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Never Let me down Again

Andrew Fletcher, Martin Gore, Vince Clark et Dave Gahan - 152 Ko Basildon dans l'Essex, à une demi-heure de train de Londres, est une ville nouvelle typique : briques rouges, propreté, espaces pour caser 180000 habitants. Pour parer le manque d'animation et la montée du chômage des années 70, 4 compères - Vince Clark, Andrew Fletcher, Dave Gahan et Martin Gore - jouent des synthés pour amuser la galerie. Ayant pris le nom d'un magazine français, ils sont remarqués par un jeune DJ, Steevo, qui prépare un album de formations synthétiques inconnues.

Ce sera Some Bizarre Album qui sort début 81 et révèle Softcell, The The ou Blancmange. Leur participation, intitulée Photographic, peut sembler maintenant désuète, mais leur ouvre les portes de Mute (qu'ils ne quitteront jamais). Si Dreaming of Me ne révolutionne pas les charts (57e en Avril 81), New Life frôle le Top 10 qu'atteint Just can't get enough. S'en suit leur premier album Speak and Spell à l'Automne avec 9 compositions de Clark et 2 de Gore. Martin Gore, Vince Clark, Andrew Fletcher et Dave Gahan - 92,6 Ko

Martin Gore, Andrew Fletcher, Alan Wilder et Dave Gahan - 25,8 Ko Cette notoriété toute neuve n'est pas entièrement du goût de l'aîné, Vince Clark. Il fait savoir, dés le mois d'Octobre, son intention de quitter DM. Afin d'assurer la tournée US début 82, le groupe recrute par petites annonces dans le "Melody Maker" un nouveau membre, Alan Wilder. Il restera un an comme intérimaire, ne devenant membre à part entière qu'au printemps 83 avec Get the Balance right.

Gore reprend le flambeau de l'écriture et si See you et The Meaning of Love ne surprennent pas, ils ne déçoivent pas non plus. La mutation a pu se faire sans trop de casse. A Broken Frame (82) et Construction Time Again (83) précédent l'album de la consécration Some Great Reward (84) et le début des tournées géantes. Alan Wilder, Martin Gore, Dave Gahan et Andrew Fletcher - 59,8 Ko

Alan Wilder, Martin Gore, Andrew Fletcher et Dave Gahan - 66,7 Ko 85 leur permet de souffler (un peu) avec la sortie de 2 simples (Shake the Disease et It's called a Heart) et d'une compilation? The Singles 81-85, chaque membre vaquant à des projets personnels (Martin s'installe à Berlin, Alan s'occupe de son second projet solo Hydrology sous le nom de Recoil, ...).

86 débute par la sortie de Stripped/But not Tonight prélude au nouvel opus Black Celebration. A Question of Lust remet les choses en place du côté des charts mondiaux et le band se lance dans leur 6e production Music for the Masses (87). Leur tournée mondiale s'achèvera en apothéose par le concert au Rose Bowl de Pasadena (donnant naissance à leur premier live 101 - 89) et 70000 personnes reprenant en chœur "Every Thing counts in large Amounts". Andrew Fletcher, Martin Gore, Dave Gahan et Alan Wilder - 41,5 Ko

Dave Gahan, Martin Gore, Andrew Fletcher et Alan Wilder - 42,4 Ko Violator (90) les amènera pour leur plus longue tournée (prés de 20 mois!), connaîtra leur plus grand succès commercial (notamment aux States) et leur nécessitera prés de 2 ans de break pour qu'ils s'en remettent. Alan en profitera pour s'occuper du 3e volet de Recoil, Bloodline (92). Leur seule réelle création commune sera Death's Song que l'on peut retrouver sur la BO du film de Wim Wenders Jusqu'au bout du Monde (1991).

