Quelques idées de films



Nouveau millénaire oblige, comme le monde ne s'est pas écroulé, on garde les mêmes règles que l'année dernière et on recommence.


Sur ce, en avant pour de nouvelles aventures:

  1. Vidocq - (8,5) est un mystère car je semble être l'un des rares à vraiment aimer ce film. Et ce, malgré le parti-pris graphique qui est plus énervant que réjouissant. Mais très vite, les gros plans distendus, l'image sur-travaillée et le mal de mer qui en découle laissent place à l'Histoire. Et quelle histoire. Ecrite spécialement par Grangé, l'auteur des Rivières pourpres, les personnages interprétés admirablement par Depardieu, Canet et Dussolier nous enlèvent, nous élèvent pour ne plus nous (me ?) lâcher. Sincèrement une très bonne relecture du mythe de Vidocq.

  2. Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain - (8,5) est une ode au rêve racontée par André Dussolier et filmé par Jean-Pierre Jeunet (le réalisateur d'Alien Resurrection). La première demi-heure lance ce merveilleux destin avec originalité, nous offrant une présence, un visage et un sourire qui n'ont pas fini d'éblouir le cinéma français, celui d'Audrey Tautou. Elle est douce, pure et aime son prochain, les aidant dans l'ombre à améliorer leur quotidien. Le reste de l'équipe est à l'avenant (de Rufus et son nain voyageur à l'hypocondriaque Natty) : parfait.

  3. Le Peuple migrateur - (8,5) est un bol d'air, un instant de légèreté, un rêve humain. Magnifiquement orchestré, la symbiose image-musique a rarement été aussi parfaite, jusqu'aux silences où seuls les battements d'ailes nous entourent. Documentaire sans en être réellement un, puisque scénarisé, le Peuple migrateur présente des "personnages" si expressifs que l'on en vient à se demander s'ils sont sauvages ou apprivoisés. Volez-y.

  4. Couple de Stars - (8,0) est donc la comédie romantique qui me fait mentir, puisque je ne l'attendais pas. Descendue par de nombreuses critiques, permet à John Cusack et à Billy Cristal (soit gentil-mignon le chien-chien) de s'amuser pleinement. Entre caprices de stars et manipulation, on rit souvent avec gourmandise... . Julia Roberts continue à briller, renforçant, si besoin était, sa côte craquante. Catherine Zeta-Jones est à gifler avec joie et sans retenue. Un bon moment, donc.

  5. Shrek - (8,0) fait (presque) un sans-faute, rendant obsolète la majorité des dessins animés passés (et présents). Reprenant à son compte les personnages de contes pour enfants, il les détourne et les massacre pour notre plus grand plaisir (merveilleuse visite d'un parc d'attraction !). Entre la Princesse Fiona qui rote et cache un éprouvant secret et un âne amoureux d'une dragonne, le héros n'est pas un preux chevalier mais l'habituel victime verte, l'Ogre, qui préfère se cacher du monde plutôt que d'en subir la haine. Emouvant et drôle, ce film offre toutefois une fin très (trop ?) morale qui ravira tous les spectateurs.

  6. Seul au monde - (7,5) me faisait redouter le pire : passer près de 2h30 avec un seul personnage - dont les principales aventures consistent à tenter de manger, de boire et de faire du feu - semblait au départ un pari difficile à rendre intéressant. Mais le résultat l'est, au-delà de toute espérance. Tom Hanks est non seulement talentueux, à l'origine de l'histoire et en course pour son 3ème Oscar, mais il rend le film humain. Récupérant et réutilisant tous les objets livrés par la mer (heureux Wilson), il survit sans vivre n'ayant même pas le droit de décider de sa propre mort. L'absence de Happy End clôt magnifiquement ce film.

  7. Le Journal de Bridget Jones - (7,5) est l'excellente comédie annuelle sur les malheureux(ses) célibataires trentenaires (dont je suis l'un des membres actifs, depuis quelques temps... mais là, n'est pas la question) et leurs amours. Ce n'est pas le fait que l'adorable Renée Zellweger ait pris plus de 10 kilos pour le rôle, ni qu'elle aime l'Absolut (preuve de bon goût, au demeurant) ou qu'elle soit capable d'empoisonner par sa seule cuisine une troupe entière d'amis, non, c'est tout cela et plus encore, qu'il ne faut pas rater en ces temps troublés.

