atterrissage."

  19. Dragon 3 : Le monde caché - (6,5) La conclusion dragoniste d'une belle trilogie joliment animée aux personnages excentriques et colorés - à l'instar de leur dragon - qui offre à Krokmou et Harold une évolution familiale, un vilain - Grimmel de Grave - Némésis des Furies nocturnes qui satisfait pleinement aux critères des méchants que l'on déteste dès les premiers instants et le choix courageux de Dreamworks de ne plus exploiter le monde de Beurk qu'à la télé.

  20. Godzilla 2 - Roi des monstres - (6,5) Une suite (G.Edwards- 2014) - la 35e !- qui nous offre les venues de l'hydre Ghidorah, le ptérosaure Rodan et le papillon Mothra - et de quelques autres qui ne font que des "caméo", une méchante qui veut sauver l'humanité - comme souvent - et des destructions massives et crédibles grâce à un budget titanesque car comme l'affirmait le slogan du revival d'Emmerich : "Size matters !".

  21. Léo et les extra-terrestres - (6,5) Une bonne surprise germano-luxembourgeoise qui ne réinvente pas la rencontre du 3e type (S.Spielberg - 1977) mais multiplie les bonnes idées empathiques à l'instar du trio voyageur ou le voisinage antipathique, des métamorphoses rigolardes et une morale familiale naïve mais pas infantile.

  22. Cœurs ennemis - (6,5) Une double reconstruction - de couple et de pays - dans un drame humain qui frôle souvent le mélodrame sans jamais s'y complaire, un trio Knightley - Clarke - Skarsgård empathique sans méchant mais déchiré par l'Histoire et un Happy End pas aussi évident que prévu.

  23. Comme des bêtes 2 - (6) Une suite sympathique mais moins originale que le premier volet (Y.Cheney & C.Renaud - 2016), une sensation de dispersion excessive - 3 histoires séparées qui ont bien du mal à n'en faire qu'une, mais une Chloé toujours aussi épatante.

  24. Ben is back - (6) Un mélo sur la difficulté à sortir de la drogue doublé d'une déclaration d'amour maternel jusqu'au-boutiste, un duo parfait (Julia Roberts en mère courage et Lucas Hedges en star indie en devenir) et un réveillon de Noël particulièrement ramassé comme résumé de vie d'une famille en voie d'explosion.

  25. The Front Runner - (6) Un titre-expression typiquement américaine et intelligemment non traduite, un Hugh Jackman qui peut et sait tout jouer/chanter sans griffes en adamantium et un nouveau thriller politique outre-Atlantique qui pâtit de la sortie de (et comparaison avec) Vice (A.McKay - 2019).

  26. La Mule - (6) Une réalisation mineure de Clint Eastwood mais avec Clint en acteur, une décennie après Gran Torino (2009), une histoire presque vraie car inspirée de la fin du nonagénaire Leo Sharp et un humour à froid particulièrement savoureux aussi bien vis à vis du Cartel que du FBI.

  27. Le Roi Lion - (6) Un film d'animation semi-réaliste ou un film live pas du tout réaliste copié/collé du classique de 1994 qui permet de recycler ad vitam / nauseam les plaisanteries initiales parfois gâchées par le doublage français, Jamel en tête, mais un vrai plaisir régressif transgénérationnel.

  28. La chute du Président - (6) Le retour de Mike Banning qui est le nouveau John McClane poissard (2013 - 2016), un rythme soutenu qui nous offre une fin d'été haletante et décérébrée et un final déjà vu mais satisfaisant pleinement le spectateur.

  29. Ralph 2.0 - (6) Une suite (R.Moore - 2012) certes paresseuse car seul le net pouvait être le nouvel espace Arcade du duo Vanellope - Ralph, offrant à toutes les générations Disney ses références générationnelles (Vive les princesses Disney !), une animation qui se rapproche de la branche Pixar sans en avoir encore toute l'inventivité et quelques tacles édulcorés à notre société trop buzzée.

  30. Dumbo - (6) Une adaptation live du classique Disney de 1941 entre sérieux et merveilleux, à l'équilibre délicat que Burton ne maîtrise pas toujours, permettant aux accidents d'envoler un éléphanteau, les retrouvailles Keaton - DeVito sans masque ni chauve-souris et un joli conte enfantin qui n'est pas terrassé par ses (nombreux) défauts.

  31. Rocketman - (6) Le nouveau Biopic pop post-Bohemian Rhapsody (B.Singer - 2018) pas plus mauvais que les autres, une entrée épique de Taron Egerton qui chante VRAIMENT et la version cannoise d'I'm still standing.