Leur 8e opus, Songs of Faith and Devotion, (suivi peu après par leurs versions live) ne rassure guère en cette année 93. D'autant plus que le groupe ne semble pas s'être remis de la dernière tournée. En dépit du bon sens, ils s'envolent vers 18 mois de concerts dans des stades de plus en plus grands, perdant largement le sens des réalités : Dave sombre dans la drogue, Alan quitte le groupe, en Juin 95, déclarant qu'il ne se sent pas assez reconnu comme auteur au sein du groupe et Martin se demande à quoi bon... Martin Gore, Andrew Fletcher, Dave Gahan et Alan Wilder - 244,5 Ko

Martin Gore, Dave Gahan et Andrew Fletcher - 86,2 Ko Après 4 ans de silence radio, leur 9e album, Ultra, est dans les bacs à l'Automne 97. Les diverses interviews nous inquiètent alors sur le devenir scénique des DM. L'excès de drogues nuisant gravement aux cordes vocales, Dave doit prendre des cours de chants pour rebâtir la sienne. Après quelques mois d'efforts acharnés, DM peut repartir en tournée début Juillet 98.

En parallèle, sortent leur seconde compilation, The Singles 86 - 98, future première place du Top 50, qui devient le 12e album d'affilé à atteindre le Top 5 outre-manche, doublée par un album hommage, For the Masses, auquel participent The Smashing Pumpkins, The Cure ou Rammstein (et leur incroyable reprise de Stripped). La tournée s'achève après 6 mois le 22 Décembre et permet au trio de prendre une année quasi-sabbatique. Andrew Fletcher et Martin Gore, Dave Gahan - 53,2 Ko

Martin Gore, Andrew Fletcher et Dave Gahan - 55,3 Ko En 1999, Dave épouse en 3es noces Jennifer Sklias, avec laquelle il a, la même année, une fille, Stella. Martin, quant à lui, reçoit l'International Achievement Award pour ses chansons. Puis, ils retournent en studio, sous la houlette du producteur de Björk, Mark Bell. Le 23 Avril 2001 sort Dream On, premier extrait d'Exciter. Si celui-ci ne rencontre pas un grand succès, il n'en est pas de même pour leur tournée qui remplit les stades partout dans le monde et qui nous offre leur meilleur DVD live, One Night in Paris.

2003 est l'année des projets personnels : Dave Gahan écrit son premier album, Paper Monsters, tout en s'offrant sa première tournée solo; Martin Gore donne une suite à Counterfeit (1989), Counterfeit ²; et Andrew Fletcher crée son propre label, Toast Hawaii. Mute occupe le terrain en sortant en 2004 le DVD de la tournée 1993, Devotional, et une compilation de Remixes (plus ou moins indispensables). Dave Gahan, Martin Gore et Andrew Fletcher - 230,5 Ko

Depeche Mode en concert - 17,4 Ko Le retour des DM ne s'effectue pas dans la plus grande sérénité, Dave ayant dû batailler ferme pour pouvoir signer 3 titres du nouvel album, Playing the Angel. Celui-ci sort le 17 Octobre 2005, après 10 mois de gestation. Son premier extrait, Precious, inspiré du divorce de Martin avec Suzanne Boisvert, précède leur nouvelle tournée mondiale, Touring the Angel. 2006 les voit se balader du Mexique à la Roumanie, en passant par l'Italie où sera tourné leur nouveau DVD live, Live in Milan. Leurs albums ressortent en éditions luxe SACD, précédant un Best of en deux volumes.

Après 123 dates dans 33 pays, "Touring the Angel" est la plus grande tournée jamais effectuée par le groupe, qui en sort épuisé. Chacun retourne alors à des projets solos (Martin gère son sevrage d'alcool, Andrew s'occupe de sa famille et Dave sort son 2nd album personnel, Hourglass). En Mai 2008, DM retourne en studio sous la houlette de Ben Hiller. Lors d'une conférence de presse à l'Olympiastadion de Berlin le 6 Octobre 2008, DM annonce que sa prochaine tournée, "Tour of the Universe", s'effectuera dans des stades, commençant par le Rockhall de Luxembourg en Mai 2009. Andrew Fletcher, Dave Gahan et Martin Gore -  67,6 Ko

Martin Gore, Dave Gahan et Andrew Fletcher - 146 Ko Le single Wrong paraît, en téléchargement légal, le 21 Février 2009 et en Cd, le 6 Avril 2009, soit 15 jours avant l'album Sounds of the Universe. Comportant 13 titres (10 composés par Martin et 3 par Dave), ce 12e opus se classe en tête des charts d'une vingtaine de pays (de la Turquie aux Etats Unis) et dans le top 3 d'une vingtaine d'autres (comme la France ou l'Angleterre). La tournée Tour of the Universe, débutée en Mai 2009, sera marquée par quelques annulations liées à une gastro-entérite et à une blessure de Gahan, la participation inattendue d'Alan Wilder à un titre lors d'un concert de charité au Royal Albert Hall de Londres en Février 2010 et d'un live plutôt décevant. Pour fêter leur 30 ans, le groupe sort un triple Cd compilation, Remixes 2 81-11, où officient entre autres Clark et Wilder.