  8. 15 Août - (7,5) est une comédie française intelligente où 3 hommes (parfois) caricaturaux se retrouvent 3 jours avec leurs enfants dans une maison louée en Bretagne. Au départ sceptiques et énervés par la situation, ils vont peu à peu se remettre en question, retrouver leur famille et se (re)découvrir. Richard Berry, en gynécologue charmeur, Jean-Pierre Daroussin en journaliste qui ne veut pas d'enfants et Charles Berling en père attardé proposent une brochette de portraits humains délicats, admirablement servis par des dialogues qui font mouches à tout instant.

  9. Le pacte des loups - (7) est un film patchwork, fourre-tout des multiples influences du cinéaste cinéphage qu'est Christophe Gans. Si le meilleur est souvent présent (la première partie jusqu'à la fin officielle de la Bête est de loin la plus réussie), si certains acteurs sont de véritables icônes (Monica... Gros soupir, Marc Dacascos), quelques choix sont parfois douteux (notamment celui de la Bête qui semble tellement factice) et la solution finale est un peu (trop) bâclée. Heureusement, une nouvelle version (plus longue) a été annoncée...

  10. Kuzco - (7) est le premier dessin animé des Studios Disney qui soit totalement parodique (et sans doute le dernier au vue du peu d'entrées qu'il a suscitées). Fans de Tex Avery, rendez-vous tous dans la cordière andine pour s'amuser du lama tête à claques, de sa conseillère (laide à faire peur) et son fidèle second bas de plafond boy-scout, Kronk, et de l'honnête Pacha et sa petite famille.

  11. Le Sortilège du Scorpion de Jade - (7) est le Woody Allen annuel. Peut-être n'a-t-il plus la grâce de ses débuts (si l'on en croit les critiques bien pensants) ou est-ce dû au fait de son contrat avec Dreamworks qui attend des comédie familiale, en tout cas, Mr Allen nous offre une œuvre guillerette dans le New-York des années 40. S'entourant d'actrices magnifiques (Charlize Theron ou Helen Hunt qui ne devrait pas tarder à avoir un dossier ciné perso), il s'amuse et nous aussi. Que demander de plus au cinéma ?

  12. Mulholland Drive - (6,5) est le nouveau film de David Lynch. Déconstruit comme son dernier chef d'œuvre, Lost Highway, Mulholland Drive devait être, à la base, une série télé comme Twin Peaks. Mais ABC la refusant, et après une année de galère pour récupérer les droits, Lynch en a fait un véritable OVNI : l'histoire (pratiquement) incompréhensible (malgré plusieurs visions, car c'est quand même un bon film !) permet à 2 Beautés (Laura Elena Harring & Naomi Watts) perdues de se croiser, décroiser, s'aimer, se perdre, se trouver sans se retrouver, se retrouver sans se connaître... Une galerie de personnage croise leur route, et si certains contribuent à l'Histoire principale, une importante minorité ne fait que complexifier le tout (que fait Robert Foster en policier ? à quoi sert le premier repas entre 2 hommes dans le Fast-food central ? quelle est cette organisation dont Michael John Anderson est le responsable ? etc...).
    Le résultat est envoûtant et peut largement se voir.

  13. Le Seigneur des Anneaux - (6,5) est le premier tome d'une trilogie et en tant que telle, il faudra attendre 2 ans de plus pour juger sereinement de ce premier volet. Alors, certes, Peter Jackson est un génie, et les paysages de Nouvelle-Zélande sont superbes. Certes, l'adaptation demeure très fidèle (à l'exclusion de la disparition de Tom Bombadil et quelques points de détails). Certes, Gandalf, Frodo et ses compagnons sont excellents... mais, il m'a manqué une touche de fragilité, de magie, voire d'humanité.

  14. Le Soleil au dessus des Nuages - (6) est le film que les amateurs de Daniel Prévost attendaient depuis longtemps : un film où ce grand acteur ne serait pas l'infatigable caractériel comique de service, second rôle génial, certes, mais second rôle quand même, un film qui témoignerait de l'étendue de ses sentiments, ses fêlures, ses envies. Et bien, le Soleil au dessus des nuages nous offre cette joie puisque Daniel Prévost se présente enfin sans fard, en émotion, en exubérance et en retenue. Comme Serge Hazanavicius est à la hauteur, on est bien dans cette balade optimiste et lucide.

  15. Le Masque de l'Araignée - (6) est une bonne suite sans en être une réellement. On reprend le personnage de Morgan Freeman que l'on replonge dans un univers de génies maléfiques, avec pour une fois une vraie idée, puisque notre méchant se fait lui aussi doublé... Si l'univers est moins glauque que dans l'original, on a malheureusement droit à la (double ;-) perte de l'équipier rendant notre héros très (très !) triste. Heureusement que le méchant pense à lui. Un bon polar au final.

