Bill Murray

Cinquième d'une lignée de 9 enfants (Brian, Nancy, Edward, Andy, John, Joel, Peggy et Laura), William James Murray voit le jour le 21 Septembre 1950 à Wilmette (Illinois - EU). Honnêtes représentants de la middle class américaine, ses parents, Edward et Lucille, élèvent leur progéniture avec rigueur et foi (une des filles Murray deviendra nonne). Naturellement, le petit William effectue toute sa scolarité chez les jésuites, où il se découvre des passions pour le sport et le théâtre. 76,6 Ko

14,6 Ko Après la mort de son père en 1967, il s'oriente vers des études médicales en intégrant une école préparatoire à Denver. Hélas, il en est rapidement renvoyé à la suite d'une arrestation pour possession de marijuana. Parce que son frère aîné, Brian, y participe, il rejoint la troupe d'improvisation de Chicago, Second City, où il côtoie et devient ami avec John Belushi et Harold Ramis. En duo avec Brian, il se retrouve aussi dans l'émission radio et le spectacle comique du National Lampoon.

La chance croise sa route quand il est engagé en 1976 pour remplacer le partant du Saturday night Live, Chevy Chase. Il y reste durant 4 saisons aux côtés de Steve Martin et des Blues Brothers et remporte un Emmy en tant que coscénariste du show. Après quelques figurations, Bill fait ses débuts cinématographiques grâce au duo Ivan Reitman - Harold Ramis. On le retrouve ainsi dans Arrête de ramer, t'es sur le sable et les Bleus (réalisés par Reitman et écrits par Ramis- 1979 & 1981) et le Golf en Folie (réalisé par Ramis et produit par Reitman - 1980) qui rencontrent outre-Atlantique le succès. 16 Ko

79,3 Ko Après son mariage en 1981 avec Margaret "Mickey" Kelley et la naissance de son premier fils, Homer, l'année suivante, il accepte un petit rôle aux côtés de Dustin Hoffman dans Tootsie (S.Pollack - 1982). En parallèle, il assouvit sa passion pour le sport en rejoignant le groupe Goldklang dont le but est de racheter (pour les sauver) des équipes de baseball (pas moins de 6 !) et en pratiquant avidement le golf. C'est à la suite de la mort de John Belushi qu'il se voit proposer un rôle dans S.O.S. Fantômes (I.Reitman - 1984) aux côtés de Sigourney Weaver, Dan Aykroyd et d'Harold Ramis.

Afin d'étendre sa palette d'acteur, il coécrit et joue dans le Fil du rasoir (J.Byrum - 1984). Hélas, c'est un échec public (6,6 millions de $ de recettes alors que les Ghostbusters engrangent plus de 238 millions !). La comédie lui valant de plus une nomination aux Golden Globes, il se met à douter de lui, multipliant les colères sur les plateaux et les mauvais choix (il refuse ainsi Rain man (B.Levinson - 1988)). Pour se ressourcer, il s'installe, pendant un an, à Paris où il suit notamment des cours à la Sorbonne. 36,2 Ko

175,8 Ko De retour aux Etats Unis, il fonde sa propre troupe d'improvisation théâtrale et joue les grands auteurs sur les scènes new-yorkaises. Après une participation amicale à la Petite boutique des horreurs (F.Oz -1986), il fait son grand retour dans Fantômes en fête (R.Donner - 1988) où il a pour la première fois ses 3 frères comme partenaires. Le clan Murray perd hélas la même année leur mère.

Après S.O.S. Fantômes II (I.Reitman - 1989), il joue, produit et réalise Quick Change (1990) avant de rejoindre Frank Oz pour Quoi de neuf Bob ? (1991). Si 1993 marque un tournant dans sa vie privée (sa liaison adultérine avec Jennifer Butler fait les gros titres lorsque celle-ci accouche de leur premier fils, Jackson), elle constitue une excellente année professionnelle. Ses performances dans un Jour sans fin (H.Ramis) et Mad, Dog and Glory (J.Mcnaughton) rencontrent le public et la critique. 59,1 Ko

41,4 Ko Entre son divorce en 1994 et son remariage en 1997, il devient un second rôle de luxe, jouant pour Tim Burton (Ed Wood - 1994), les frères Farrelly (Kingpin en 1996) ou John McNaughton (Sex Crimes - 1997). C'est Wes Anderson qui le replace sur le devant de la scène grâce à Rushmore (1998). Il reçoit de nombreux prix (les trophées des New York Films Critics Circle, National Society of Film Critics, Los Angeles Film Critics Association, Golden Satellite et Independant Spirit) et une seconde nomination aux Golden Globes.

Après l'adaptation cartoonesque de Charlie et ses drôles de dames (McG - 2000), il rejoint Sigourney Weaver dans une pièce Off-Broadway, les Gars avant de retrouver les frères Farrelly pour leur raté Osmosis Jones (2001) et Anderson pour la Famille Tenenbaum. Sofia Coppola lui offre alors l'écrin Lost in Translation (2003) qui lui vaut sa première nomination aux Oscar et les BAFTA et Golden Globes, entre autres, du Meilleur acteur. 42,1 Ko

40,9 Ko Après avoir prêté sa voix à l'incarnation live de Garfield (P.Hewitt - 2003 & 2006) et joué dans l'un des sketchs de Coffee and cigarettes (J.Jarmusch - 2003), il revisite avec Wes Anderson le commandant Cousteau dans la (ratée) Vie aquatique. Au printemps 2005, il a monté les marches du Festival de Cannes aux côtés de Jim Jarmusch pour Broken Flowers, avant de faire un break pour se reposer.

Il trouve toutefois le temps de participer à Adieu Cuba (A.Garcia - 2006) où il joue (presque) son propre personnage, À bord du Darjeeling Limited (W.Anderson - 2008) ou Max la Menace (P.Segal - 2008). Mais c'est devant les tribunaux qu'il passe le plus clair de son printemps 2008, sa 2nde épouse ayant demandé le divorce en raison de ses nombreuses coucheries et addictions (marijuana, alcool...). 247,7 Ko


Cette nouvelle rupture consommée, il revient au cinéma avec la Cité de l'ombre (G.Kenan - 2008) et Get Low (A.Schneider - 2009) avant de retrouver 2 fidèles metteurs en scène : Jim Jarmusch (The Limits of Control - 2009) et Wes Anderson (Fantastic Mister Fox - 2009).


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