Le duo Gahan - Gore s'investit alors dans des projets plus personnels, le premier coécrivant le 4e album des Soulseavers, The Light The Dead See alors que le 2nd retrouve Vince Clark sur leur album techno Ssss, signé par leurs initiales VCMG. Puis, au printemps 2012, le trio se rejoint à Santa Barbara (Californie - EU) afin de se lancer dans l'enregistrement de leur nouvel opus, Delta Machine. Le groupe officialise la sortie de leur 13e opus pour Mars 2013 suivie d'une nouvelle tournée mondiale lors d'une conférence de presse à Paris le 23 Octobre 2012. Celle-ci débute le 4 Mai 2013 à Nice pour s'achever en Russie le 7 Mars 2014. Andrew Fletcher, Dave Gahan et Martin Gore -  78 Ko

Martin Gore, Dave Gahan, Christian Eigner, Peter Gordeno et Andrew Fletcher - 200,9 Ko En parallèle, ils remportent le trophée du Meilleur Groupe International aux ECHO Awards allemands et annoncent la mise en stand-by du groupe. En parallèle, ils annoncent que les concerts de l'O2 World de Berlin des 25 et 27 Novembre 2013 ont été l'objet d'une captation sous la houlette d'Anton Corbijn. Le Dvd Live in Berlin sort le 17 Novembre 2014, épaulé par la vidéo de Should Be Higher. Alors qu'Andrew Fletcher n'annonce aucun retour en studio avant 2016, Dave Gahan rejoint les Soulsavers pour l'enregistrement de leur 5e album, TBA, et Martin Gore profite de sa nouvelle épouse, Kerrilee Kaski danseuse, artiste de cirque et de 19 ans sa cadette, tout en préparant un nouvel album solo et instrumental, MG, publié le 27 Avril 2015.
Lors d'un webcast avec Rob Bell le 25 Janvier 2016, Gore annonce le retour du trio en studio à partir d'Avril pour l'enregistrement de leur 14e album, une partie des titres ayant déjà été écrits par lui et Gahan. Le duo résidant aux États Unis voit ses créations marquées par l'élection de Trump, Gahan reconnaissant même que si Spirit n'était pas "un album politique, [..] c'e[tait] clairement un album sur l'humanité et notre place sur Terre". Pour concrétiser leurs idées, ils font appel au producteur James Ford, qui s'est fait une réputation grâce aux opus de Florence and the Machine ou Arctic Monkeys. Précédé par la réédition vidéo de leurs clips en Novembre 2016, le single Where's the Revolution est publiée le 3 Février 2017, un mois avant la sortie de Spirit. Si celui débute 1er en France et 5e Outre-manche et Outre-Atlantique, il chute rapidement malgré d'excellentes critiques. En parallèle, le Global Spirit Tour est annoncé avec une centaine de dates en Europe et dans les différentes Amériques, de Mai 2017 à Mars 2018, laissant augurer l'arrivée d'un futur live réussi cette fois. Martin Gore, Dave Gahan et Andrew Fletcher - 262,6 Ko



Quelques titres intéressants ...


Les extraits musicaux (de 24 à 47 secondes) ne sont que des illustrations du génie des Depeche Mode et doivent être effacés de votre ordinateur après écoute. Ils sont copyrightés par Mute, Columbia Records et Sony Music.
Pochette de Speak & Spell
MP 3  Ra
(905 Ko)  (310 Ko)
Speak and Spell est passablement dépassé, mettant en avant les synthétiseurs et autres boîtes à rythmes caractéristiques de la New Wave. Si New Life ou Nodisco en sont les représentants les plus symptomatiques, seul Just can't get enough (voire Photographic) semble encore audible maintenant, de par l'énergie déployée par Dave Gahan en concert sur ce titre.