  16. Une hirondelle a fait le printemps - (6) offre une fois plus à Michel Serrault un grand personnage de vieux (presque) misanthrope au grand cœur. Son agriculteur terré au fin fond des montagnes a tant d'humanité qu'il ne peut ou ne sait l'exprimer envers sa remplaçante, Mathilde Seigner, formidable de courage et moderne dans sa vision du monde rural. Au cœur de ce défi qui ne dit pas son nom, on retrouve Jean-Paul Roussillon, agriculteur à la retraite à qui échoit les moments de comédie (entre son chien et ses essuie-glaces). Tout cela par petites touches et suivant les saisons. Un film simple mais beau, comme nos racines.

  17. Sur mes lèvres - (6) marque le retour de la sublissime Emmanuelle Devos dans le registre inhabituel d'un "laideron" (enfin, pas tout à fait car il s'agit quand même d'Emmanuelle !) presque sourde et de Vincent Cassel (toujours brillant), un ex-taulard bas de plafond à la recherche d'une quelconque rédemption. Sur un scénario (et surtout des dialogues de qualité) du fils d'Audiard, Jacques, le duo improbable s'utilise et finit par s'aimer... Ils créent leur univers au cœur d'une certaine médiocrité, de violence et de traîtrise.

  18. Harry Potter à l'école des Sorciers - (6) reste fidèle à la majorité du roman éponyme de Mme Rowling, et c'est tant mieux. On est en terrain familier, retrouvant nos haines (la "famille" de Harry et Drago Malefoy) et nos plaisirs (Harry et sa Dream Team, Hagrid et son dragon, le Choixpeau etc...). La première heure et demi qui met en place la "mythologie" Potter est parfaite (malgré un certain polissage). Malheureusement, la résolution de l'aventure est comparativement décevante, car superficielle par trop de rapidité (et oui, il ne fallait pas faire un film de 4 heures pour nos chères têtes blondes). Toutefois, ne gâtons pas notre plaisir et attendons nous à une superbe licence Potter pour les 6 prochaines années (Vivement l'adaptation du Prisonnier d'Azkaban, meilleur des 4 recueils déjà publiés)

  19. Absolument fabuleux - (6) est une excellente adaptation de la série britannique Ab Fab'. Champagne, drogue et sexe en étaient les éléments fondateurs et il faut bien le reconnaître, ils sont totalement présents. L'écueil principal était le passage du format de 25 minutes à celui de 100 minutes. Si Gabriel Aghion et ses 2 acolytes y sont (en grande partie) arrivés, seule la brouille passagère des 2 héroïnes demeure une erreur. Par contre, les dialogues sont savoureux et Nathalie Baye et Josianne Balasko remplacent avec une gourmandise communicative Joanna Lumley et Jennifer Saunders.

  20. Wasabi - (6) est une bonne surprise, peut-être pas des plus fines, mais des plus drôles. En effet, entre un Jean Réno aussi efficace qu'un typhon et un Michel Muller charmant en agent secret qui s'ennuie, le scénario offre de nombreux moments jouissifs. La tornade Ryoko Hirosue est parfois mal employée, mais sa fraîcheur donne un charme supplémentaire à un scénario souvent prévisible. Un bon pop-corn movie.

  21. Dieu est grand, je suis toute petite - (6) est un film vieux déjà de 3 ans que les hasards ont amené sur nos écrans l'année de gloire d'Audrey Tautou. Sa grâce est toujours présente, mais ce n'est pas elle qui éblouie le plus l'écran, c'est son partenaire, Edouard Baer, qui en véto juif non croyant demeure tordant (à l'image de sa Bostella et de son centre de visionnage). Alors l'histoire n'est peut-être pas très nouvelle (un couple qui se cherche) sur le fond, mais la forme nous offre quelques moments très réjouissants (comme cette idée de voir la catholique Tautou imposait à Baer le Shabbat alors qu'il est affamé,...).

  22. Tomb Raider - (6) traduit mon envie de revoir Indy au plus vite (au cinéma ou en Dvd). Bon, d'accord, Angelina Jolie a de vrais arguments pour incarner Lara, et pas seulement par son charisme et ses dons d'actrices... (elle a quand même gagné un oscar). Non, elle a le chic pour soulever son sourcil droit avec grâce et... .
    Comme le scénario ne tient pas seulement sur l'étiquette de son Wonderbra, voilà un bon petit film d'été.

