7,3 Ko

Luc Besson

Bien que né à Paris, un 18 mars 1959, le petit Luc Besson n'a pratiquement pas vécu dans sa ville natale avant son 18ème anniversaire. Son enfance s'est en effet déroulée tout autour de la méditerranée, suivant ses parents, professeurs de plongée, au grès de leurs engagements. Tout naturellement, il développe un amour de la mer et une passion pour la plongée qu'il pratique assidûment entre les côtes de Grèce et celles de Yougoslavie. 60,4 Ko

31,8 Ko Ce rêve prend brutalement fin à 17 ans lorsqu'un grave accident de plongée l'amène à un hôpital marseillais. Un médecin lui apprend, alors, qu'il ne pourra plus jamais replonger. Son séjour durera 10 semaines, 10 longues semaines passées loin des siens - son père étant alors en Tunisie et sa mère en Corse.

Il passe sa convalescence à Paris, retournant sur les bancs du lycée, avec le peu d'intérêt qu'on suppose. Il les délaisse pour ceux plus enthousiasmants de la cinémathèque. Complexé par son inculture cinéphilique, il devient boulimique et se passionne pour tout ce qui a trait à l'image. 13 Ko

29 Ko Il a trouvé sa voie. Pour parfaire ses connaissances, il part 3 ans en Amérique, dénichant des petits boulots sur des productions plus ou moins importantes. Mais, la mère patrie se rappelle à lui en le ramenant sous les drapeaux. Son service militaire achevé, il est engagé comme stagiaire sur Loulou (M.Pialat - 1980) ou 2 Lions au soleil (C.Faraldo - 1980), second assistant sur les Bidasses aux grandes manœuvres (R.Delpart- 1981) ou réalisateur de seconde équipe sur le Grand Carnaval (A.Arcady - 1983).

Il réalise aussi de nombreux clips en 16 mm, lui permettant d'essayer diverses idées qu'il réutilisera lors de ses futurs films. C'est grâce à l'un d'eux, pour la chanson Voici, qu'il fait la connaissance de Pierre Jolivet avec lequel il se lie d'amitié. Ils fonderont les Films du Loup, qui produira son premier court-métrage, l'Avant-dernier (1981) déjà avec Jean Reno. 22,5 Ko

17,6 Ko Il leur faudra près de 2 ans pour réunir suffisamment d'argent afin que Besson ne réalise son premier long métrage, le Dernier combat. Celui-ci narre les aventures d'un petit groupe de survivants dans un monde décimé par un virus. Le peu de moyen est compensé par un imaginaire développé et un sens de la débrouille étonnant. Par exemple, faire parler les acteurs coûte trop cher. Pas de problème ! Besson imagine que le virus les a privés de la parole et le tour est joué...

Sorti en 1983, ce Dernier combat rafle une vingtaine de prix internationaux et fait de Besson un jeune réalisateur de 24 ans encensé par la critique, mais pas par le public. Le reste de sa carrière sera l'exact opposé de ce début.
Ce premier film est naturellement nominé aux César (comme toutes ses réalisations !), pour la meilleure première œuvre, mais repart bredouille (comme presque tous ses films !).
27,9 Ko

58 Ko En 1985, il réalise Subway avec Isabelle Adjani et Christophe Lambert. Cette love-story dans le métro parisien marque sa deuxième collaboration avec Eric Serra, qu'il a rencontré au début des années 80, et qui restera son compositeur attitré. Grâce à ce succès, il est nominé pour la première fois en tant que meilleur réalisateur aux César.

Il rencontre l'année suivante l'actrice Anne Parillaud, révélée dans Pour la peau d'un flic (A.Delon - 1981) avec Alain Delon et l'épouse la même année. En 1987, naît leur fille Juliette. C'est au cours de cette période heureuse qu'il se lance dans un projet qui lui tient à cœur depuis une dizaine d'années : l'adaptation de la vie du plongeur Jacques Mayol. 48,9 Ko

15,5 Ko Il a découvert ce champion d'exception en Grèce et avait écrit alors une histoire le mettant en scène. Il le rencontre en 1987 et lance la production (avec sa compagnie devenue les Films du Dauphin) de ce qui va devenir le film d'une génération, celle du Grand bleu. Si le rôle-titre a longtemps collé à la peau de Jean-Marc Barr, la musique de Serra, vendue à 2 millions d'exemplaires, et le personnage d'Enzo joué par Réno ont aussi marqué l'imaginaire collectif.

Présenté en ouverture à Cannes, le film est éreinté par la critique, ce qui mettra fin durablement aux relations Besson - journalistes. 9 millions de spectateurs et une ressortie triomphale en version longue de 3 heures plus tard, le Grand Bleu devient un phénomène mondial (à l'exception des Etats Unis où le film est remonté pour s'achever sur un happy-end ridicule et la musique changée !!!) et est couronnée en France par 12 nominations aux César. 41,2 Ko

12 Ko Il écrit le rôle de Nikita (1990) pour son épouse, Anne Parillaud, à un moment où leurs relations s'étiolent. L'écrin utra-violent et désabusé qui en résulte lui vaudra le César 1991 de la meilleure actrice (et 2 nouvelles nominations pour rien pour Besson). Autres conséquences notoires, en plus d'un nouveau succès : d'une part, ce film, devenu le plus grand succès pour un film étranger de l'autre côté de l'Atlantique, donnera lieu à un remake ciné raté, Nom de code : Nina (J.Badham - 1993), et une adaptation télé sympathique (la Femme Nikita 1997-2001); d'autre part, le personnage du nettoyeur joué par... Mister Reno donnera la base du meilleur film de Besson, Léon.