Pochette de A Broken Frame
MP 3  Ra
(790 Ko)  (280 Ko)
A broken Frame ne démérite pas tant que cela malgré des critiques encore vives ("limite de la fadeur, terne dans sa mélancolie" - Rock & Folk). En effet, les premières mélodies de Martin Gore sont davantage intemporelles que celles de Vince Clark, mettant plus nettement en relief l'interprétation de Dave. Ainsi, Leaving in Silence, See you, Satellite, Shouldn't have done that ou The Sun & the Rainfall peuvent être mis en avant sans honte.

Pochette de Construction Time Again
MP 3  Ra
(990 Ko)  (339 Ko)
Construction Time Again recèle la première perle de DM : Everything counts (je vous conseille aussi la version maxi ;-). Hélas, l'ensemble se démarque par une approche "industrielle" assez voisine des Einstürzende Neubauten, groupe qui n'a jamais eu mes faveurs. Donc un album à (pratiquement) oublier.

Pochette de Some Great Reward
MP 3  Ra
(1,08 Mo)  (383 Ko)
Some great Reward est l'album des tubes comme People are People ou Master and Servant. Je leur préfère Something to do, Blasphemous Rumours ou Lie to me ("Come on and lie to me, tell me you love me, say i'm the only one..."). Un grand album dont le succès est largement mérité.

Pochette de The Singles 81 - 85
MP 3  Ra
(909 Ko)  (311 Ko)
The Singles 81 - 85 ferme les bans d'une période, n'offrant que deux inédits, Shake the Disease et It's called a Heart. Il est à noter qu'il existe 2 versions de cet album. En effet, aux States et au Japon, une telle compilation était sortie en 84 sous la bannière People are People pour capitaliser sur le succès de la chanson...

Pochette de Black Celebration
MP 3  Ra
(843 Ko)  (295 Ko)
Black Celebration présente un visage très sombre de DM et des créations de M.L.Gore. TOUT est excellent, Gahan et Gore se partageant équitablement les titres (et/ou tubes, notamment en concert, comme les balades A Question of Lust et Sometimes pour ce dernier). Quant à moi, car il faut bien faire un choix, je vous conseille tout particulièrement It doesn't matter two, Stripped, Here is the House et New Dress.

Pochette de Music for the Masses
MP 3  Ra
(1,03 Mo)  (369 Ko)
Music for the Masses s'ouvre sur un des grands monuments des DM, Never let me down again, poursuit par The Things you said et continue par le single Strangelove, soit trois titres puissants démontrant l'éclectisme de l'œuvre de M.L.Gore. Bien que le reste ne demeure pas à ce niveau d'excellence, on peut toutefois (re)découvrir I want you now, l'instrumental Agent Orange ou le Twin Peaksien Spanish Taster.

Pochette de 101
MP 3  Ra
(922 Ko)  (324 Ko)
101 est le meilleur des live officiels des DM. Certes, il en existe des pas inintéressants officieux, mais ils sont dépassés depuis l'avènement du DVD avec les récents One Night in Paris - 2002 - leur meilleur concert filmé - ou Live in Milan - 2006. Incontestablement, DM est un groupe à voir en concert, ne serait-ce que pour la réinterprétation de leurs chansons. Si le CD 1 propose les magnifiés Sacred, Blasphemous Rumours, Stripped ou Things you said, le CD 2 demeure un enchaînement continu de morceaux de bravoures avec les exceptionnelles relectures live de People are people, Never let me down again (sublimé toutefois dans le DVD One Night in Paris) et Everything counts, repris par 70 000 spectateurs.

Pochette de Violator
MP 3  Ra
(0,99 Mo)  (355 Ko)
Violator est le MEILLEUR album des DM. Bien qu'il ne comporte que 9 titres, tous sont indispensables. Citons donc, pour mémoire, World in my Eyes, Halo, Waiting for the Night, le tube ultime Enjoy the Silence ou Clean, intriguant final de la seconde perle des DM.

Pochette de Songs of Faith and Devotion  Pochette de Songs of Faith and Devotion Live
MP 3  Ra
(806 Ko)  (280 Ko)
Songs of Faith and Devotion nous propose les plus que recommandables Walking in my Shoes, In your Room, One Caress ou Higher Love ainsi que de jolis clips du photographe - clippeur - multitalentueux Anton Corbijn censurés. Leurs versions live parues un an plus tard (et dans le DVD Devotional) permettent de revaloriser cet album final du quatuor, injustement mésestimé.