  23. Le Retour de la Momie - (6) est le parfait exemple du film pop-corn réussi qui vous fait oublier pendant 110 minutes le reste du monde et vous laisse croire qu'il y a 70 ans on pouvait vivre des aventures merveilleuses où sauver le monde est la routine. Evidemment, Brendan Fraser n'est qu'une copie d'Indiana Jones... Mais bon, dans ce rôle totalement assumé, il ne s'en sort pas si mal, d'autant plus que l'original se fait attendre malgré toutes les rumeurs. Pour une fois, tous les personnages apparus dans le premier opus se retrouvent pour de vrais rôles dans cette suite (y compris la fiancée d'Imhotep, Patricia Vélasquez). La seule déception réside en les images de synthèse qui font parfois totalement toc (l'apparition de l'Oasis en est un des (trop ?) nombreux exemples). A part cela, vous passerez un bon moment.

  24. Ce que veulent les femmes - (6) est la nouvelle comédie romantique américaine. Sans être au niveau de 4 Mariages... ou du merveilleux Quand Harry rencontre Sally, le film de Nancy Meyers est très souvent à la hauteur des talents de Mel Gibson (pourquoi ne fait-il pas plus de comédie ?) et d'Hélène Hunt (qui est certainement ce qui est arrivé de mieux au cinéma américain depuis Jodie Foster). On ne compte plus les scènes d'anthologie à partir du choix de Mel d'utiliser son don à son avantage (Merci, Marisa Tomeï). Seule la fin manque de subtilité (son adolescente rebelle l'accepte en tant que père, il trouve l'amour, change sa vie, etc...). Mais, bon, c'est un peu le but d'un tel film, non ?

  25. La vérité si je mens 2 - (6) va être un succès mérité. M'étant franchement ennuyé lors du premier, c'est avec un réel à priori négatif que je suis allé voir "V2" (marketing à la c** quand tu nous tiens). Si l'ensemble n'est pas vraiment délirant, la seule apparition de José Garcia déclenche l'hilarité, notamment lorsqu'en présence de Richard Anconina, celui-ci lui conseille de tout avouer à sa dulcinée... Comme quoi, une suite peut surclasser un original (comme l'avaient déjà fait Batman returns et Alien resurrection).

  26. Un crime au Paradis - (5,5) a le mérite de présenter des personnages un brin surannés, qui demeurent (à l'exception notable de la Lulu - mais c'est voulu) attachants quelles que soient les aventures qu'ils traversent. Si le film reste sans surprises, les conseils de l'avocat Dussollier pour attendrir un jury de cour d'assises sont de bons conseils pour se débarrasser des fâcheux. Sinon, tout se passe (presque) dans le meilleur des mondes...

  27. Barnie et ses petites contrariétés - (5,5) part d'une excellente idée : pourquoi se contenter du triangle (classique et attendu) amoureux alors que l'on peut avoir pour le même prix un pentagone amoureux ? Si les acteurs sont à leur place précise, il manque un supplément de folie pour vraiment emballer et ce qui aurait pu être La Comédie française reste une bonne farce parmi tant d'autres. Enfin, pourquoi achever le film sur le triomphe du couple marié qui se retrouve alors qu'un retour à la situation initiale aurait été plus sympa ? En un mot, vive le multi-sentimalisme cinématographique.

  28. Tanguy - (5,5) avait une bonne idée (la présence sécotine d'un presque trentenaire chez ses parents). Malheureusement, si la première demi-heure est très drôle (voir le couple Azéma-Dussolier inventer de nouvelles brimades pour se débarrasser de leur fils chéri est jouissif), il semble qu'Etienne Chatiliez se soit senti dépassé par son sujet. Son scénario s'enlise et perd de son ressort comique. La dégringolade de cette famille n'apporte pas grand chose au film qui se conclue mièvrement. Dommage pour un film qui aurait dû être plus caustique pour que le plaisir soit total.

  29. La Planète des singes - (5,5) est un remake sympathique d'un film que je n'aimais pas. Grand spectacle avant tout secondé par quelques personnages marquants (tout le monde vante Tim Roth... et ils ont raison !), cette planète serait une bonne surprise si le réalisateur n'était pas Tim Burton. Certes face à un tel projet, on s'attendait à plus de délire et de noirceur... Mais bon, ne faisons pas nécessairement la fine bouche malgré une fin nullissime (fallait-il chercher à tout prix un coup de théâtre ?).

  30. A la rencontre de Forrester - (5,5) repompe (presque) intégralement le scénario de la précédente oeuvre de Gus Van Sant Will Hunting où après avoir présenté un génie des maths, on a droit à un génie de l'écriture ET du basket... Superman existe donc et Sean Connery l'a rencontré. Nous, par contre,... .