A la suite de son divorce avec Anne Parillaud, il part autour du monde tourné un documentaire sur les océans et leurs occupants, Atlantis (1991), comme un prolongement logique à son Grand bleu. On le voit alors de plus en plus souvent avec Maïwenn LeBesco, avec laquelle il a une fille, Shana, en 1993. 31,9 Ko

17 Ko A nouveau heureux, il se lance dans ce qui va devenir son 5ème film : Léon. Celui sort en 1994 avec, pour la dernière fois, à l'affiche Jean Reno, lance la carrière de la jeune actrice Natalie Portman, accueille un nouveau venu dans la famille Besson en la personne de Gary Oldman et rencontre un nouveau succès.

Son sixième opus sera une adaptation très libre d'une histoire qu'il avait écrite à 16 ans : Saltman Bleiros. Avec l'appuis financier de la Gaumont, il se lance dans une film de science fiction, le 5ème élément (1997), budgété à 90 millions de dollars, avec Bruce Willis, Gary Oldman et une nouvelle venue, Milla Jovovich, modèle à ses heures, dont il tombe amoureux. L'univers crée est d'une richesse sans précédent pour un tel film, l'équipe créatrice ayant passée près d'un an à le mettre en place. 11 Ko

46,4 Ko Le résultat fait l'ouverture du 50ème festival de Cannes, attire 7,5 millions de spectateurs en France, est premier 2 semaines durant au box-office américain remportant, au final, plus de 260 millions de dollars dans le monde et vaut à Besson son premier (et toujours unique, à l'heure actuelle !) César de meilleur réalisateur. Ouf.

Il épouse son actrice en 1997 et lui écrit un second rôle marquant, celui de Jeanne d'Arc (1999). Le tournage est épique, ruinant leur mariage (ils divorceront en 1999), et le résultat est ce qu'il est... On aime ou non.
Epuisé physiquement, Besson, qui a toujours clamé qu'il ne tournerait que 10 films (Jeanne d'Arc est son huitième si on compte Atlantis), se met à produire davantage, confiant souvent les scénarios qu'il écrit à d'autres réalisateurs.
21,7 Ko

13,1 Ko Grâce au succès surprise de Taxi (G.Pirès - 1998), il met en place Europa, une structure de productions, qui offre une palette plus que large d'œuvres financées : entre les films pour djeuns comme Yamakasi (A.Zeitoun et J.Seri - 2001), les polars remuants tels que le Transporteur (L.Leterrier - 2002) et la franchise des Taxi (G.Krawczyk - 2000 & 2003), les comédies d'actions comme Wasabi (G.Krawczyk - 2001) ou Blanche (B.Bonvoisin - 2002), les films de Jet Li (le Baiser mortel du dragon (C.Nahon - 2001) et Danny the dog (L.Leterrier - 2004)), les adaptations de célébrités comme Fanfan (G.Krawczyk - 2003) ou Michel Vaillant (L-P.Couvelaire - 2003), on retrouve des films plus "aventureux" comme 15 Août (P.Alessandrin - 2001), Rires et châtiments (I.Doval - 2003) ou les Côtelettes (B.Blier - 2003), soit en tout une trentaine de films produits en 4 ans !

Cette boulimie productive se double d'une période amoureuse heureuse, puisque Besson partage sa vie depuis 2000 avec Virginie Sylla - qu'il épouse en Août 2004. Après le tournage express d'Angel-A (2005) qui, malgré la présence de Jamel Debbouze, ne trouve pas son public, il se lance dans l'adaptation de sa trilogie Arthur, partiellement animé en 3D. Le 1er opus sort à Noël 2006 et dépasse les 6,2 millions de spectateurs en France. Ayant retrouvé goût à la réalisation, il prévoit de se lancer dans une nouvelle adaptation (le personnage de Tardi, Adèle Blanc-Sec) à partir de 2011. 42,5 Ko

133 Ko Après le triomphe américain de Taken (P.Morel - 2008) devenu le plus grand succès français outre-atlantique, il dévoile sa Cité du cinéma en Juin 2009 implantée dans le quartier Pleyel de Saint-Denis pour un devis de 130 millions d'euros. Besson est bien le dernier Mogul du cinéma européen.


Retour à la page principale du film Léon



Les photos et les personnages de Léon sont la propriété de Luc Besson, Gaumont, les Films du Dauphin, Columbia et leurs ayant-droits. Leurs utilisations dans ces quelques pages n'ont aucun but lucratif. Bien au contraire, elles se veulent un réel hommage aux divers créateurs de ce film.