  32. Undercover - Une histoire vraie - (6) Un biopic Bigger Than Fiction - tant la jeunesse de Richard Wershe Jr est édifiante (indic du FBI à 14 ans, puis dealer de drogue à 15 ans et condamné à la perpétuité à 17 ans - pour n'être libéré qu'en 2017 après 30 années derrière les barreaux), une cité qui suinte le malaise, la misère et la violence efficacement retranscrites par le frenchie Yann Demange et Matthew McConaughey en père perdu d'une progéniture (quasi)dégénérée.

  33. Apprentis parents - (6) Un parcours du combattant adoptif souvent drôle - grâce au couple dépassé Byrne / Wahlberg - qui choisit de temps en temps la grosse ficelle scénaristique paresseuse en lieu et place d'une écriture parfois subtile, le trio enfantin dominé largement par Isabela Moner rombière cinématographique des personnages juvéniles et les thérapies (jubilatoires) de groupe des adoptants qui valent - presque - à elles seules la vision de cette comédie familiale.

  34. Colette - (6) Un biopic post-Wenstein d'une écrivaine capitale, de sa (quasi)tutelle amoureuse à sa libération (hyper)sexuée, qui souffre surtout de l'incarnation de Keira Knightley pataude et souvent minaudante, mais un personnage fascinant qui donne envie d'être (re?)lue et des seconds rôles parfaitement dirigés - de l'étouffant et manipulateur Dominic West à l'envoutante et libératrice Denise Gough.

  35. Arctic - (6) Un survival glacé qui fait souffrir autant son acteur principal - Mads Mikkelsen - que le spectateur otage consentant - mais pas tant que cela, un pitch qui sert de scénario car la nature suffit (non ?) mais un magnifique plan final qui sauve (presque) tout.

  36. Playmobil, le film - (5,5) Une nouvelle adaptation ludicomercantile qui parvient régulièrement à satisfaire le spectateur malgré des chansons pathétiques et un scénario linéaire qui confine à la première publicité géante payée par le client et non le fabricant, qui respecte toutefois la rigidité du jouet et propose de nombreuses blagues qui ne tombent pas toute à plat.

  37. Sang froid - (5,5) Un Liam Neeson movie décérébré - aka un film où un sexagénaire vénère dégomme tous ceux qui ont assassiné son fils unique - encore moins crédible que John Wick (2014 - 2017 - 2019) qui ponctue son cimetière de coupables croix comme autant de chapitres d'un Pulp de gare, un portnawak du gun fights qui divertit mais s'oublie dès le passage des portes battantes du saloon cinéma.

  38. Séduis-moi si tu peux ! - (5,5) Une comédie romantique qui souffre d'une longueur excessive, malgré l'abattage de Seth Rogen et l'intelligence charmeuse de Charlize Theron, un sentiment persistant de déjà-vu mais un moment agréable printanier.

  39. Boy Erased - (5,5) Le biopic de Garrard Conley - fils de pasteur et gay obligé de suivre une thérapie de conversion pour rassurer sa famille - plus didactique qu'empathique offrant à Lucas Hedges sa deuxième confrontation maternelle avec une star des 90's - après Julia Roberts dans Ben is back - Nicole Kidman, mais une volonté de trop surligner la bienpensance et la bonne "idéologie" qui finit par exclure le spectateur, voire l'agacer.

  40. Pokémon Détective Pikachu - (5,5) Une adaptation live logique - mais limite financière, pour être poli - de la franchise Nintendo (dérivée en manga, anime, cartes à collectionner, dessins animés...), des effets spéciaux qui donnent vie aux différents Pokémons mais un scénario linéaire et sans surprise - à part une vraie fin sans ambition révolutionnaire mais tout à fait divertissante.

  41. L'incroyable aventure de Bella - (5,5) Un Road-Movie canin parfaitement calibré pour la famille moins inventif que Marley & Moi (D.Frankel - 2009) mais largement suffisant pour passer un bon moment, mais un scénario parfaitement linéaire qui privilégie les poncifs aux scènes inattendues.

  42. Marie Stuart, Reine d'Ecosse - (5) Une nième relecture de la vie et des luttes de Marie Stuart - brillamment iconisée par Saoirse Ronan - face à la douairière Elizabeth - perruquée et endimanchée par Margot Robbie, une absence de surprise préjudiciable car trop souvent adaptée - à l'image de leur rencontre totalement inventée - et un format barbant plus documentaire télévisé que cinématographique.