  31. Les Portes de la Gloire - (5,5) ne sont pas que le one-man show que la presse a présenté mais les pérégrinations d'une véritable force d'attaque dont le chef est Benoît Poelvoorde. Entre misérabilisme (ses vendeurs sont très souvent limites pour faire leurs ventes) et ridicule (du mariage aux briefings en passant par le Pont de la rivière Kwai), ces tribulations sont humaines, et donc émouvantes, bien que minables.

  32. Atlantide - (5,5) est le 2ème Disney de l'année et n'arrive pas à la hauteur du délirant Kuzco. Piochant un peu partout et particulièrement chez Jules Verne et Hideaki Anno, cet Atlantide est le nième remake des Indiana Jones de l'année 2001. Pas plus mauvais que les autres, mais pas meilleur, loin s'en faut, ce dessin animé a un avantage (pas de chanson idiote) et une foultitude de problèmes qui font pencher la balance en sa défaveur. Soyez originaux, Messieurs de Disney, vous l'avez prouvé avec Kuzco... Sachant qu'aucun des 2 n'ont eu de réel succès, produisez d'autres délires à la Kuzco !!!

  33. The Score - (5,5) permet à Edward Norton de poursuivre son sans-faute cinématographique, tour à tour diminué et manipulateur. Par contre, Robert de Niro devrait chercher à se renouveler car à se cantonner à des rôles de maffieux et de voleurs (où il est impec' , certes), on ne retrouve plus la griffe de ce grand acteur double oscarisé dans les années 70, comme si plus personne ne lui offrait de vrais rôles et qu'il s'en fichait... Le film est par contre une abomination pour Marlon "Bouffie" Brando qui n'est plus, depuis longtemps, l'ombre de sa légende (osez me citer un personnage intéressant depuis 20 ans à l'exception du psy de Don Juan DeMarco). Soit il se retire, soit il s'investit vraiment en perdant un bon quintal ! Quant au film, le casse de ce nouveau siècle montre que Papy Niro n'est pas encore sénile et que Jeunot Norton devra encore courir un peu pour le rouler. Du classique, en somme, mais pas désagréable.

  34. Final Fantasy - (5,5) est beau, réaliste, sans happy end, mais sans émotion ce qui gâche un peu sa vision. Sa principale qualité est hélas son plus grand défaut : à vouloir faire "vrai" à tout prix, pourquoi n'avoir pas engager de vrais acteurs pour faire la même chose ? Cela aurait coûter moins cher et aurait pu insuffler un supplément d'âme qui rend le cinéma inimitable. Comme la vie, peut-être.
    Au final, il semble que la volonté "d'être" l'est emportée sur toute autre considération, comme celui du scénario, prévisible. Dommage.

  35. Belphégor - (5,5) offre un éclairage original d'une série télé culte française. Après les multiples bavures et massacres des séries américaines, les Français montrent que l'on peut adapter sans (trop) trahir. Le Cocorico étant lancé, il faut toutefois être honnête sur cette version de Belphégor : elle ne casse quand même pas trois pattes à un canard. Si Frédéric Diefenthal, Michel Serrault et Sophie Marceau s'en sortent avec les honneurs, la fin du scénario est ratée laissant certes une impression agréable, mais aussi un sentiment de foutage de poire avariée.

  36. Highlander Endgame - (5,5) n'est pas le plus mauvais des épisodes de la série télé, ni de la série ciné (là, ce n'était pas difficile grâce au numéros 2 et 3). Malheureusement, de nombreuses fautes de goût perturbent le scénario : entre un méchant aussi charismatique qu'une pompe à vélo psychotique ou l'intervention anecdotique des Guetteurs (devenus stupidement par traduction les Veilleurs) et de Methos (dont la voix doublée n'est plus celle de la série) ou Joe Dawson, voire Christophe Lambert qui est peut-être immortel mais a pris un sérieux coup de vieux, cet ultime épisode de l'Ere Connor présente de trop nombreux Quickening spectaculaires (appelés débilement "Résurrections") pour prétendre avoir un vrai scénario. Mais bon, nostalgie quand tu nous tiens... la série télé me manque assurément.
    Dernière niaiserie de ce volume : l'absence de l'unique femme de la vie de Duncan digne de ce nom, Amanda, remplacée fadement par Faith... Heureusement qu'il ne pourra en rester qu'une : Amanda.

  37. Chaos - (5,5) a le mérite de présenter des personnages attachants ou repoussants par leurs travers (remarquable Catherine Frot face à ses crétins de fils et de mari, éblouissante ) mais le côté moraliste et le choix de l'image DV finissent par me réduire mon plaisir. A vous de voir, donc.