Pochette de Ultra
MP 3  Ra
(0,98 Mo)  (355 Ko)
Ultra marque le retour des DM après 4 ans d'errance et n'est pas le plus évident de leurs albums. Loin d'être évident, il faut de (très) nombreuses écoutes pour parvenir à l'apprécier. Pour ma part, je vous suggère the Love Thieves, les tubesques It's no good ou Useless, ainsi que la ballade The Bottom Line caractéristique de l'évolution vocale de Dave Gahan.

Pochette des Singles 86 - 98
MP 3  Ra
(568 Ko)  (207 Ko)
The Singles 86 - 98 reprend là où s'était arrêtée leur première compilation, The Singles 81-85. Un seul morceau original, le brillant Only when I lose myself, vient récompenser le fan.

Pochette d'Exciter
MP 3  Ra
(776 Ko)  (265 Ko)
Exciter marque clairement le renouveau musical de DM. En effet, Martin Gore y délaisse les synthés pour la guitare et cela change tout. Ainsi, le premier extrait, Dream On, est un "road-movie musical" qui déroute le public habituel. Qu'importe ! Sans se renier (When the body speaks, Freelove ou I feel loved en témoignent), Exciter prouve, à qui en doutait, que les DM ne sont pas morts.

Pochette des Remix 81 - 04
MP 3  Ra
(874 Ko)  (311 Ko)
Remixes 81 - 04 n'est hélas pas une triple compilation de leurs sublimes maxis édités au cours de leurs 23 ans d'existence. Néanmoins, certaines relectures modernes valent leur écoute : Enjoy the Silence (version 2004), I feel loved (Chambers Remix), Never let me down again (Split Mix), Strangelove (Blind Mix) et Useless (The Kruder and Dorfmeister Session).

Pochette de Playing the Angel
MP 3  Ra
(903 Ko)  (311 Ko)
Playing the Angel débute sur le superbe A Pain that i'm used to, mais a du mal à conserver ce niveau. Néanmoins, les (inutiles) luttes intestines n'ont pas épuisé la veine créative du trio. Ainsi, en plus du premier extrait Precious, je vous conseille tout particulièrement I want it all, Lilian et l'étrange The darkest Star.

Pochette de Sounds of the Universe
MP 3  Ra
(764 Ko)  (781 Ko)
Sounds of the Universe marque le retour des synthés qui furent la marque de fabrique de DM lors de 80's. D'un premier abord gênant, ce choix d'une nostalgie modernisée devient rapidement une excellente idée qui se bonifie à l'écoute répétée. Si In Chains, avec cette intro aux potards saturés, ne laisse pas un grand souvenir, Hole to feed (presque duo entre Martin et Dave) séduit rapidement à l'instar du 1er single, Wrong. Si Fragile Tension et Little Soul auraient pu se trouver sur Violator ou Peace, sur Black Celebration, le meilleur titre, In Sympathy, évoque tous les albums des débuts. Par la suite, l'instrumental Spacewalker, le Gahanien Miles Away ou Corrupt - aux accents Songs of ... - valent le détour. Au final, le meilleur album des DM depuis 15 ans.

Pochette de Remixes 2 - 81-11
MP 3  Ra
(602 Ko)  (922 Ko)
Remixes 2 offre 37 titres revisités par une 20aine de remixeurs plus ou moins inspirés. Si certaines relectures sont de vraies réussites (à l'image de Peace, épuré et réorchestré classiquement par Six Toes, l'hypnotique Lilian de Chab, le respectueux mais transformé Walking in my Shoes de Spirit Feel, le single choisi Personal Jesus de Star Gate - voire celle de Sie Medway-Smith qui clôt l'album - ou l'aérien I feel You de Mark Spike Stent), d'autres sont des trahisons à la limite de l'audible (Never let me down massacré par Daniel Miller vomitif mal de crâne ou maltraité par Eric Prydz, Corrupt portant bien son nom grâce à Efdemin, le dub-daubesque vision de World in my Eyes par François Kevorkian, l'inutile Tora ! Tora ! Tora ! désarticulé par Karlsson et Winnberg) ou n'apportent pas grand chose aux maxis originaux (Everything counts d'Oliver Huntemann ou l'ambiant Slow Blow de Darren Price qui n'a plus rien de DM, le quasi-identique Fly on the Windscreen de Gareth Jones ou la décevante vision de Behind the Wheel de Vince Clarke). Exercice de style vain ou modernisation réussie de l'œuvre des DM, mon cœur ne balance pas trop compte tenu des nombreux morceaux sympathiques de cette compilation, même si je reconnais que la gageure est surtout réelle sur des titres plus rares (comme l'Happiest Girl d'Alex Paterson, simplement immense, le si court Fragile Tension de Peter Bjorn & John, l'intrigant Ghost de Sie Medway-Smith et Ernest Saint Laurent avec sa guitare crescendo ou le très new wave Leave in Silence de Mark Stewart).