  43. Monsieur Link - (5) Un dessin animé particulièrement peu novateur mais absolument pas ennuyeux globalement destiné aux plus jeunes où le méchant est tellement excessif que sa chute nous fait davantage rire que de la peine mais une création Laïka - de Coraline (H.Selick - 2009) à Kubo et l'armure magique (T.Knight - 2016) - décevante s'auto-citant exagérément.

  44. Curiosa - (5) Un faux biopic à la française du célèbre auteur de 3 filles à leur mère, Pierre Louÿs, et de son amante et belle-sœur, Marie de Héredia, en mode sensuel au style tellement léché que la forme prive totalement d'empathie le fond, mais de jolies formes parfaitement dénudées et un maniérisme fou.

  45. La dernière folie de Claire Darling - (4,5) Une jolie idée qui n'aboutit à rien sinon au sentiment d'une bassesse humaine qui n'aide guère à apprécier les personnages malgré des retrouvailles mère-fille plus importantes que le simple pitch - Catherine Deneuve se débarrasse de tous ses souvenirs persuadée de mourir à la fin de la journée - abusant de flashbacks pour allonger ce quasi-pensum.

  46. Us - (4,5) La nouvelle réalisation horrifique de Jordan Peele (après Get Out (2017) qui souffre du complexe Shyamalan en voulant à tout prix proposé un twist capilotracté, malgré Lupita Nyong'o, qui pourrait nous valoir une suite non désirée mais financièrement intéressante.

  47. Little - (3,5) Une nième variation de Big (P.Marshall - 1987) mâtinée de communautarisme et de personnages plus têtes à claques les uns que les autres, desservis par un scénario linéaire et une version française parfois caricaturale.

  48. Ma - (3) Une production BlumHouse ni meilleure ni pire que les autres mais au solide casting grâce à la présence d'Octavia Spencer qui parvient à rendre intéressant la bipolarité de Sue Ann, mais un final grand-guignolesque qui n'enflamme que la maison de l'héroïne et un rythme particulièrement lénifiant pour un tel film.

  49. Escape Game - (3) Un nième jeu de massacre qui mixe plus ou moins efficacement Cube (V.Natali - 1999) et autre Saw (J.Wan - 2005), mais un duo survivant qui risque de revenir rapidement sans envergure ni twist magistral.

  50. Happy Birthdead 2 You - (2,5) Une suite (C.Landon - 2017) portnawak qui propose des univers parallèles parodiant sans vergogne le 1er volet, une comédie qui se veut horrifique mais ne surprend jamais le spectateur et une déception à la hauteur de la réussite du volet original.

  51. Teen Spirit - (2,5) Une version cinématographique des radio-crochets à succès où on broie les candidats en boucle plus creux qu'aboutit, mais avec une Elle Fanning qui surnage largement parvenant à rendre audible quelques passages musicaux.

  52. Destroyer - (2,5) Un polar crasseux qui n'a comme justification que la transformation déchéante de Nicole Kidman, une construction en flashbacks pour cacher la pauvreté du scénario et des trahisons capilotractées pour faire plus intelligent que le scénario carambar.

  53. UglyDolls - (2) Un pastiche musical des Disney 80's où les chansons remplacent les bonnes idées au point d'agacer comme jamais lors d'un dessin animé ciblé 4-6 ans, un méchant prototypé tête à claques et une animation plus médiocre que prévu.

  54. Tolkien - (1,5) Un biopic juvénile du créateur des Terres du Milieu qui n'a rien de précieux, aussi prétentieux que verbeux, mais un Nicholas Hoult à la hauteur du mythe.

  55. The Dead don't die - (1,5) Un Jim Jarmusch raté et présenté dans l'indifférence à Cannes qui s'offre un casting 5 étoiles pour un résultat simplement banal, voire lénifiant qui nous fait encore plus envie de voir la suite de Bienvenue à Zombieland (R.Fleischer - 2009), mais un casting toujours au poil - Viva Bill Murray !.

  56. X-Men : Dark Phoenix - (1) Le pire film de la saga (2000 - 2003 - 2006 - 2011 -2014 - 2016) qui rate pleinement tous les objectifs du reboot du 3e volet (de la noirceur à la destinée christique en passant par l'absence de charisme des acteurs et l'élimination d'une des rares stars de cette histoire), des personnages clairement bâclés par le rachat de la Fox (?) ou le départ des scénaristes en vacances et des Fx affligeants.

  57. La grande aventure Lego 2 - (1) Une suite qui rate tout là où le 1er volet surprenait / séduisait, prouvant que le filon est totalement épuisé - ce que les 2 volets intermédiaires, ... Batman et .. : Ninjago, avaient largement contribués, mais une bonne idée - l'antagoniste - ne fait pas un bon scénario.