  38. Le Petit Poucet - (5,5) est graphiquement plaisant, bien que largement ciblée pour les plus jeunes (comme si Olivier Dahan s'était retenu). Sa relecture du conte de Perrault permet une redécouverte de notre enfance (l'Ogre est aussi terrifiant que dans nos souvenirs) malgré une petite entorse à la version originale (happy happy happy end...). A voir avec des petites têtes blondes, pour se dédouaner au guichet.

  39. Les âmes fortes - (5,5) est la preuve en image que la vengeance d'une femme est implacable. Si la forme demeure classique (on a connu Raul Ruiz plus imaginatif), cette clôture de Cannes offre à Frédéric Diefenthal la possibilité de montrer une nouvelle facette de son talent et surtout à Laetitia Casta un vrai personnage. Sa vision de Thérèse est, de façon étonnante, crédible, émouvante et implacable.
    Par contre, Arielle Dombasle et John Malkovitch ne sont guère aidés par le choix du réalisateur qui les fait passer pour des êtres factices et sans saveur. Dommage pour eux...

  40. Ma femme est une actrice - (5,5) est le prolongement d'un court métrage sur le même thème qu'Yvan Attal avait tourné en 1998. Sur 5 minutes, le scénario était un pur plaisir, mais allongé sur 95 minutes, le résultat devient fade (en dépit d'une Charlotte lumineuse). Peut-être parce qu'Attal couple son histoire avec celle d'une sœur enceinte, s'éloignant du fond de son film. Au final, bancal, ma femme est une actrice a un goût de gâchis. Dommage.

  41. Traffic - (5,5) a une structure à la Short cuts pour l'enchevêtrement des histoires et la qualité des interprétations, une réalisation à l'épaule pour faire plus reportage que film et une fin à la Tout finira bien au pays de l'oncle Sam un peu trop moraliste pour être vraiment honnête. Le tout ressemble à Gloubi-Goulba parfois indigeste mais non nécessairement inutile.

  42. Sous le sable - (5,5) a comme principale qualité d'être divinement interprété par Charlotte Rampling et surtout par Bruno Cremer. Malheureusement, l'histoire en elle-même m'a laissé totalement indifférent... ce qui, convenez en, n'est pas le but recherché par François Ozon.

  43. Blow - (5) n'apporte rien à l'aura de Johnny Depp, mais l'inverse n'est pas vrai. En effet, si cette nième descente dans le monde des trafiquants est par trop lisse, la présence habitée de Depp permet au spectateur de ne pas s'ennuyer totalement (ce qui n'est pas le cas de la présence de Penelope Cruz). Mais il ne faudrait pas trop en ajouter...

  44. Un jeu d'enfants - (5) est un film français fantastique (enfin, apparenté au genre), ce qui est suffisamment rare pour le souligner. Malheureusement, le résultat est par trop inégal, ne parvenant à ses fins qu'à de trop rares moments (lorsque Charles Berling règle son compte à un collègue, par exemple). Et pourtant, le casting familial était idéal (Karin Viard est parfaite - pléonasme - et les 2 enfants sont à la fois inquiétants et normaux). Mais les autres personnages ont été sacrifiés (la belle-mère n'apporte rien, dégageant rapidement en vacances à Biarritz, la nounou se suicide sans autres raisons que sa solitude parisienne et il vaut mieux ne pas évoquer les Worms pour ne pas nous fâcher avec le scénariste).
    Au final, le malaise n'est pas bien grand et la peur n'est pas là. Dommage.

  45. Moulin Rouge - (4,5) est la grosse déception de cette rentrée : il y a déjà peu de comédies musicales qui sortent en salles, alors pourquoi surcharger le ton par un tel montage, digne de Michael Bay épileptique ? Bien sûr que les scènes chantées sont sympathiques (mais je rappelle que je suis un amateur), mais le scénario tient à peine sur un demi-grain de riz, ce qui est gênant. Evidemment Nicole Kidman est craquante mais sa mort provoque autant d'émotion et de tristesse que celle d'un moustique. Gâchis, gâchis ...

  46. Le baiser mortel du Dragon - (4) est une nouvelle production du studio Europa, co-dirigé par Besson, qui en est aussi le scénariste et parfois l'inspiration dans la mise en images. Si ses thèmes de prédilection sont présents, il abuse, une nouvelle fois, après l'inoubliable Léon, les Taxi et Yamakasi d'une certaine vision peu (!!!) flatteuse de la Police. Sans vouloir faire la fine bouche, il serait temps de trouver une nouvelle idée pour ses scénarios...
    Un bonheur n'arrivant jamais seul, Tcheky Karyo semble, quant à lui, bloqué sur la position "je suis un vrai méchant sans foi ni loi" depuis une dizaine d'années et à part s'autocaricaturer, il ne parvient une fois de plus qu'à brasser du vent. Paresseux, il nous fait d'ailleurs un mixe piteux entre son personnage de flic du Doberman et celui de truand de Bad Boys...
    Malheureusement pour nous, Jet Li et (surtout !) Bridget Fonda demeurent épatants et sincères au milieu de cette mélasse (cette dernière n'ayant pas été si bonne depuis... depuis TRES longtemps), ce qui gâche un peu le goût du navet. Au final, quelques bonnes scènes de combats et un peu d'émotion noyées dans du gloubi-goulba grand guignolesque. Dommage.