Pochette de Delta Machine
MP 3  Ra
(700 Ko)  (858 Ko)
Delta Machine est un retour aux sources synthétiques qui rappellera sans honte Violator et Songs of Faith and Devotion, sans pour autant être aussi évident à la première écoute. Mais rapidement, à l'instar du 1er extrait Heaven, la (presque) nonchalance (qui a dit Slow ?) ou l'autoréférence (Broken, l'un des 6 titres écrits par Dave Gahan et le meilleur de ce cru 2013) des morceaux séduisent. Il est alors difficile de mettre en avant un titre plus qu'un autre tant ce Delta a une cohérence d'ensemble. Néanmoins, Should be Higher (encore écrit par Gahan) pour son rythme hypnotique et la voix de Dave inattendue dans ces hauteurs, le sombrissime Alone, le "dansant" Soothe my Soul ou le Goodbye final laissent aisément leurs traces auditives. Notons que les 4 titres de l'édition Deluxe sont dans la même veine à l'instar du nostalgique Happens All The Time et le All That's Mine étonnant et en canon. Au final, si DM aura du mal à le défendre en tournée, compte tenu de l'absence de titre évident, cette Machine est un très bon album.

Pochette de Live in Berlin
MP 3  Ra
(757 Ko)  (1,12 Mo)
Live in Berlin a le défaut de son mérite. En effet, en choisissant de se redéfinir en proposant un concert 80's et ralenti, DM réorchestre (Should Be Higher ou Halo n'en sortent pas au mieux) ou choisit des titres plus que bof ! En débutant par Welcome to my World et Angel les pires titres de Delta Machine, le ton synthétique est donné. Dès lors, bien que cohérent, ce 1er CD laisse une impression de morne lassitude, absolument pas relevé par le raté The Child Inside, le larmoyant But not Tonight ou le pléonasme mollasson Heaven, desservi par l'accumulation retraite des cinquantenaires qui font cette fois leurs âges. Le 2nd CD minimise (un peu) cette mauvaise impression en débutant par le dynamique A Pain that I'm used to, les succès obligatoires (A Question of Time, Enjoy the Silence - un ton en dessous des versions récentes, Personal Jesus dont l'intro languissante de 3'30 laisse présager le pire avant l'explosion attendue). Le retour du solo de Martin Gore (Shake the Disease) nous replonge dans le coma. Si Dave Gahan tente de réveiller le public sur Just Can't get enough, il est trop tard pour l'auditeur malgré l'éternelle version live de Never let me down again - encore écourtée par rapport au live de Milan, infiniment plus jubilatoire que celle-ci. Au final, un Live de grabataires à oublier très vite.

Pochette de Spirit
MP 3  Ra
(742 Ko)  (968 Ko)
Spirit poursuit le chapitre Delta Machine lors des 2 premiers titres - Going Backwards et le single Where's the Revolution - plutôt réussis. Si la cohérence musicale s'établit rapidement, remixant les sonorités 90's (Poorman ou Fail) sans céder à la fausse modernité actuelle, il oublie un titre suffisamment fort pour satisfaire le primo-auditeur. En effet, aucun titre ne se découvre avec évidence, ne déclenchant aucun sourire jubilatoire. Evidemment, l'écoute n'est pas laborieuse, à l'instar des honnêtes Scum ou à So much Love, mais il manque la récompense entêtante que l'on attend avec impatience en concert. Un album (trop !) assagi qui n'apporte pas grand chose à la discographie de DM.


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