  58. Gentlemen Cambrioleurs - (1) Un film de casse pour vieux retraités qui n'a que sa lointaine origine de vérité comme justificatif, un rythme Derrickien en plus lent et une pléiade de grands acteurs en semi-coma indignes de leurs pédigrées.

  59. Greta - (1) Isabelle Huppert en mode folle à lier surjouant la barge pour rassurer le (futur) téléspectateur, un pitch qui part bien mais bifurque dans l'invraisemblable et le Grand-Guignol pathétique pastichant les pires fins des slashers fauchés.

  60. La Favorite - (1) Une reconstitution historique vulgaire et pénible qui prouve qu'un Oscar de la meilleure actrice ne suffit pas à sauver un naufrage, largement dévolu à un scénario risible et des personnages outranciers, où le mauvais surjeu s'étale systématiquement en plan large.

  61. Simetierre - (1) Le remake anniversaire d'un mauvais roman de Stephen King qui voit même le chat mal jouer dont seule la bande annonce mérite d'être vue tant le final est banal et un rythme si lent que le sommeil vient rapidement.

  62. Dragon Ball Super : Broly - (1) Un AOV qui souffre de ne pas être autre chose que destiné à la TV, tellement confus que seuls les aficionados peuvent subir - sans hurler - les 40 mn de combats finaux surréalistes à la 3D arthritique.

  63. Men In Black : International - (0,5) Un ratage à 100 000 000 $ qui ne rentrera ni dans ses frais ni dans les mémoires tant J nous a flashé (ou aurait dû !), ... et j'en oublie le film et mes mots.

  64. Ibiza - (0,5) Le retour au mauvais Christian Clavier qui n'a rien à défendre dans ce personnage de prothésiste parti par amour et soutien à Ibiza, une absence de rires pour une comédie bas de plaf' même pas drôle après quelques litres de vodka et une volonté de quitter prématurément la salle de cinéma comme quasiment tous les autres spectateurs payants.

  65. Alex, le destin d'un roi - (0,5) Une parodie involontaire des pires films faussement destinés aux ados aux Fx indignes de son budget et au suspens carambar avec un méchant pathétique, soit un ratage complet.

  66. Hellboy - (0,5) Le reboot qui enterre définitivement le personnage de Mike Mignola au cinéma digne de Nanarland aux effets spéciaux toc et au scénario abyssalement stupide qui broie tout sur son passage, y compris ses personnages secondaires - Pauvre Milla Jovovich.

  67. Amir et Mina : Les aventures du tapis volant - (0,5) Une production scandinave qui aurait mérité de ne pas voyager jusqu'à nous, tant l'animation, le script ou les bonnes intentions sont indignes du support, au point de rendre les productions télé presque luxueuses.

  68. After - Chapitre 1 - (0,5) Une adaptation niaiseuse vendue comme une version ado de 50 Nuances d'ennui (2015 - 2017 - 2018) sans le sexe, ni la moindre aspérité, ni la moindre envie de voir la suite, mais qui, hélas, reviendra car la saga littéraire compte 5 volumes.

  69. Anna - (0,5) Le pire ratage de Luc Besson qui tente de recycler tous ses scénarii d'action afin de sauver Europa et qui parvient, au mieux, à nous atterrer et, au pire, à nous sidérer devant tant de clichés dépassés (du triple jeu de l'héroïne à l'élimination des méchants dans le restaurant, en passant par le surjeu d'Helen Mirren), nous faisant regretter/oublier tous ses grands films passés. Bien sûr que l'on peut manquer d'inspiration, mais pas au point de s'autoparodier dans un presque suicide cinématographique.

  70. La malédiction de la Dame blanche - (0,5) Un ramassis de clichés pour tout scénario, une démultiplication de jumpscares prévisibles qui ratent systématiquement leur cible et un twist final que l'on voit venir au bout de 5 minutes.

  71. Le coup du siècle - (0) Un gâchis de talents (Rebel Wilson et Anne Hathaway en mode pathétique) dont la principale arnaque est le prix du billet acquitté pour un nanar grossier où la vulgarité sert de fil rouge et d'unique motivation au scénario famélique, dont la seule bonne idée est sa durée réduite.

  72. All Inclusive - (0) La comédie WTF de l'année qui dépasse l'entendement où l'indigence et la vulgarité font office de bons maux et où les acteurs viennent payer leur arriérés d'impôt - à défaut de faire leur coming out d'amoureux du nanar régressif. Un naufrage absolu qui ne va pas aider la carrière du duo Onteniente - Dubosc.

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