  47. Comme chiens et chats - (4) s'adresse clairement à un public (très très) jeune et confirme à tous ceux qui ne le sauraient pas encore que les chats sont de sacrés saloperies. Un bon programme, donc.

  48. Opération Espadon - (4) prouve que le Hacker est super-fort au cinéma (même si on ne comprend rien à son intérêt à faire des vers représentés en 3 D) mais bon à rien pour la justice de son pays qui l'empêche de s'épanouir avec sa petite fille (laissée à sa mère héroïnomane et actrice de porno... - sans jugement de valeur de ma part), que les membres de la CIA sont super-forts pour éliminer les méchants mais bons à rien pour prendre un bus en vol, que Tarantino est super-fort pour avoir vu un reste de talent -à juste titre, malgré tout- dans le héros de Battlefield Earth tout court, que l'on peut être super-fort pour filmer les explosions d'otages mais bon à rien pour choisir un scénario (Rappelez-vous qui avait déjà filmé 60 secondes chrono l'année dernière). Au final, ce n'est pas une daube, mais il s'en faut de peu... sans parler du final absolument pas prévisible... Non, je rigole.

  49. Jurassic Park 3 - (4) est décevant : si 2 personnages du premier opus sont plutôt intelligemment remis dans la course aux vilains dinos, on sait dès le départ comme s'achèvera ce voyage et qui y survivra (Faites vos jeux, mesdames et messieurs, j'ai dans ma besace 2 paléontologues -dont un habitué de la maison-, un couple divorcé parti à la recherche de leur fils, un beau-père et 3 mercenaires... Qui n'y survivra pas ? Et surtout, ne croyez pas Sam Neil qui prévient l'heureux couple en voyage qu'ils n'y survivront sans doute pas...). Plus cousu de fil blanc, on ne fait pas mieux. Mais, ce n'est pas pour cela qu'on va voir ce film, c'est pour les bébêtes. Et il faut dire qu'on est servi (Dinosaure est passé par là !). Il est loin le temps où on s'intéressait aux végétariens et aux dinos sympas. Maintenant, seuls les psychopathes qui peuvent vous éviscérer en 2 temps 3 mouvements sont mis en avant. Il faut de l'efficacité, non de la féerie. Ceci explique sans doute pourquoi le film perd 25 minutes sur ses prédécesseurs et nous laisse finalement une image décevante.

  50. Le Placard - (4) est certes amusant, mais le rire n'est pas aussi présent que lors des dernières réalisations de Veber, car l'objectif du réalisateur n'était pas uniquement là. A partir d'un thème de société, il a ciselé une étude de mœurs plus subtile que comique, s'entourant d'une équipe de comédiens de talent (autour d'un Auteuil fidèle à lui-même et d'un Depardieu qui retrouve enfin un rôle à sa taille, Michel Aumont est tout bonnement humain). Hélas, les fous-rire de Francis Huster m'ont manqué.

  51. Evolution - (4) n'ajoute rien aux talents d'Ivan Reitman et David Duchovny. L'histoire sans être totalement inintéressante souffre de 2 défauts majeurs : le scénario provient d'une photocopieuse en panne et les effets spéciaux (sensés crédibiliser ce film) sont aussi réussis que les dessins animés japonais du début de années 80. Alors au final, si le film divertit pendant les 1h42 de sa durée (ce qui n'est déjà pas si mal), on ne retient que les performances de Julianne Moore (franchement plus sympa que dans le navrissime Hannibal mais moins éblouissante que dans le Mari idéal) et d'Orlando Jones (élément comique du film qui a droit à tous les moments forts d'Evolution comme l'extraction douloureuse d'un moustique alien).

  52. The Pledge - (3,5) est un mauvais polar sur l'échec et les rendez-vous manqués. Jack Nicholson est sublime mais il s'escrime en vain au cœur d'un univers poisseux et, parfois, déplacé. L'œuvre de Dürenmat est à redécouvrir... et c'est le principal intérêt de ce film.

  53. Training Day - (3) montre qu'un bon acteur ne peut pas toujours sauver un scénario minable.

  54. Scary Movie 2 - (3) est descendu (à juste titre) par la critique car on sent bien trop qu'il a été fini à la dernière minute. Interdit (!!!) au moins de 12 ans, il est scato, vulgaire et explicite. Outrancier, certains gags demeurent excellents (la parodie de Charlie et ses drôles de Dames ou la cuisine selon le maître d'Hôtel, par exemple). Seulement, tout semble avoir été tourné dans l'urgence (des effets spéciaux ultra cheap) et cela finit par être gonflant. Dommage, car ma prédiction sur le retour de l'héroïne était prématurée... Le 3 est déjà prévu.

  55. Mortelle Saint Valentin - (3) n'est pas une parodie à la Scream des Slashers movies. Bien au contraire, il se prend au sérieux et ne convainc personne de ses qualités (même l'experte en physique nucléaire Denise Richards est en petite forme). Seule l'imagination du tueur est à noter puisqu'en plus des classiques couteau, hache, revolver, on a droit à l'utilisation de flèches, de la perceuse, du jacuzzi, du fer à repasser et de la porte vitrée. Sans réel suspens sur la fin (il ne reste pratiquement plus personne), le film s'achève sur une possibilité de suite en cas de succès. Donc en conclusion, vous savez ce qu'il vous reste à faire pour nous éviter ça.

  56. Intuitions - (3) n'est pas une grosse daube, mais un film raté du génial Sam Raimi. Si on déteste VRAIMENT Keanu Reeves (mais, c'est si facile devant un personnage haïssable qui frappe son épouse et menace des enfants), on ne croit pas un instant en Cate Blanchett, par trop fragile, par trop démunie par ses visions... Il faut dire que, depuis quelques années, on est devenu très exigeant envers le surnaturel, la télé ayant ratissé suffisamment large depuis la naissance de X-files. Ce pari-ci n'est pas rempli. Loin s'en faut...

  57. H-S - (3) offre quelques bonnes scènes (notamment la voisine de chambre d'hôpital de l'épouse de Dieudonné), mais cela ne suffit pas à réussir une comédie.

  58. Le Mexicain - (2,5) n'offre pas à Brad Pitt et à Julia Roberts un écrin digne de leurs talents. Loin s'en faut. Vain, sans originalité, on se demande vraiment ce qu'ils sont allés faire dans cette galère.

  59. Yamakasi - (2,5) permet à l'amateur de l'Almanach Vermot de se faire plaisir par des vannes du type "Y'a des mecs assis qui ne le restent pas longtemps", mais moi amateur de cinéma, le film ne m'a pas emballé. Du tout.

  60. Mon beau-père et moi - (2,5) est un film potache, où aucune situation gaguesque ne nous est épargnée. Hélas, à force d'en ajouter, le film sombre dans le n'importe quoi transformant Robert De Niro en un vilain cabot et sous-employant Ben Stiller qui a déjà été bien plus brillant (Singles par exemple). Et en plus, l'un des héros est un chat.

  61. Dracula 2001 - (2) est une vaste fumisterie et tromperie. En effet, si vous croyez aller voir un film, vous vous trompez puisque ce n'est qu'une publicité de 1h40 Pour Virgin. Malheureusement, si le budget a été important (?), rien n'a été versé au scénariste. A quoi bon payer un absent ? Par contre, quitte à faire une parodie, autant assumer jusqu'ou bout ses (mauvais) choix... et décider d'engager Leslie Nielsen pour sauver cette pitoyable daube. Wes Craven ne l'a pas fait et a laissé Patrick Lussier faire mumuse avec...
    Avec quoi, au fait ? Pas avec la direction d'acteurs puisqu'ils font à peu près n'importe quoi sans conviction. Ni avec les effets spéciaux car ils ont du être fait par un aveugle devant un ordinateur éteint.
    Donc un bon vrai nanard pour ados qui préfèreront regarder Buffy à la télé plutôt que payer 45 francs pour le néant.

  62. Hannibal - (2) n'a aucun intérêt. Non seulement certaines scènes vulgaires dans leur volonté de choquer (mangez-en qu'ils disaient) auraient dû faire interdire ce film au moins de 16 ans, mais cette suite du cultissime Silence des Agneaux ne fait absolument pas peur. Si Sir Hopkins cabotine convenablement, on ne retrouve ni la grâce de Jodie Foster, ni la perversité de l'amour naissant entre les 2 protagonistes (dont le roman faisait sa seule excuse). Franchement, fallait-il vraiment attendre 10 ans pour cela ?

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